Georges Douking: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Douking en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
57
œuvres recensées
55 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Douking, né Georges Ladoubée le 6 août 1902 à Paris, s’impose au XXe siècle comme une figure active du théâtre et du cinéma français, exerçant successivement ou simultanément les fonctions de comédien, metteur en scène, décorateur et costumier (Source : Wikipédia, s.d.). Son activité professionnelle est attestée dès la fin des années 1920 sur les scènes parisiennes, notamment au sein de la troupe de Gaston Baty, l’un des animateurs du Cartel des Quatre, avec lequel il collabore à plusieurs reprises (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Dès 1929, il apparaît dans la pièce « Karl et Anna » de Léonhard Frank, mise en scène par Gaston Baty, ce qui marque le début d’une présence régulière dans les distributions théâtrales de l’entre-deux-guerres (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Au tournant des années 1930, il participe aux spectacles « L’Opéra de quat’sous » d’après John Gay, « Terrain vague » de Jean-Victor Pellerin et « Chambre d’hôtel » de Pierre Rocher, toujours mis en scène par Baty, confirmant son insertion dans un réseau théâtral structuré (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Cette période assoit son expérience d’acteur de scène et prépare le développement d’une carrière diversifiée, à la fois dans le théâtre de texte et, progressivement, dans l’audiovisuel (Source : Wikipédia, s.d.).
Carrière au théâtre et mise en scène
Parallèlement à son travail de comédien, Georges Douking déploie une activité soutenue de metteur en scène dès la fin des années 1930, signant des spectacles qui traversent les répertoires français et étrangers (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). En 1938, il met notamment en scène « La Cruche cassée » d’après Heinrich von Kleist au Théâtre des Ambassadeurs, après avoir monté l’année précédente « À cheval vers la mer » de John Millington Synge, témoignant d’un intérêt pour les dramaturgies venues d’ailleurs (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Pendant la Seconde Guerre mondiale et dans l’immédiat après-guerre, il dirige plusieurs productions, dont « Sodome et Gomorrhe » de Jean Giraudoux en 1943 au Théâtre Hébertot, création qui l’inscrit dans la diffusion des grandes pièces contemporaines françaises (Source : Wikipédia, s.d. ; Librairie Le Pas Sage, s.d.). À partir de 1945, il enchaîne des mises en scène comme « À destination de Cardiff » d’après Eugene O’Neill, « Le Jugement dernier » d’André Charmel, puis « Huon de Bordeaux » d’Alexandre Arnoux, contribuant à une programmation variée entre adaptations et textes originaux (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Dans les années 1950, il dirige, entre autres, « Le Cid » de Corneille, « Les Femmes savantes » de Molière, « Bajazet » de Racine et « L’Arlésienne » d’Alphonse Daudet, confirmant un travail soutenu sur le répertoire classique et moderne au sein de différentes structures, dont la Comédie de Provence qu’il dirige de 1953 à 1955 (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).
Activités de décorateur et costumier
Au-delà du jeu et de la mise en scène, Georges Douking s’illustre également comme décorateur et costumier, ce qui lui permet de participer à la conception visuelle de nombreuses productions scéniques (Source : Wikipédia, s.d.). Les Archives du Spectacle le répertorient à plus de soixante reprises en tant que scénographe et à près de trente reprises en tant que costumier, montrant l’ampleur de cette dimension de son travail (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Au début des années 1950, il signe notamment les décors ou les costumes de spectacles comme « Annie du Far-West » sur une musique d’Irving Berlin, montée en 1950, s’inscrivant ainsi dans une tradition de transposition de comédies musicales et de grandes productions internationales sur les scènes françaises (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Son nom apparaît également associé à des créations où il cumule parfois les fonctions, comme « Les Murs de Palata » d’Henri Viard en 1958, qu’il met en scène tout en intervenant dans la conception scénique (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Cette polyvalence renforce son profil d’homme de théâtre complet, actif dans l’élaboration plastique des spectacles autant que dans leur direction d’acteurs (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).
