Pascal Greggory: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Pascal Greggory en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
96
œuvres recensées
92 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1978
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Pascal Greggory naît le 8 septembre 1954 à Paris et s’oriente très tôt vers le spectacle vivant, d’abord comme membre de la chorale enfantine de l’Opéra de Paris, avant de suivre des cours de théâtre puis de devenir auditeur libre au Conservatoire de Paris (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, notice d’autorité, 2004). Il commence sa carrière de comédien au milieu des années 1970, d’abord au théâtre, où il s’impose progressivement dans des répertoires exigeants, notamment contemporains (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Parallèlement à ses premières apparitions scéniques, il est remarqué par le metteur en scène et cinéaste Patrice Chéreau, avec lequel il entame une collaboration déterminante, d’abord sur les planches, dans des productions où l’exigence du texte et du jeu prime (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017). Cette trajectoire initiale, fondée sur un travail approfondi de plateau, prépare ses futures incursions à l’écran, où l’expérience théâtrale se transpose dans des rôles souvent construits autour d’une grande précision de diction et d’un rapport étroit au texte (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). En quelques années, il devient ainsi une figure familière des scènes françaises, tout en amorçant un mouvement continu entre théâtre et cinéma (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017).
Premiers rôles au cinéma et collaboration avec Éric Rohmer
Au cinéma, Pascal Greggory obtient un premier grand rôle en 1979 dans « Les Sœurs Brontë » d’André Téchiné, où il interprète Branwell Brontë, ce qui l’inscrit d’emblée dans un cinéma d’auteur exigeant (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Au début des années 1980, il entame une collaboration importante avec Éric Rohmer, qui lui offre plusieurs rôles dans des films marquants de sa filmographie, dont « Le Beau mariage » (1982), « Pauline à la plage » (1983) et « L’Arbre, le maire et la médiathèque » (1993) (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017). Dans « Le Beau mariage », il incarne Nicolas, personnage inscrit dans les préoccupations sentimentales et sociales propres à l’univers de Rohmer (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Dans « Pauline à la plage », il joue Pierre, figure emblématique des jeux de désir et de parole qui structurent le film (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Sa participation à « L’Arbre, le maire et la médiathèque » prolonge cette collaboration dans un registre plus politique, autour des enjeux d’aménagement du territoire et de débat public (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Ces films contribuent à l’installer durablement dans le paysage du cinéma d’auteur français des années 1980 et 1990 (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017).
Un acteur associé à Patrice Chéreau
Parallèlement à ses collaborations avec Éric Rohmer, Pascal Greggory développe une relation artistique de long cours avec Patrice Chéreau, d’abord au théâtre puis au cinéma (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017). Il joue sous la direction de Chéreau dans « La Reine Margot » (1994), adaptation du roman d’Alexandre Dumas, où il interprète le duc d’Anjou, rôle qui participe à la large exposition du film en France et à l’international (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Cette même année, sa prestation dans cette fresque historique contribue à le rapprocher davantage de l’univers du cinéaste, déjà familier au théâtre (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Quelques années plus tard, il retrouve Chéreau pour « Ceux qui m’aiment prendront le train » (1998), où il incarne François, personnage central dans ce récit choral autour d’un enterrement et des tensions d’un groupe (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). En 2003, il figure également dans « Son frère », toujours de Patrice Chéreau, cette fois dans le rôle du médecin, dans un film centré sur la maladie et la fratrie (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Cette continuité de collaborations au théâtre et au cinéma fait de lui l’un des interprètes récurrents de Chéreau, régulièrement associé à des projets où la direction d’acteurs occupe une place centrale (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017).
Filmographie marquante et rôles au cinéma
La filmographie de Pascal Greggory se construit au fil des décennies autour de rôles dans des films d’auteur comme dans des productions plus largement diffusées (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Il apparaît notamment dans « Lucie Aubrac » (1997) de Claude Berri, où il interprète René Hardy, figure historique de la Résistance, dans un film consacré au parcours de Lucie et Raymond Aubrac (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). En 1999, il participe à « Jeanne d’Arc » de Luc Besson, dans le rôle du duc d’Alençon, s’inscrivant dans une nouvelle évocation historique de grande ampleur (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). La même année, il joue Saint-Loup dans « Le Temps retrouvé » de Raoul Ruiz, adapté de l’œuvre de Marcel Proust, où il se trouve au cœur d’un univers littéraire transposé à l’écran (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Au tournant des années 2000, il tient le rôle d’Alain dans « La Confusion des genres » (2000) de Ilan Duran Cohen, film qui le place au centre d’un récit explorant les identités et les choix de vie d’un avocat (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). On le retrouve également dans « La Vie promise » (2002) d’Olivier Dahan et « Nid de guêpes » (2002) de Florent Emilio Siri, confirmant sa présence dans des registres variés, du drame intimiste au film de siège (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Les Sœurs Brontë » de André Téchiné, rôle de Branwell Brontë (1979) (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004).
- « Le Beau mariage » de Éric Rohmer, rôle de Nicolas (1982) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Pauline à la plage » de Éric Rohmer, rôle de Pierre (1983) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « La Reine Margot » de Patrice Chéreau, rôle d’Anjou (1994) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Ceux qui m’aiment prendront le train » de Patrice Chéreau, rôle de François (1998) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Jeanne d’Arc » de Luc Besson, rôle d’Alençon (1999) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « La Confusion des genres » de Ilan Duran Cohen, rôle d’Alain (2000) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « La Vie promise » de Olivier Dahan, rôle de Joshua (2001) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Son frère » de Patrice Chéreau, rôle du docteur (2003) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
- « Gabrielle » de Patrice Chéreau, rôle de Jean Hervey (2005) (Source : AlloCiné, filmographie, 2012).
