Georges Garvarentz: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Garvarentz en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
71
œuvres recensées
65 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 1993
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Diram Wem, dit Georges Garvarentz, naît le 1er avril 1932 à Athènes, en Grèce, de parents arméniens ayant fui le génocide. Son père, Kevork Garvarentz (1892-1946), était poète, musicien et auteur de la marche des volontaires arméniens. L'occupation de la Grèce par les forces de l'Axe en 1941 contraint la famille à quitter le pays — d'abord vers Venise, puis Milan — avant de s'établir définitivement en France en 1947, à Arnouville (Source : Wikipédia, fr).
Georges suit sa scolarité au collège arménien Samuel-Moorat de Sèvres, puis intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dont il sort diplômé en 1952. De formation classique, il est pourtant très tôt attiré par la chanson populaire et les musiques de danse. Dès l'âge de seize ans, il compose une samba, Banana de Costa Rica, que le chef d'orchestre américain Arthur Briggs enregistre (Source : Wikipédia, fr). Tout en commençant des études de médecine, il fréquente les clubs parisiens, où il acquiert progressivement une notoriété dans les milieux musicaux. C'est avec le parolier Clément Nicolas qu'il remporte un premier succès avec Le Bal des truands, enregistré en 1957 (Source : Wikipédia, fr).
La chanson de variété : une carrière parallèle
La rencontre avec Charles Aznavour, vers 1956, constitue le tournant décisif de la carrière de Garvarentz. Aznavour, dont la carrière est alors en pleine expansion, lui confie un texte à mettre en musique — un test que le jeune compositeur passe avec succès. Leur première collaboration officielle, Rendez-vous à Brasilia, date de 1960, inaugurant une association qui s'étendra sur près de trente ans (Source : Wikipédia, fr).
Ensemble, ils signent plus d'une centaine de chansons. Parmi les plus marquantes : Prends garde à toi (1956), Et pourtant (1962), Retiens la nuit (1962, interprétée par Johnny Hallyday), La Plus Belle pour aller danser (1964, pour Sylvie Vartan), Hier encore (1964) ou encore Paris au mois d'août (1966) (Source : Wikipedia, en). Par ailleurs, Garvarentz compose pour d'autres interprètes de premier plan : Daniela pour Les Chaussettes noires, Le Twist du canotier pour Maurice Chevalier, Cinq ans passés pour Michel Sardou, Les Marrons chauds et Ciao ciao mon amour pour Dalida (Source : Wikipédia, fr).
La collaboration avec Aznavour ne faiblit pas avec le temps. En 1986 et 1987, Garvarentz compose l'intégralité des albums Aznavour 1986 : Je bois et Embrasse-moi, donnant naissance à des titres qui deviendront des constantes des concerts d'Aznavour : Je bois, Je me raccroche à toi, Les émigrants. Suivra en 1991 l'album Aznavour 92 avec, notamment, Napoli chante et La Marguerite (Source : Wikipedia, en). La chanson Ton doux visage, dernière œuvre commune, sera publiée à titre posthume sur l'album Toi et moi (1994).
Le compositeur de musiques de film
C'est Aznavour qui introduit Garvarentz auprès du réalisateur Denys de La Patellière, à l'occasion du tournage d'Un taxi pour Tobrouk (1961) — film dont la chanson-titre, La Marche des anges, composée par Garvarentz, connaît un succès immédiat (Source : Wikipédia, fr). Le courant passe entre les deux hommes, et une collaboration prolifique s'engage : Destination Rome (1963), Le Tonnerre de Dieu (1965), Du rififi à Paname (1966), Soleil noir (1966), Le Voyage du père (1966), Le Tatoué (1968), Caroline chérie (1968) ou encore La mort est à la frontière (1969) comptent parmi les titres issus de ce partenariat régulier (Source : Allocine).
Au fil des années 1960, Garvarentz s'impose comme l'un des compositeurs les plus actifs du cinéma français et européen. Il signe les bandes originales de productions à grand spectacle comme La Fabuleuse Aventure de Marco Polo (1965, de Denys de La Patellière), de thrillers internationaux tels que L'Homme d'Istanbul (1965, d'Antonio Isasi-Isasmendi) ou La Fantastique Histoire vraie d'Eddie Chapman (1966, de Terence Young), ainsi que des comédies populaires signées Michel Boisrond (Comment réussir en amour, 1962 ; Cherchez l'idole, 1964) (Source : Allocine). Des réalisateurs comme Julien Duvivier (Le Diable et les Dix Commandements, 1962) ou Marcel Carné (Du mouron pour les petits oiseaux, 1962) font également appel à lui.