Débuts et ancrage au cinéma
Georges Douking apparaît au cinéma à partir du milieu des années 1930, période à laquelle il débute une filmographie qui dépassera la soixantaine de titres sur plusieurs décennies (Source : Wikipédia, s.d.). En 1934, il figure dans « Street Without a Name », puis en 1935 dans « Crime and Punishment », adaptation de Dostoïevski réalisée par Pierre Chenal, où il interprète le personnage de Nicolas, collaboration qui initie une relation suivie avec ce cinéaste (Source : Wikipédia, s.d.). L’année 1935 le voit également au générique de « The Green Domino », avant des apparitions dans « Razumov : Sous les yeux d’occident » en 1936 et plusieurs films de la fin des années 1930, dont « Deuxième bureau contre kommandantur » (1939) (Source : Wikipédia, s.d.). En 1939, il joue un aveugle, non crédité, dans « Le Jour se lève » de Marcel Carné, film emblématique du réalisme poétique, ainsi qu’un ivrogne dans « La Charrette fantôme », affirmant une présence caractéristique de seconds rôles dans des productions marquantes de l’époque (Source : Wikipédia, s.d.). Sa filmographie s’inscrit ainsi, dès ses débuts, au croisement du cinéma d’auteur et du cinéma populaire, avec une prédilection pour des personnages de composition (Source : Wikipédia, s.d.).
Rôles marquants et collaborations cinématographiques
Au fil des années 1940 et 1950, Georges Douking continue de travailler régulièrement pour le cinéma, participant à des films historiques ou d’aventure comme « Le Bossu » d’André Hunebelle en 1959, où il incarne le marquis de Caylus (Source : Wikipédia, s.d.). En 1956, il apparaît dans « The Hunchback of Notre Dame » réalisé par Jean Delannoy, interprétant un voleur dans cette adaptation du roman de Victor Hugo, ce qui témoigne de sa participation à des productions d’envergure (Source : Wikipédia, s.d.). La décennie suivante le voit multiplier les rôles de soutien, souvent en marge de l’intrigue principale, que ce soit dans « Mademoiselle » de Tony Richardson en 1966, où il joue un prêtre, ou dans « Triple Cross » la même année, où il incarne un interrogateur polonais (Source : Wikipédia, s.d.). Il tourne également sous la direction de René Clément dans « Joy House » en 1964, dans « Tintin et les oranges bleues » la même année, puis dans « What’s New Pussycat? » de Clive Donner en 1965, où il apparaît comme concierge, montrant une intégration au sein de productions internationales tournées en France (Source : Wikipédia, s.d.). Son nom reste associé à plusieurs réalisateurs majeurs, parmi lesquels Pierre Chenal, avec qui il collabore de manière répétée, ce qui vaut à l’acteur d’être qualifié de l’un de ses interprètes favoris (Source : Wikipédia, s.d.).
Collaboration avec Luis Buñuel et cinéma des années 1960-1970
Dans la seconde partie de sa carrière, Georges Douking se distingue par sa participation à plusieurs films de Luis Buñuel, figure centrale du cinéma européen de la période (Source : Wikipédia, s.d.). En 1969, il interprète un berger avec une chèvre dans « La Voie lactée », film au dispositif narratif fragmenté où son apparition s’inscrit parmi une galerie de personnages symboliques ou allégoriques (Source : Wikipédia, s.d.). Il retrouve le cinéaste en 1972 dans « Le Charme discret de la bourgeoisie », œuvre emblématique de la filmographie de Buñuel, dans laquelle il joue le rôle du jardinier, contribuant à l’atmosphère décalée et aux situations récurrentes qui structurent le récit (Source : Wikipédia, s.d.). Cette même période le voit apparaître dans « Spirits of the Dead » en 1968, film à sketches réalisé notamment par Federico Fellini, Louis Malle et Roger Vadim, où il tient le rôle du licier dans le segment « Metzengerstein » (Source : Wikipédia, s.d.). Il participe aussi à « The Charge of the Light Brigade » de Tony Richardson en 1968, y incarnant le maréchal Saint-Arnaud, ce qui souligne la continuité de ses collaborations avec des réalisateurs britanniques sur des projets tournés en Europe (Source : Wikipédia, s.d.). Ces rôles confirment son inscription dans un cinéma d’auteur international, sans rompre avec une tradition de seconds rôles caractérisés (Source : Wikipédia, s.d.).
