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Alain Levent - Photo
Connu pour
Image
Sexe
Homme
Crédits connus
65
Né
15/09/1934
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
28/08/2008 (73 ans)

Alain Levent: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Alain Levent en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

60

œuvres recensées

58 films · 2 séries

Première année recensée
1959
Dernière année recensée
2004

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Alain Levent naît le 15 septembre 1934 à Paris, où il se forme très tôt aux métiers de l’image en intégrant les équipes de tournage comme assistant opérateur au début des années 1950 (Source : IMDb, 2008). Dès cette période, il assiste son père sur plusieurs films, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance pratique des techniques de prise de vues et de l’organisation des plateaux (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Il rencontre ensuite le directeur de la photographie Henri Decaë, figure importante du cinéma français d’après-guerre, qui le prend comme assistant et l’introduit auprès de plusieurs cinéastes de la Nouvelle Vague naissante, notamment Claude Chabrol et François Truffaut (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). À ce poste, il intervient sur des films fondateurs de ce courant, participant au renouveau des pratiques visuelles et à l’affirmation d’une esthétique plus mobile et plus documentaire (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Cette expérience d’assistanat constitue le socle de sa trajectoire ultérieure en tant que cadreur puis directeur de la photographie, fonctions qu’il exercera de manière continue à partir du début des années 1960 (Source : IMDb, 2008).

À la fin des années 1950, il est crédité comme assistant caméra sur « Le Beau Serge » et « Les Cousins » de Claude Chabrol, deux longs métrages tournés en 1958 et 1959 qui s’inscrivent dans les premiers gestes de la Nouvelle Vague (Source : IMDb, filmographie technique, consulté 2008). La même année, il travaille également comme assistant caméra sur « Les Quatre Cents Coups » de François Truffaut, film emblématique présenté au Festival de Cannes en 1959 et rapidement considéré comme l’un des repères majeurs du cinéma français des années 1960 (Source : IMDb, 2008). Toujours au sein des équipes de Decaë, il participe en tant que second assistant ou assistant caméra à plusieurs productions, ce qui lui permet d’affiner sa maîtrise de la lumière naturelle, des tournages en décors réels et de l’usage plus fluide de la caméra (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). En 1960, il poursuit ce travail sur « La 1000ème fenêtre », « Le Jeu de l’amour » et « Le Joker », confirmant sa place dans les équipes techniques de longs métrages français de la période (Source : IMDb, 2008). Ce parcours d’apprentissage progressif le conduit à accéder, au début de la décennie suivante, à des responsabilités plus importantes dans le cadre de la prise de vues (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007).

Accession au cadre et affirmation comme directeur de la photographie

En 1961, Alain Levent obtient son premier poste de cadreur sur « Cléo de 5 à 7 » d’Agnès Varda, film tourné en grande partie en décors naturels dans Paris et produit par Georges de Beauregard (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007 ; IMDb, 2008). Ce passage au cadre lui confère une responsabilité accrue dans la composition des plans, le découpage et la mobilité de la caméra, au cœur d’un film qui explore en temps quasi réel la déambulation de son personnage principal (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). À partir de cette expérience, il multiplie les collaborations sur des films produits par Beauregard, qui rassemble alors plusieurs auteurs de la Nouvelle Vague et de ses prolongements (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Après avoir cadré plusieurs longs métrages, il accède au poste de directeur de la photographie, assumant pleinement la responsabilité de l’image et du dispositif lumineux sur les tournages (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Il commence alors à signer la photographie de films d’auteurs français et européens, consolidant son statut de chef opérateur recherché (Source : IMDb, 2008).

Dans cette phase d’affirmation, il met en œuvre des choix visuels qui accompagnent des écritures cinématographiques souvent marquées par la modernité des années 1960 et 1970 (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Sa carrière se déploie en parallèle de l’évolution des outils techniques, notamment l’usage du zoom, dont il retrace l’appropriation dans des entretiens consacrés aux directeurs de la photographie de sa génération (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Il s’inscrit ainsi dans un mouvement où la caméra devient plus mobile, plus proche des acteurs, et où les tournages en décors naturels se multiplient, transformant la relation entre mise en scène et image (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Cette période voit également l’élargissement de son champ d’intervention à des productions internationales, tournées hors de France, ce qui contribue à diversifier les registres esthétiques qu’il explore (Source : IMDb, filmographie, 2008). Sur plusieurs projets, il est amené à collaborer avec des réalisateurs venus d’horizons variés, ce qui nourrit un parcours marqué par une grande activité sur plus de quatre décennies (Source : Wikipédia, 2010).

