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Vincent Rossell - Photo
Connu pour
Image
Sexe
Homme
Crédits connus
29
Né
06/03/1924
Lieu de naissance
Barcelona, Barcelona, Catalonia, Spain
Décédé
26/05/2009 (85 ans)

Vincent Rossell: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Vicente Rosell,Vincent Rossel

Repères de carrière

La carrière de Vincent Rossell en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

29

œuvres recensées

29 films · 0 séries

Première année recensée
1957
Dernière année recensée
1994

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né en 1924 à Barcelone, en Catalogne, Vincent Rossell se forme d’abord comme peintre avant de s’orienter vers la photographie, une activité qu’il développera en parallèle de son travail pictural tout au long de sa carrière (Source : Signature Touraine, 2018). Peintre catalan marqué par la guerre d’Espagne, il quitte son pays et s’installe d’abord à Paris, puis en Finlande, où il dirige une école d’art avant de revenir dans la capitale française (Source : Signature Touraine, 2018). Son entrée dans la photographie professionnelle résulte d’un concours de circonstances : un reportage consacré aux Lapons est acheté par le magazine Life, ce qui l’encourage à poursuivre dans cette voie et à multiplier les reportages (Source : Armitière, 2017). Ce premier succès éditorial l’inscrit dans un champ documentaire qui lui permet de rencontrer progressivement des interlocuteurs du milieu du cinéma international (Source : Armitière, 2017). À partir de la fin des années 1950, il commence à consacrer l’essentiel de son activité à la photographie de plateau, tout en continuant à se définir comme un artiste issu de la peinture, attaché à la composition et au travail du mouvement (Source : Cinémathèque française, 2009).

Entrée dans le cinéma et définition d’un style

Le passage de Vincent Rossell vers le cinéma se fait à la faveur d’une rencontre décisive avec le producteur Darryl F. Zanuck, qui le met en contact avec le réalisateur Louis Malle à la fin des années 1950 (Source : Armitière, 2017). Son premier film important est ainsi « Ascenseur pour l’échafaud », réalisé par Louis Malle et tourné en 1957, sur lequel il officie comme photographe de plateau (Source : Armitière, 2017). Dès ses débuts, il ne se considère pas seulement comme un « still photographer » chargé de clichés posés, mais comme un photographe du mouvement, attaché à saisir les acteurs au moment précis du « cut » pour conserver l’intensité du jeu (Source : Cinémathèque française, 2009). Il revendique une pratique fondée sur la composition immédiate dans le cadre, afin d’éviter les recadrages ultérieurs et de restituer le climat du tournage dans son épaisseur (Source : Cinémathèque française, 2009). Employé d’abord comme photographe de presse sur certains projets, il réalise des reportages de tournage destinés à convaincre les distributeurs de s’intéresser aux films, articulant ainsi dimension artistique et enjeux promotionnels (Source : Cinémathèque française, 2009).

Carrière de photographe de plateau

Entre 1956 et 1998, Vincent Rossell travaille comme photographe de plateau sur environ 90 à 91 films, ce qui inscrit son nom dans la durée au sein de l’industrie cinématographique européenne (Source : Cinémathèque française, 2009 ; Signature Touraine, 2018). Son activité couvre principalement les décennies 1960 et 1970, période durant laquelle il accompagne un grand nombre de productions françaises et internationales, tout en poursuivant ponctuellement son travail de peintre (Source : Signature Touraine, 2018). Ses séries photographiques privilégient souvent l’envers du décor : visages de comédiens entre deux prises, discussions de réalisateurs et techniciens, instants où les acteurs ne sont plus dans leur personnage (Source : Vianney Frain, 2017). Cette approche documentaire contribue à constituer une mémoire visuelle des plateaux de tournage, en marge des images promotionnelles plus codifiées (Source : Vianney Frain, 2017). Sur près de trois décennies, il développe ainsi un corpus important de photographies en noir et blanc, aujourd’hui rassemblé et valorisé dans plusieurs ouvrages et collections spécialisés (Source : Signature Touraine, 2018).