Travaux pour la télévision et poursuite de carrière
Outre le théâtre et le cinéma, Georges Douking apparaît également à la télévision, prolongeant ainsi son activité d’interprète dans le champ audiovisuel jusqu’au début des années 1980 (Source : Wikipédia, s.d.). Si les détails complets de sa filmographie télévisuelle ne sont pas systématiquement recensés, les sources indiquent une présence régulière dans des productions destinées au petit écran, en cohérence avec l’évolution des carrières d’acteurs de sa génération (Source : Wikipédia, s.d.). En parallèle, il continue ponctuellement de monter des pièces, notamment « Le Joueur » en 1966 sur une musique de Sergueï Prokofiev, confirmant la persistance de son intérêt pour la mise en scène jusque dans la maturité (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Il joue par ailleurs dans des spectacles tels que « La Grande Pitié » de Maurice Clavel en 1966 ou « Spéciale Dernière » de Ben Hecht et MacArthur en 1961, témoignant d’une activité soutenue sur les scènes françaises au-delà de son travail de réalisateur de plateau (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Son parcours se conclut au début des années 1980, après près d’un demi-siècle de présence continue dans les domaines du théâtre, du cinéma et de la télévision (Source : Wikipédia, s.d.).
Distinctions et postérité professionnelle
Les sources disponibles ne mentionnent pas de récompenses majeures décernées spécifiquement à Georges Douking, mais son nom apparaît de manière récurrente dans les génériques de films et de spectacles marquants, ce qui témoigne d’une reconnaissance professionnelle durable (Source : Wikipédia, s.d. ; Les Archives du Spectacle, 2024). Sa participation à des œuvres désormais considérées comme des classiques, qu’il s’agisse de « Le Jour se lève », « Le Bossu » ou « Le Charme discret de la bourgeoisie », inscrit sa trajectoire dans une histoire du cinéma où la place des seconds rôles est essentielle à la cohérence des récits (Source : Wikipédia, s.d.). Dans le champ théâtral, les archives attestent de son rôle de directeur de la Comédie de Provence entre 1953 et 1955, fonction qui lui confère une responsabilité institutionnelle dans l’orientation artistique d’une maison de spectacle en région (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Son activité de metteur en scène sur des textes de Corneille, Molière, Racine, Giraudoux, Gide ou O’Neill contribue à la diffusion de ces auteurs auprès de publics variés, dans des contextes allant des festivals à des théâtres parisiens ou de province (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Georges Douking meurt le 20 octobre 1987 à Draveil, en France, laissant derrière lui une trajectoire de comédien et d’homme de théâtre dont la trace demeure dans les filmographies et les répertoires du spectacle vivant (Source : Wikipédia, s.d.).
Filmographie sélective
- « Crime and Punishment », rôle de Nicolas, réalisation Pierre Chenal, 1935 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Le Jour se lève », rôle de l’aveugle (non crédité), réalisation Marcel Carné, 1939 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « La Charrette fantôme », rôle d’un ivrogne (non crédité), 1939 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « The Hunchback of Notre Dame », rôle d’un voleur, réalisation Jean Delannoy, 1956 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Le Bossu », rôle du marquis de Caylus, réalisation André Hunebelle, 1959 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Joy House », rôle de clochard, réalisation René Clément, 1964 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Tintin et les oranges bleues », rôle du photographe à Moulinsart (non crédité), 1964 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « What’s New Pussycat? », concierge, réalisation Clive Donner, 1965 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Mademoiselle », rôle du prêtre, réalisation Tony Richardson, 1966 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « The Charge of the Light Brigade », rôle du maréchal Saint-Arnaud, réalisation Tony Richardson, 1968 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Spirits of the Dead », rôle du licier dans le segment « Metzengerstein », 1968 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « La Voie lactée », rôle du berger avec la chèvre, réalisation Luis Buñuel, 1969 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « Le Charme discret de la bourgeoisie », rôle du jardinier, réalisation Luis Buñuel, 1972 (Source : Wikipédia, s.d.).
Films et séries avec Georges Douking
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