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Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
11
Né
14/07/1921
Lieu de naissance
La Celle-Saint-Cloud, Yvelines, France
Décédé
01/12/2001 (80 ans)

Robert Scipion: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Robert Scipion en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

8

œuvres recensées

7 films · 1 série

Première année recensée
1943
Dernière année recensée
1981

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Robert Scipion naît le 14 juillet 1921 à La Celle-Saint-Cloud, dans le département de Seine-et-Oise, aujourd’hui Yvelines, en France (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il grandit dans un milieu bourgeois et fréquente très tôt des cercles artistiques liés au surréalisme, notamment autour du groupe Octobre et des frères Jacques et Pierre Prévert, dont les activités mêlent théâtre, chanson et engagement politique (Source : Wikipédia, consulté 2026). À la sortie de l’adolescence, il se rapproche de ces milieux tout en observant de près la manière dont ceux-ci articulent création scénique et réflexion sociale (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette immersion précoce dans un environnement où le cinéma, le théâtre et la littérature se répondent façonne durablement son approche de l’écriture (Source : Wikipédia, consulté 2026). En parallèle, son entrée progressive dans la presse écrite au milieu des années 1940 installe un double ancrage, entre journalisme et travail de scénariste, qui marquera l’ensemble de sa trajectoire professionnelle (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Au début des années 1940, Pierre Prévert l’engage comme assistant sur le tournage du long métrage « Adieu Léonard », sorti en 1943, dans lequel il apparaît également comme figurant aux côtés de son ami Jacques-Laurent Bost (Source : Wikipédia, consulté 2026). Ce premier contact avec un plateau de cinéma lui permet d’observer concrètement le travail de mise en scène et d’écriture dialoguée pour l’écran (Source : Wikipédia, consulté 2026). Durant la Seconde Guerre mondiale, il fréquente assidûment le Café de Flore à Paris et rejoint le cercle réuni autour de Jean-Paul Sartre, en compagnie notamment d’Alexandre Astruc, Jean Cau, Jacques-Francis Rolland et Jean Pouillon (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette proximité avec des écrivains et intellectuels engagés dans les débats de l’époque nourrit sa pratique de journaliste et son regard sur les formes narratives contemporaines (Source : Wikipédia, consulté 2026). À la fin de l’Occupation, il s’oriente ainsi vers une carrière active dans la presse, tout en poursuivant une activité d’écriture de fiction et d’adaptation (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Journalisme, reportages et premières œuvres écrites

À partir de 1944, Robert Scipion s’engage dans le journalisme et réalise de nombreux reportages à l’étranger, qui l’installent dans le champ de la presse internationale (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette même année, il rencontre l’écrivain américain Ernest Hemingway, rencontre qui l’amène à entrer en contact avec Marcel Duhamel, alors lié à la future « Série noire » chez Gallimard (Source : Wikipédia, consulté 2026). En 1945, il est envoyé à Berlin pour le journal Libération, où il côtoie les reporters Henri de Turenne, Claude Roy et Edgar Morin, présents eux aussi pour couvrir la situation de l’Allemagne en ruines à la fin de la guerre (Source : Wikipédia, consulté 2026). Par la suite, il réalise des reportages en Hongrie puis en Yougoslavie, où il est brièvement emprisonné par les autorités locales, avant de poursuivre un long périple en Égypte, en Inde puis en Indochine à la fin de 1946 avec plusieurs compagnons de route, dont Jacques-Francis Rolland, Jacques Gall et Jean Chesneaux (Source : Wikipédia, consulté 2026). Ces voyages nourrissent une expérience de terrain qui irrigue sa pratique d’écrivain autant que son regard de journaliste (Source : Wikipédia, consulté 2026).

En parallèle de cette activité de reportage, Robert Scipion publie en 1945 le roman policier pastiche « Prête-moi ta plume » chez Gallimard, ouvrage dont chaque chapitre pastiche le style d’un auteur différent (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il signe également, sous pseudonyme, d’autres romans policiers et se consacre à la traduction pour la « Série noire », adaptant notamment « Blonde’s Requiem » de James Hadley Chase sous le titre « Requiem des blondes » en 1949, toujours chez Gallimard (Source : Wikipédia, consulté 2026). Parallèlement, il effectue des travaux de réécriture pour divers journaux, consolidant ainsi sa position dans le milieu de la presse écrite de l’après-guerre (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette double pratique de romancier et de journaliste l’amène à croiser des univers littéraires et populaires, entre roman de genre, écriture de reportage et adaptation pour le large public (Source : Wikipédia, consulté 2026). Ce socle littéraire et journalistique précède et accompagne son activité ultérieure dans l’audiovisuel, en particulier à la télévision (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Travaux pour la télévision et adaptations