Filmographie marquante et collaborations

Alain Levent travaille sur environ quatre-vingts films entre 1960 et 2007, essentiellement en tant que directeur de la photographie, avec quelques incursions à la réalisation (Source : Wikipédia, 2010). Parmi ses travaux marquants comme chef opérateur figure « Cléo de 5 à 7 » (1962), réalisé par Agnès Varda, où l’image accompagne un récit en temps limité, alternant vues documentaires de Paris et compositions plus stylisées (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2010). Il signe également la photographie de « Le Voleur de Tibidabo » (1964), tourné en Espagne, qui témoigne de son inscription dans des productions européennes au-delà du seul cadre français (Source : Wikipédia, 2010). En 1966, il collabore à « La Religieuse », adaptation du texte de Denis Diderot réalisée par Jacques Rivette, film dont la mise en scène repose sur une attention soutenue aux espaces cloîtrés et à la direction d’acteurs (Source : Wikipédia, 2010). Deux ans plus tard, il éclaire « Il pleut dans mon village » de l’auteur yougoslave Aleksandar Petrović, consolidant ainsi une présence dans un cinéma d’auteur international (Source : Wikipédia, 2010).

Toujours à la fin des années 1960, il signe l’image de « Les Gauloises bleues » (1968) de Michel Cournot et de « L’Amour fou » (1969) de Jacques Rivette, film au long cours qui explore la répétition théâtrale et la vie de couple à travers un dispositif mêlant tournage en 16 mm et séquences plus classiques (Source : Wikipédia, 2010). La même année, il est directeur de la photographie de « Mon oncle Benjamin », comédie en costumes réalisée par Édouard Molinaro, où il travaille cette fois sur un registre plus populaire et period movie (Source : Wikipédia, 2010). Au début des années 1970, il éclaire « Le Mur de l’Atlantique » (1970), comédie de guerre avec Bourvil réalisée par Marcel Camus, qui s’inscrit dans une veine grand public (Source : Wikipédia, 2010). Il poursuit avec « Far West » (1973) et « L’Ironie du sort » (1974), qui appartiennent au prolongement de son activité dans le cinéma français de la décennie (Source : Wikipédia, 2010). En 1976, il signe la photographie de « Dracula père et fils », comédie fantastique de Claude Zidi, confirmant une capacité à passer d’un registre d’auteur à des productions plus largement destinées au marché national (Source : Wikipédia, 2010).

  • « Cléo de 5 à 7 » (Agnès Varda, 1962), directeur de la photographie (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2010)
  • « Le Voleur de Tibidabo » (Maurice Ronet, 1964), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « La Religieuse » (Jacques Rivette, 1966), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Il pleut dans mon village » (Aleksandar Petrović, 1968), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Les Gauloises bleues » (Michel Cournot, 1968), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « L’Amour fou » (Jacques Rivette, 1969), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Mon oncle Benjamin » (Édouard Molinaro, 1969), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Le Mur de l’Atlantique » (Marcel Camus, 1970), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Far West » (Jacques Brel, 1973), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)
  • « Dracula père et fils » (Claude Zidi, 1976), directeur de la photographie (Source : Wikipédia, 2010)

Travaux de réalisateur et participation aux festivals

Parallèlement à sa carrière de directeur de la photographie, Alain Levent réalise en 1972 le long métrage « Le bar de la fourche », également connu sous le titre international « The Bar at the Crossing » (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2010). Ce film lui permet de passer à la mise en scène, tout en capitalisant sur son expérience de chef opérateur, notamment dans le rapport aux décors et à la direction d’acteurs (Source : IMDb, 2008). L’œuvre est sélectionnée en compétition officielle au 22e Festival international du film de Berlin, où elle concourt pour l’Ours d’or en 1972 (Source : Wikipédia, 2010 ; IMDb, section Awards, 2008). Cette présence en festival inscrit son travail dans un paysage international où la reconnaissance passe aussi par les grandes manifestations cinématographiques européennes (Source : IMDb Awards, 2008). La mention de ce film parmi ceux pour lesquels il est principalement connu atteste de la place particulière de cette expérience de réalisateur dans son parcours global (Source : IMDb, 2008).

La sélection berlinoise vaut à Alain Levent une nomination pour l’Ours d’or au titre de réalisateur de « Le bar de la fourche » (Source : IMDb Awards, 2008). Cette visibilité dans un festival de classe A s’ajoute à la reconnaissance acquise comme directeur de la photographie sur plusieurs œuvres marquantes du cinéma d’auteur français et européen (Source : Wikipédia, 2010). Si l’essentiel de sa filmographie demeure consacré à la direction de la photographie, cette incursion dans la réalisation figure de manière récurrente dans les notices biographiques et les bases de données spécialisées, qui l’identifient à la fois comme chef opérateur et comme cinéaste (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2010). En outre, le film contribue à documenter la façon dont un directeur de la photographie peut transposer ses préoccupations visuelles à un geste de mise en scène plus global (Source : IMDb, 2008). Cette dimension complète ainsi le portrait d’un professionnel ayant circulé entre plusieurs fonctions au sein du dispositif cinématographique (Source : Wikipédia, 2010).

