Nrmagazine
Armand Thirard - Photo
Connu pour
Image
Sexe
Homme
Crédits connus
101
Né
25/10/1899
Lieu de naissance
Mantes-sur-Seine, Seine-et-Oise [now Mantes-la-Jolie, Yvelines], France
Décédé
12/11/1973 (74 ans)

Armand Thirard: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Armand Henri Julien Thirard

Repères de carrière

La carrière de Armand Thirard en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

98

œuvres recensées

98 films · 0 séries

Première année recensée
1923
Dernière année recensée
1967

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Armand Thirard naît le 25 octobre 1899 à Mantes-sur-Seine, alors située en Seine-et-Oise, aujourd’hui Mantes-la-Jolie dans le département des Yvelines en France (Source : IMDb, 2024). Il s’impose au cours du XXe siècle comme l’un des directeurs de la photographie les plus sollicités du cinéma français, avec plus de cent vingt films à son actif (Source : Wikipédia, 2015). Il débute dans le milieu comme opérateur de prise de vues avant de signer, à partir de la seconde moitié des années 1920, l’image de longs métrages de fiction produits dans le contexte du cinéma muet puis de la transition vers le parlant (Source : IMDb, 2025). Sa carrière s’étend sur plus de quatre décennies, des années 1920 jusqu’à la fin des années 1960, ce qui lui permet de traverser plusieurs périodes esthétiques et industrielles du cinéma français, des studios de l’entre-deux-guerres aux coproductions internationales des années 1960 (Source : Wikipédia, 2015). Il meurt le 12 novembre 1973 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, après avoir progressivement cessé ses activités de direction de la photographie à la fin des années 1960 (Source : IMDb, 2024).

Premières années et installation dans le métier

Au milieu des années 1920, Armand Thirard travaille d’abord comme opérateur de prise de vues sur des films tels que Knock, ou le triomphe de la médecine réalisé en 1925, fonction qui le place au cœur des dispositifs techniques des studios français (Source : IMDb, 2025). Dès 1926, il est crédité comme directeur de la photographie sur L’Homme à l’Hispano, film de prestige qui l’installe dans le champ des chefs opérateurs reconnus (Source : Wikipédia, 2015). Il enchaîne alors les collaborations sur des productions de genres variés, parmi lesquelles Le Mariage de mademoiselle Beulemans en 1927 et L’Eau du Nil en 1928, témoignant d’une activité soutenue dans le cinéma muet de la fin de la décennie (Source : Wikipédia, 2015). À la charnière des années 1920 et 1930, il signe encore l’image de Le Mystère de la Tour Eiffel et de Le Divin voyage, ce qui confirme son adaptation aux besoins d’un cinéma en pleine mutation technique (Source : Wikipédia, 2015). La continuité de ces engagements à l’écran contribue à faire de Thirard un technicien recherché au moment où le parlant s’impose dans les studios français (Source : IMDb, 2025).

Travaux des années 1930 : diversité des genres et collaborations

Durant les années 1930, Armand Thirard poursuit une filmographie marquée par la diversité des genres et des collaborateurs, ce qui lui permet de consolider sa place dans l’industrie française (Source : AlloCiné, 2016). Il éclaire notamment des comédies, des films dramatiques et des productions à tonalité populaire comme Azaïs, Coquecigrole et Moon Over Morocco, tous sortis en 1931, qui illustrent la variété des registres abordés (Source : Wikipédia, 2015). En 1933, il signe l’image de La Tête d’un homme, adaptation de Simenon, où il contribue à une atmosphère policière marquée, et participe également à des films comme Le Sexe faible de Robert Siodmak, confirmant une collaboration avec ce réalisateur venu de l’expressionnisme allemand (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Il travaille par ailleurs avec Maurice Tourneur sur des titres tels que Avec le sourire en 1936, ce qui montre son intégration dans le cercle de cinéastes majeurs de l’époque (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Cette même décennie, il signe l’image de films comme Parisian Life, Mayerling ou La Vie parisienne, qui l’inscrivent dans une production à la fois française et tournée vers un public international (Source : Wikipédia, 2015).

Collaboration avec Henri-Georges Clouzot

La collaboration d’Armand Thirard avec Henri-Georges Clouzot constitue l’un des axes centraux de sa carrière, régulièrement mentionné dans les notices consacrées au cinéaste (Source : FranceArchives, 2022). Il travaille comme directeur de la photographie sur L’Assassin habite au 21, sorti en 1942, puis sur Le Corbeau en 1943, deux films produits durant l’Occupation par la Continental qui s’inscrivent dans une esthétique noire marquée (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Après la guerre, il retrouve Clouzot pour Quai des Orfèvres, sorti en 1947, où sa photographie participe à la construction d’une atmosphère urbaine et nocturne, au cœur d’un récit policier (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Au début des années 1950, il signe l’image du Salaire de la peur, tourné en 1952 et sorti en 1953, dont la tension dramatique repose aussi sur le travail sur les contrastes, la poussière et la lumière dans les scènes de route (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Il retrouve encore Clouzot pour Les Diaboliques, film sorti en 1955, ainsi que pour La Vérité en 1960, poursuivant ainsi une collaboration régulière qui s’étend sur près de deux décennies (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.).