Robert Scipion développe une activité importante dans le domaine de la télévision française, principalement comme scénariste, adaptateur et dialoguiste (Source : Unifrance, consulté 2026). Il participe à l’adaptation de plusieurs œuvres littéraires en séries télévisées, notamment « La Poupée sanglante » de Gaston Leroux et « L’Île aux trente cercueils » de Maurice Leblanc, transposées pour le petit écran dans un contexte où la fiction télévisée s’appuie largement sur le patrimoine romanesque (Source : Wikipédia, consulté 2026). Ces adaptations l’amènent à travailler l’articulation entre intrigue policière ou feuilletonesque et exigences du format sériel, tout en respectant les structures narratives des textes d’origine (Source : Wikipédia, consulté 2026). Unifrance le crédite d’ailleurs comme scénariste, adaptateur, dialoguiste, mais aussi acteur et assistant à la réalisation, ce qui souligne la diversité fonctionnelle de son activité dans l’audiovisuel (Source : Unifrance, consulté 2026).

Dans les années 1980, il revient également au cinéma par le biais de l’adaptation, en signant l’écriture de « Mémoires de deux jeunes mariées », réalisé par Marcel Cravenne et tiré de l’œuvre d’Honoré de Balzac, diffusé sous forme de téléfilm en 1981 (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette expérience s’inscrit dans une continuité d’adaptations littéraires destinées à la télévision, terrain privilégié de son travail de scénariste (Source : Wikipédia, consulté 2026). Par ailleurs, sa participation à des productions comme « Les Amants de Brasmort », « Vacances portugaises » ou la série « Le Retour d’Arsène Lupin » est mentionnée dans les bases de données filmographiques, confirmant la place qu’il occupe dans l’écriture pour la fiction télévisuelle et cinématographique de la seconde moitié du XXe siècle (Source : DVDFr, consulté 2026). Son activité à la télévision s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de valorisation du roman populaire et du feuilleton policier à l’écran (Source : DVDFr, consulté 2026).

Filmographie marquante et collaborations

Les sources filmographiques répertorient Robert Scipion principalement comme scénariste et dialoguiste sur des œuvres mêlant policier, comédie dramatique et fiction d’aventures (Source : Unifrance, consulté 2026). Parmi les titres associés à son nom figurent notamment « Les Amants de Brasmort » et « Vacances portugaises », productions inscrites dans le paysage du cinéma français des années 1950 et 1960, ainsi que la série « Le Retour d’Arsène Lupin », centrée sur le célèbre personnage créé par Maurice Leblanc (Source : DVDFr, consulté 2026). Dans ces projets, il intervient à des degrés divers, depuis l’adaptation jusqu’aux dialogues, en fonction des besoins des réalisations et des contraintes des producteurs (Source : Unifrance, consulté 2026). Son travail s’insère dans une chaîne de collaboration où réalisateurs, producteurs et comédiens s’appuient sur une écriture conçue pour un public large, familier du roman populaire et du polar (Source : DVDFr, consulté 2026).

Les fiches biographiques signalent par ailleurs sa collaboration avec des réalisateurs comme Marcel Cravenne, notamment pour « Mémoires de deux jeunes mariées », mais aussi avec des équipes engagées sur des adaptations d’auteurs reconnus tels que Gaston Leroux et Maurice Leblanc (Source : Wikipédia, consulté 2026). En tant qu’assistant à la réalisation, il participe notamment à « Adieu Léonard » de Pierre Prévert, ce qui lui permet de travailler au contact direct d’un cinéaste issu du milieu poétique et surréaliste (Source : Wikipédia, consulté 2026). Sa participation à différents projets d’adaptation ou de création télévisuelle le place dans le réseau de la production française d’après-guerre, où l’essor de la télévision ouvre de nouveaux espaces pour le récit feuilletonesque (Source : Unifrance, consulté 2026). Enfin, son statut d’acteur occasionnel, mentionné dans certaines bases, témoigne d’apparitions ponctuelles à l’écran, en complément de ses fonctions principales d’écriture et d’assistanat (Source : Unifrance, consulté 2026).