  • « Le bar de la fourche » / « The Bar at the Crossing » (1972), réalisateur et scénariste, sélection au 22e Festival international du film de Berlin (Source : Wikipédia, 2010 ; IMDb Awards, 2008)
  • Nomination à l’Ours d’or, Berlinale 1972, pour « Le bar de la fourche » (Source : IMDb Awards, 2008)

Activité prolongée, diffusion internationale et fin de carrière

Alain Levent poursuit son activité de directeur de la photographie au-delà des années 1970, travaillant de manière régulière jusqu’au milieu des années 2000 (Source : Wikipédia, 2010). Sa filmographie s’étend de 1960 à 2007, ce qui représente près de cinq décennies de présence continue dans l’industrie cinématographique (Source : Wikipédia, 2010). Au fil de ces années, il prend part à des productions de formats variés, allant du cinéma d’auteur au cinéma de genre et à des œuvres plus grand public, tournées en France comme à l’étranger (Source : IMDb, filmographie, 2008). Son nom apparaît dans les crédits de nombreux longs métrages, téléfilms et projets de coproduction, témoignant d’une insertion durable dans les réseaux de production européens (Source : IMDb, 2008). Cette continuité d’engagement souligne l’inscription de son travail dans les transformations techniques et esthétiques qui traversent le cinéma entre l’argentique des années 1960 et les évolutions des décennies suivantes (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007).

En parallèle, plusieurs bases de données et institutions iconographiques le mentionnent comme directeur de la photographie, notamment la Galerie Roger-Viollet, qui conserve des documents photographiques le représentant aux côtés d’Agnès Varda (Source : Galerie Roger-Viollet, notice Alain Levent, consultée 2020). Ces traces visuelles rappellent sa participation aux tournages de la Nouvelle Vague et à l’émergence d’une nouvelle façon de filmer la ville et les corps (Source : Galerie Roger-Viollet, 2020). Il est également cité dans des dossiers consacrés à l’histoire du zoom au cinéma, où il revient sur les conditions d’introduction et d’usage de cet outil dans les pratiques professionnelles des directeurs de la photographie des années 1960 (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Ces entretiens contribuent à situer son travail non seulement dans une filmographie, mais aussi dans une réflexion technique et historique sur l’évolution du langage cinématographique (Source : Entretiens avec Alain Levent et Ricardo Aronovich, 2007). Alain Levent meurt le 28 août 2008 à Paris, après une carrière de près d’un demi-siècle dans le cinéma français et européen (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2010).

Filmographie de Alain Levent

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Les Quatre Cents Coups (1959) - Affiche
8 / 10
Les Quatre Cents Coups
assistant camera
Le Mépris (1963) - Affiche
7 / 10
Le Mépris
second unit director of photography
Cléo de 5 à 7 (1962) - Affiche
7.7 / 10
Cléo de 5 à 7
director of photography
Le Mur de l’Atlantique (1970) - Affiche
6.2 / 10
Le Mur de l’Atlantique
director of photography
Landru (1963) - Affiche
6.4 / 10
Landru
camera operator
Le Signe du Lion (1962) - Affiche
7.1 / 10
Le Signe du Lion
first assistant camera

Galerie photos de Alain Levent

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Nadia et Sarra (2004) - Affiche
director of photography
2004
Le Silence de la mer (2004) - Affiche
director of photography
2004
Le Cerf-volant (2004) - Affiche
director of photography
2004
L'Affaire Dominici (2003) - Affiche
director of photography
2003
L'Affaire Dominici (2003) - Affiche
director of photography
2003
L'Affaire Dominici (2003) - Affiche
Inconnu
- Épisode 2 (2003)
•
S01E02
•
director of photography
- Épisode 1 (2003)
•
S01E01
•
director of photography
2003
Roues libres (2002) - Affiche
director of photography
2002
La Fille de Keltoum (2001) - Affiche
director of photography
2001
Le Mirage (1992) - Affiche
director of photography
1992
Bezness (1992) - Affiche
director of photography
1992
Tinikling ou La madonne et le dragon (1990) - Affiche
1990
The Day of Reckoning (1990) - Affiche
director of photography
1990
Chillers (1990) - Affiche
director of photography
1990
Chillers (1990) - Affiche
Inconnu
- Épisode 12 (1990)
•
S01E12
•
director of photography
- Épisode 11 (1990)
•
S01E11
•
director of photography
- Épisode 10 (1990)
•
S01E10
•
director of photography
- Épisode 9 (1990)
•
S01E09
•
director of photography
- Épisode 8 (1990)
•
S01E08
•
director of photography
1990
Manika, une vie plus tard (1989) - Affiche
director of photography
1989

Nadia et Sarra (2004) - Affiche
cinematography
2004
Le Mur de l’Atlantique (1970) - Affiche
1970