Films marquants des années 1940 et 1950

Au-delà de son travail avec Clouzot, Armand Thirard participe à de nombreux films marquants des années 1940 et 1950, qui installent durablement son nom au générique du cinéma français (Source : AlloCiné, 2016). Il signe la photographie de Tempête sur les Balkans et de Remorques – connu en anglais sous le titre Stormy Waters – sorti en 1941, film de Jean Grémillon où l’image joue un rôle important dans la représentation du milieu maritime (Source : IMDb, 2025). En 1953, il est directeur de la photographie du Salaire de la peur, réalisé par Clouzot, long métrage récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes et par l’Ours d’or à Berlin, ce qui contribue indirectement à sa visibilité (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Deux ans plus tard, il éclaire Les Diaboliques, thriller tourné en noir et blanc, adapté du roman Celle qui n’était plus de Boileau-Narcejac, où la photographie participe à l’installation d’une atmosphère d’inquiétude autour du pensionnat (Source : Wikipédia – Les Diaboliques, 2004). En 1956, il collabore à Et Dieu… créa la femme, réalisé par Roger Vadim, film tourné en couleur qui marque un tournant dans l’image du cinéma français à l’international (Source : Wikipédia, 2015).

Collaborations avec d’autres réalisateurs et évolution formelle

Armand Thirard travaille également avec plusieurs réalisateurs majeurs de la production française et européenne, ce qui témoigne de la confiance accordée à son travail par des cinéastes aux univers variés (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Il collabore avec Maurice Tourneur sur des films comme La Main du diable, sorti en 1943, où l’image soutient un récit fantastique qui s’inscrit dans une tradition du film d’ambiance (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Il signe aussi, au fil des années 1950 et 1960, la photographie de films de Roger Vadim, dont Le Repos du guerrier en 1962 et Château en Suède en 1963, qui appartiennent à une nouvelle génération de cinéma français plus tournée vers les stars et les coproductions (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Thirard travaille par ailleurs avec Denys de La Patellière sur Soleil noir en 1966 et avec Henri Verneuil sur La Bataille de San Sebastian, sorti en 1967, projet de grande ampleur tourné en coproduction internationale (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Cette évolution de ses collaborations illustre son passage des studios nationaux des années 1930–1940 vers des tournages plus internationaux et des formats de superproduction à partir des années 1960 (Source : Wikipédia, 2015).

Fin de carrière, télévision et derniers projets

Dans la dernière partie de sa carrière, Armand Thirard participe également à des productions télévisuelles, ce qui correspond à l’essor de ce média dans les années 1960 (Source : IMDb, 2025). Il signe par exemple la photographie de l’adaptation télévisée de Le Tartuffe diffusée en 1962, contribution qui montre sa capacité à transposer ses savoir-faire aux contraintes spécifiques de la télévision (Source : IMDb, 2025). Il travaille aussi sur des programmes musicaux comme Giuseppe Verdi : Messa da Requiem, diffusé en 1967, où il occupe la fonction de directeur de la photographie, prolongeant ainsi son champ d’intervention au-delà du cinéma de fiction (Source : IMDb, 2025). Parallèlement, il est crédité sur des films comme Piège pour Cendrillon d’André Cayatte, sorti en 1965, et Soleil noir en 1966, qui comptent parmi ses derniers travaux pour le grand écran (Source : BIFI – Encyclopédie du cinéma, s.d.). Sa dernière activité repérée dans le secteur est celle de conseiller sur le film Le Cerveau, sorti en 1969, ce qui marque la conclusion d’un parcours professionnel de plus de quarante ans derrière la caméra (Source : Wikipédia – Armand Thirard, 2015).

Filmographie de Armand Thirard

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Les Diaboliques (1955) - Affiche
7.9 / 10
Les Diaboliques
director of photography
Le Salaire de la peur (1953) - Affiche
8 / 10
Le Salaire de la peur
director of photography
Et Dieu… créa la femme (1956) - Affiche
6.1 / 10
Et Dieu… créa la femme
director of photography
La Vérité (1960) - Affiche
7.6 / 10
La Vérité
director of photography
Quai des Orfèvres (1947) - Affiche
7.5 / 10
Quai des Orfèvres
director of photography
L'assassin habite au… 21 (1942) - Affiche
7.3 / 10
L'assassin habite au… 21
director of photography

Galerie photos de Armand Thirard

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Verdi – Messa da Requiem (1967) - Affiche
director of photography
1967
La Bataille de San Sebastian (1967) - Affiche
director of photography
1967
Piège pour Cendrillon (1965) - Affiche
director of photography
1965
La Fabuleuse Aventure de Marco Polo (1965) - Affiche
1965
Du grabuge chez les veuves (1964) - Affiche
director of photography
1964
Château en Suède (1963) - Affiche
director of photography
1963
Les Bonnes Causes (1963) - Affiche
director of photography
1963
Les Quatre Vérités (1962) - Affiche
director of photography
1962
Le Repos du guerrier (1962) - Affiche
director of photography
1962
Lemmy pour les dames (1962) - Affiche
director of photography
1962
Les Parisiennes (1962) - Affiche
director of photography
1962
Aimez-vous Brahms… (1961) - Affiche
director of photography
1961

Cinépanorama (1956) - Affiche
Inconnu
- Épisode 6 (1960)
•
S05E06
•
Lui-même
1956
La dame de Monsoreau (1923) - Affiche
Reny Le Harduin
1923

Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956
Brasil (1950) - Affiche
Lui-même
1950

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Danièle Delorme - Photo
Danièle Delorme
1926–2015
Jean d'Yd - Photo
Jean d'Yd
1880–1964
Jules Dassin - Photo
Jules Dassin
1911–2008
Tyrone Power - Photo
Tyrone Power
1914–1958
Alfred Hitchcock - Photo
Alfred Hitchcock
1899–1980