Films marquants et collaborations

Parmi les films marquants auxquels Vincent Rossell est associé figure « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle, tourné en 1957, considéré comme un tournant dans sa carrière de photographe de cinéma (Source : Armitière, 2017). Il travaille ensuite sur « The Longest Day » (« Le Jour le plus long »), superproduction de guerre produite par Darryl F. Zanuck et réalisée collectivement par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki et d’autres, sortie en 1962, où il exerce dans des conditions techniques et physiques décrites comme particulièrement exigeantes (Source : Cinémathèque française, 2009 ; Bridgeman Images, 2026). Il collabore également sur « La main à couper », film réalisé par Étienne Périer avec Michel Serrault et Lea Massari, sorti en 1974, dont il signe des photographies de plateau aujourd’hui diffusées dans des banques d’images spécialisées (Source : Bridgeman Images, s.d.). Par ailleurs, il accompagne sur la durée le réalisateur Henri Verneuil, participant « quasiment à tous ses projets » du « Clan des Siciliens » (1969) à « Mayrig » (1991), ce qui témoigne d’une fidélité professionnelle rare entre un cinéaste et un photographe de plateau (Source : Cinémathèque française, 2009). Au fil de ces collaborations, il photographie des comédiens majeurs du cinéma européen, dont les portraits circulent dans la presse et les matériels promotionnels de l’époque (Source : Signature Touraine, 2018).

Travail au long cours avec Henri Verneuil

La relation professionnelle de Vincent Rossell avec Henri Verneuil occupe une place centrale dans sa trajectoire de photographe de cinéma, s’inscrivant sur plus de deux décennies (Source : Cinémathèque française, 2009). À partir de « Le Clan des Siciliens », film policier sorti en 1969, il documente les tournages du réalisateur, notamment ceux impliquant de grandes distributions françaises (Source : Cinémathèque française, 2009). Cette collaboration se poursuit jusqu’à « Mayrig » en 1991, chronique familiale inspirée de l’histoire arménienne, pour laquelle Rossell continue d’appliquer sa méthode consistant à saisir les acteurs dans la continuité du jeu plutôt que dans la pose (Source : Cinémathèque française, 2009). À travers ces projets, il accompagne les évolutions esthétiques et techniques du cinéma de Verneuil, du format des polars des années 1960-1970 à des fresques plus intimistes tournées à la fin des années 1980 et au début des années 1990 (Source : Cinémathèque française, 2009). Ce travail au long cours contribue à définir une continuité visuelle dans la promotion des films du cinéaste, le photographe devenant un interlocuteur régulier des équipes de production et de distribution (Source : Cinémathèque française, 2009).

Ouvrages et valorisation de l’œuvre

L’ampleur du travail de Vincent Rossell est mise en lumière par l’ouvrage « Vincent Rossell, Photographies de cinéma 1957-1984 », qui rassemble plus de 400 tirages en noir et blanc provenant d’environ 40 films (Source : Armitière, 2017). Ce livre, publié au sein d’une maison d’édition spécialisée, propose des images de tournage où les stars apparaissent hors personnage, au repos, en discussion ou en préparation, révélant une autre dimension du travail des comédiens (Source : Vianney Frain, 2017). L’ouvrage bénéficie d’une préface signée par Jean-Paul Belmondo, qui souligne la singularité du regard de Rossell sur les acteurs et le milieu du cinéma, tout en appelant à une reconnaissance accrue de cette œuvre photographique (Source : Signature Touraine, 2018). La sélection couvre principalement les années 1960 et 1970, période la plus féconde de sa carrière de photographe de plateau, mais s’étend jusqu’au milieu des années 1980 (Source : Armitière, 2017). Parallèlement à ce volume, diverses expositions et catalogues de galeries contribuent à repositionner ses images, d’abord conçues pour la promotion des films, dans un champ plus large de la photographie de création (Source : Signature Touraine, 2018).