En parallèle, il entame une collaboration régulière avec Max Pécas, pour qui il compose notamment Douce Violence (1961), La Belle et le Champion (1962) et Marche pas sur mes lacets (1977). Avec Sergio Gobbi, autre réalisateur récurrent, il signe les partitions du Temps des loups (1970), d'Un beau monstre (1971), des Intrus (1972) et des Galets d'Étretat (1972) (Source : Wikipédia, fr). Ses partitions traversent également les frontières : L'Étoile du Sud (1969, Sidney Hayers), Quelqu'un derrière la porte (1971, Nicolas Gessner) ou encore Les Mercenaires (1976, Val Guest) attestent de son rayonnement dans les coproductions européennes.
Les années 1980 voient Garvarentz élargir son registre. Il compose la partition de Téhéran 43 (1980), superproduction soviéto-française d'Alexandre Alov et Vladimir Naomov, dont la chanson Une vie d'amour, interprétée par Aznavour, atteint un large public. Il collabore ensuite avec le réalisateur Jean Marbœuf pour Voir l'éléphant (1990) puis pour Pétain (1993), l'un de ses derniers films (Source : Allocine).
Télévision et théâtre musical
L'activité de Garvarentz pour le petit écran est tout aussi conséquente. Dès les années 1960, il compose pour des téléfilms et feuilletons, dont plusieurs productions signées Denys de La Patellière : La Manipulation (1976), Un juge, un flic (1977), Le Paria (1985) et la série Paparoff (1988-1990). Il signe également le générique des séries Les Mohicans de Paris (1973, Gilles Grangier), La Porteuse de pain (1973, Marcel Camus) et La Lumière des Justes (1979, Yannick Andréi) (Source : Wikipédia, fr).
Pour la télévision encore, il compose la musique du téléfilm Champagne Charlie (1989, Allan Eastman), consacré à la vie de Charles Heidsieck. Cette partition lui vaut une nomination aux prix Gemini canadiens, récompenses télévisuelles équivalentes des Emmy Awards nord-américains (Source : Wikipédia, fr). Pour la scène, Garvarentz contribue à deux œuvres : la comédie musicale Deux anges sont venus (1965, théâtre de Paris), d'après La Cuisine des anges d'Albert Husson, avec un livret de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, et l'opérette Douchka (1973, théâtre Mogador), coécrite avec Charles Aznavour et Yves Jamiaque, créée par Marcel Merkès et Paulette Merval (Source : Wikipédia, fr).
Distinctions
- 1964 : Prix spécial de la Société des auteurs et compositeurs (Source : Wikipedia, en)
- 1989 : Prix Gemini de la Meilleure musique originale pour un téléfilm ou une minisérie, pour Champagne Charlie (Source : Wikipédia, fr)
Filmographie sélective
- 1961 : Un taxi pour Tobrouk, de Denys de La Patellière
- 1962 : Le Diable et les Dix Commandements, de Julien Duvivier
- 1962 : Du mouron pour les petits oiseaux, de Marcel Carné
- 1963 : Les Bonnes Causes, de Christian-Jaque
- 1965 : La Fabuleuse Aventure de Marco Polo, de Denys de La Patellière
- 1965 : L'Homme d'Istanbul, d'Antonio Isasi-Isasmendi
- 1966 : La Fantastique Histoire vraie d'Eddie Chapman, de Terence Young
- 1966 : Paris au mois d'août, de Pierre Granier-Deferre
- 1968 : Le Tatoué, de Denys de La Patellière
- 1969 : L'Étoile du Sud, de Sidney Hayers
- 1971 : Quelqu'un derrière la porte, de Nicolas Gessner
- 1980 : Téhéran 43, d'Alexandre Alov et Vladimir Naomov
- 1986 : Yiddish Connection, de Paul Boujenah
- 1990 : Voir l'éléphant, de Jean Marbœuf
- 1993 : Pétain, de Jean Marbœuf
Mort et postérité
Souffrant de problèmes cardiaques depuis 1991, Georges Garvarentz s'éteint le 19 mars 1993 à l'hôpital d'Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, à l'âge de soixante ans. La ville d'Arnouville, dans le Val-d'Oise, où il s'était installé avec sa famille après la guerre, a donné son nom à une salle culturelle en sa mémoire (Source : lepassedarnouville.fr). En 2019, l'auteur Daniel Bastié lui consacre une monographie, Georges Garvarentz et la Musique de film, publiée aux éditions Ménadès (IBSN : 978-2960226232), retranscrivant l'ampleur d'une œuvre de plus de cent cinquante bandes originales (Source : Wikipedia, en). Lors de son concert au Palais des congrès de Paris en 1994, Charles Aznavour lui avait rendu hommage, le qualifiant d'« alter ego musical » et de « fontaine à mélodies » (Source : Wikipédia, fr).
Filmographie de Georges Garvarentz
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Personnalités en relation
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