Travaux pour la télévision et activités récentes
À la télévision, Pascal Greggory apparaît dans plusieurs fictions et séries qui prolongent sa présence au cinéma, en investissant d’autres formats narratifs (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Il joue notamment dans la mini-série « La Rivière Espérance » (1995), où il interprète Alexandre Duthil, dans un récit historique diffusé sur le petit écran (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). En 2012, il incarne le cardinal Albert Decourtray dans le téléfilm « Le Métis de Dieu », autour de la trajectoire de Jean-Marie Lustiger (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Il tient ensuite un rôle régulier dans la série « Glacé » (2017), interprétant Julian Hirtmann, personnage central de ce thriller adapté du roman de Bernard Minier (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Il apparaît également dans « Section Zéro » (2016), série de science-fiction créée par Olivier Marchal, où il joue Henry Munro (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Plus récemment, il figure au casting de la série « Irma Vep » (2022) d’Olivier Assayas, production HBO qui revisite le film du même cinéaste, confirmant la continuité de ses collaborations avec des auteurs de premier plan (Source : Wikipédia, Pascal Greggory, 2006).
Au cinéma, ses activités récentes incluent des rôles dans « Un beau matin » (2022) de Mia Hansen-Løve, où il interprète Georg Kinsler, et dans « Jeanne du Barry » (2023) de Maïwenn, où il joue le duc d’Aiguillon (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Il apparaît aussi dans « Frankie » (2019) d’Ira Sachs, tourné au Portugal, où il donne la réplique à Isabelle Huppert, ainsi que dans « Notre-Dame du Nil » (2019) d’Atiq Rahimi (Source : AlloCiné, biographie, 2025). Ces dernières années, il participe à des projets internationaux tels que « Saturday Fiction » (2019), production sino-malaisienne, et poursuit une filmographie qui alterne rôles principaux et seconds rôles (Source : AlloCiné, filmographie, 2012). Cette diversité de supports et de territoires de production témoigne d’une activité continue au-delà du seul cadre hexagonal (Source : AlloCiné, biographie, 2025).
Théâtre et collaborations artistiques
Sur les scènes françaises, Pascal Greggory demeure un interprète régulier, notamment dans des textes contemporains exigeants (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017). Il se distingue particulièrement dans « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Patrice Chéreau, pièce dans laquelle il partage la vedette avec le metteur en scène, production devenue l’une des références de sa carrière théâtrale (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Sa collaboration avec Chéreau au théâtre s’inscrit dans un compagnonnage artistique qui traverse plusieurs décennies et nourrit sa pratique d’acteur à l’écran (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017). Par ailleurs, il participe à des mises en scène d’auteurs du répertoire et à des créations contemporaines, contribuant à maintenir un lien constant avec le travail de plateau (Source : Bibliothèques CC Sèvre & Loire, 2004). Cette présence soutenue au théâtre accompagne ses engagements au cinéma et à la télévision, construisant un parcours où les différents médias se répondent (Source : Théâtre du Rond-Point, 2017).
Récompenses, nominations et reconnaissance professionnelle
La carrière de Pascal Greggory est ponctuée de nominations et de distinctions qui reconnaissent son travail d’interprète (Source : IMDb, awards, 2025). En 1999, il est nommé au César du meilleur acteur pour son rôle de François dans « Ceux qui m’aiment prendront le train » de Patrice Chéreau, confirmant l’impact de ce film dans sa filmographie (Source : IMDb, awards, 2025). Deux ans plus tard, en 2001, il obtient une nouvelle nomination au César du meilleur acteur pour « La Confusion des genres », où il incarne Alain, avocat confronté à des choix personnels et professionnels complexes (Source : IMDb, awards, 2025). En 2008, il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa participation à « La Môme » (titre original « La Vie en rose »), biopic consacré à Édith Piaf réalisé par Olivier Dahan (Source : IMDb, awards, 2025). Sur le plan international, il reçoit en 2000 le prix du meilleur acteur au Puchon International Fantastic Film Festival pour « Pourquoi se marier le jour de la fin du monde ? », confirmant l’attention portée à son travail au-delà du cadre français (Source : IMDb, awards, 2025). En 1999, il est également lauréat de l’Étoile d’Or de la révélation masculine pour « Ceux qui m’aiment prendront le train », partageant ce prix avec Denis Podalydès (Source : IMDb, awards, 2025).
- 1999 : Étoile d’Or de la révélation masculine pour « Ceux qui m’aiment prendront le train » (Source : IMDb, awards, 2025).
- 1999 : Nomination au César du meilleur acteur pour « Ceux qui m’aiment prendront le train » (Source : IMDb, awards, 2025).
- 2000 : Prix du meilleur acteur au Puchon International Fantastic Film Festival pour « Pourquoi se marier le jour de la fin du monde ? » (Source : IMDb, awards, 2025).
- 2001 : Nomination au César du meilleur acteur pour « La Confusion des genres » (Source : IMDb, awards, 2025).
- 2008 : Nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour « La Môme » (Source : IMDb, awards, 2025).
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