Approche esthétique et méthode de travail

Vincent Rossell se définit comme un « photographe du mouvement », expression qui résume sa manière de travailler à partir de l’action en cours plutôt que de la pose (Source : Cinémathèque française, 2009). Il considère que le moment le plus juste pour déclencher se situe au « cut », lorsque les acteurs prolongent encore l’émotion de la scène, ce qui permet de conserver l’intensité du jeu sans recourir à une direction spécifique pour la photo (Source : Cinémathèque française, 2009). Sa pratique privilégie la composition directe dans le viseur, avec une volonté constante de limiter les recadrages ultérieurs, démarche héritée de sa formation picturale où la construction du cadre est pensée en amont (Source : Cinémathèque française, 2009). Sur les plateaux, il intervient aussi bien comme photographe de plateau au sens strict que comme photographe de presse mandaté pour produire des séries d’images à destination des distributeurs et des médias (Source : Cinémathèque française, 2009). Cette double fonction, à la croisée de l’artistique et du promotionnel, situe son travail au cœur de l’économie visuelle du cinéma de son temps (Source : Cinémathèque française, 2009).

Héritage professionnel et postérité

Au terme d’une carrière s’étendant sur plus de quarante ans, la contribution de Vincent Rossell au cinéma se mesure autant par le volume de ses collaborations que par la cohérence de son approche de la photographie de plateau (Source : Cinémathèque française, 2009 ; Signature Touraine, 2018). Ses images offrent aujourd’hui un matériau précieux pour l’histoire des tournages européens de la seconde moitié du XXe siècle, documentant les pratiques de jeu, les dispositifs techniques et les relations de travail sur les plateaux (Source : Vianney Frain, 2017). La présence de ses photographies dans des ouvrages, des catalogues d’exposition et des banques d’images spécialisées atteste d’une circulation qui dépasse le strict cadre de l’exploitation promotionnelle des films (Source : Armitière, 2017 ; Bridgeman Images, 2026). En 2009, sa disparition est signalée dans les notices de la Cinémathèque française, qui rappelle le rôle de ce photographe dans la constitution d’une mémoire visuelle du cinéma (Source : Cinémathèque française, 2009). L’ensemble de son œuvre continue ainsi d’être mobilisé par les historiens, les institutions et les éditeurs désireux de restituer les coulisses et les dynamiques de création des films auxquels il a contribué (Source : Cinémathèque française, 2009 ; Signature Touraine, 2018).

Filmographie de Vincent Rossell

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Charade (1963) - Affiche
7.7 / 10
Charade
still photographer
Le Jour le plus long (1962) - Affiche
7.6 / 10
Le Jour le plus long
still photographer
Comment voler un million de dollars (1966) - Affiche
7.5 / 10
Comment voler un million de dollars
still photographer
La Boum 2 (1982) - Affiche
6.4 / 10
La Boum 2
still photographer
Ascenseur pour l'échafaud (1958) - Affiche
7.6 / 10
Ascenseur pour l'échafaud
still photographer
Les Trois Mousquetaires (1973) - Affiche
6.7 / 10
Les Trois Mousquetaires
still photographer

Galerie photos de Vincent Rossell

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Cache Cash (1994) - Affiche
still photographer
1994
Le Cowboy (1985) - Affiche
still photographer
1985
Le Marginal (1983) - Affiche
still photographer
1983
La Boum 2 (1982) - Affiche
still photographer
1982
Mille milliards de dollars (1982) - Affiche
1982
I… comme Icare (1979) - Affiche
still photographer
1979
Le Corps de mon ennemi (1976) - Affiche
still photographer
1976
Les Trois Mousquetaires (1973) - Affiche
still photographer
1973
L'Impossible Objet (1973) - Affiche
still photographer
1973
Le Serpent (1973) - Affiche
still photographer
1973
Le Clan des Siciliens (1969) - Affiche
still photographer
1969
Le Paria (1969) - Affiche
still photographer
1969
Adieu l'ami (1968) - Affiche
still photographer
1968
Pancho Villa (1968) - Affiche
still photographer
1968
Crónica de un atraco (1968) - Affiche
still photographer
1968