Activité de verbicruciste et travail de langue

Outre ses activités d’écrivain et de scénariste, Robert Scipion acquiert une notoriété particulière comme verbicruciste, c’est-à-dire auteur de mots croisés (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il commence à composer des grilles lors d’un reportage dans les mers du Nord, cherchant ainsi à tromper l’ennui, avant de proposer ses créations à son ami Serge Lafaurie (Source : Wikipédia, consulté 2026). À partir de 1967, ses mots croisés sont publiés dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, puis dans Paris Match et au Canard enchaîné, ce qui installe durablement sa signature dans la presse française (Source : Wikipédia, consulté 2026). Ses définitions se caractérisent par un goût marqué pour les jeux de mots, les doubles sens et un humour parfois caustique, comme en témoignent des entrées devenues célèbres telles que « fait aller au cabinet » pour « ENA » ou « chef-d’œuvre de Victor Hugo mais seulement pour les Belges et les Suisses » pour « nonante-trois » (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette pratique met en avant une maîtrise fine de la langue et une sensibilité aux niveaux de langage, qui rejoignent son expérience de dialoguiste et d’adaptateur (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Son activité de verbicruciste contribue à le rapprocher de milieux journalistiques et satiriques variés, notamment via sa collaboration avec Le Canard enchaîné, hebdomadaire où le langage et le détournement lexical occupent une place centrale (Source : Wikipédia, consulté 2026). Par ailleurs, cette pratique renforce son image d’auteur attaché aux subtilités de la langue française, capable de passer du roman policier à la grille de mots croisés, en passant par le scénario et la traduction (Source : Wikipédia, consulté 2026). Les recueils de citations et d’aphorismes attribués à Robert Scipion soulignent également cette dimension, en mettant en avant des formulations courtes, souvent ironiques, qui prolongent l’esprit de ses définitions de mots croisés (Source : Evene–Le Figaro, consulté 2026). Cette continuité entre jeux de langage, écriture journalistique et travail scénaristique dessine un profil d’auteur dont l’activité se déploie sur plusieurs supports médiatiques au fil des décennies (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Reconnaissance, dernières années et disparition

Au fil de sa carrière, Robert Scipion voit son nom associé à des supports et des institutions variés, des maisons d’édition comme Gallimard aux hebdomadaires généralistes ou satiriques, en passant par la télévision publique et des producteurs de fiction (Source : Wikipédia, consulté 2026). Sa participation à des séries adaptées d’auteurs reconnus et la régularité de ses collaborations avec des titres de presse installés lui assurent une visibilité constante dans le paysage médiatique français de l’après-guerre jusqu’aux années 1990 (Source : Unifrance, consulté 2026). Les sources mentionnent qu’il perd l’usage de la vue à la fin des années 1990, tout en conservant un intérêt marqué pour les livres et la bibliophilie, intérêt qui le rapproche notamment du dessinateur Wiaz, avec lequel il entretient une relation amicale autour de cette passion commune (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette situation ne met pas fin à son ancrage dans le monde des lettres et de la presse, mais en infléchit les modalités, alors que la médiatisation de son travail demeure surtout attachée à ses mots croisés et à ses contributions passées (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Robert Scipion meurt le 1er décembre 2001 à Paris, dans le 9e arrondissement, clôturant une trajectoire qui aura traversé plusieurs périodes clés de l’histoire médiatique et culturelle française, de l’après-guerre aux débuts du XXIe siècle (Source : Wikipédia, consulté 2026). Les notices biographiques et les bases de données professionnelles retiennent son identité multiple d’acteur occasionnel, d’adaptateur, de scénariste, de dialoguiste, d’assistant à la réalisation, mais aussi de journaliste et de verbicruciste (Source : Unifrance, consulté 2026). Cette pluralité de fonctions témoigne d’un parcours inscrit dans la circulation entre presse, édition, télévision et cinéma, caractéristique de nombreux professionnels de l’audiovisuel et de la littérature au cours de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, consulté 2026). Sa signature demeure associée à la fois au roman policier, à la traduction, aux adaptations télévisuelles et aux mots croisés, autant de domaines dans lesquels son nom continue de figurer dans les catalogues, anthologies et archives consultés par les chercheurs et les amateurs (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Films et séries écrits par Robert Scipion

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

Vacances portugaises (1963) - Affiche
5.8 / 10
Vacances portugaises
writer
L'Île aux trente cercueils (1979) - Affiche
5.5 / 10
L'Île aux trente cercueils
screenplay
Chéri-Bibi (1955) - Affiche
6 / 10
Chéri-Bibi
adaptation
Les Saintes Chéries (1965) - Affiche
7 / 10
Les Saintes Chéries
dialogue

Filmographie détaillée

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Les Saintes Chéries (1965) - Affiche
dialogue
1965
Les Saintes Chéries (1965) - Affiche
Inconnu
•
S02E13
•
dialogue
•
S02E12
•
dialogue
•
S02E07
•
dialogue
•
S02E06
•
dialogue
•
S02E05
•
dialogue
1965
Chéri-Bibi (1955) - Affiche
adaptation
1955

Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S07E32
•
Lui-même
1975
Adieu Léonard (1943) - Affiche
(non crédité)
1943

Apostrophes (1975) - Affiche
Lui-même
1975
La Rose rouge (1951) - Affiche
Lui-même (non crédité)
1951

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Simone Signoret - Photo
Simone Signoret
1921–1985
Geneviève Morel - Photo
Geneviève Morel
1916–1989
Marcel Mouloudji - Photo
Marcel Mouloudji
1922–1994
Yves Deniaud - Photo
Yves Deniaud
1901–1959
Roger Vincent - Photo
Roger Vincent
1878–1959
P. D. James - Photo
P. D. James
1920–2014