Sergio Corbucci: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sergio Corbucci en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
81
œuvres recensées
80 films · 1 série
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, Salvate mia figlia fait entrer Sergio Corbucci dans le long métrage. Le film, porté par Bianca Doria, ouvre une série de réalisations où Rome reste le point fixe d’une activité très tôt partagée entre écriture et mise en scène. Né le 6 décembre 1926 dans la capitale italienne, mort le 1er décembre 1990 dans la même ville, Corbucci a d’abord exercé comme journaliste avant de travailler comme assistant de Roberto Rossellini.
Des mélodrames aux comédies populaires
Le début des années 1950 voit Corbucci revenir fréquemment au mélodrame. La Caravane de chansons, Terre étrangère, La Fille de Palerme et Meurtre dans les dunes paraissent en 1954, puis Rêve d'amour en 1955. Ces titres dessinent une activité continue où la réalisation sert des récits très codés, souvent ancrés dans les formes populaires du cinéma italien d’après-guerre.
Le cinéaste passe ensuite par la comédie et le film de troupe. Suprême Confession et Ángeles sin cielo sortent en 1957, I ragazzi dei Parioli en 1959, puis Chi si ferma è perduto en 1960. Cette même année, il entame avec Totò, Peppino e... la dolce vita une collaboration qui se prolonge jusqu’en 1963, avec sept films réalisés pour Totò. Parmi eux figurent Les Deux Brigadiers, L’Amnésique de Collegno, Le Jour le plus court, Le Religieux de Monza et Gli onorevoli. Corbucci travaille aussi avec Franco et Ciccio, autre duo comique très présent dans le cinéma italien de l’époque.
Au même moment, il fréquente d’autres terrains. Romulus et Rémus et Le Fils de Spartacus prennent place en 1961 et 1962, avec Steve Reeves. Maciste contre le fantôme apparaît aussi en 1961, tandis que Danse Macabre réunit Corbucci et Antonio Margheriti en 1963. Le début de la décennie montre un réalisateur mobile, capable de passer d’un registre à l’autre sans rompre avec le circuit commercial italien.
Le virage du western italien
Le Justicier du Minnesota en 1964 marque l’un des premiers spécimens du western italien dans sa filmographie. Le film annonce une orientation qui va prendre une place décisive dans sa réputation. Corbucci y associe déjà un goût pour les figures fatiguées, les conflits secs et les espaces hostiles, sans abandonner pour autant les autres genres.
Django, en 1966, devient le titre le plus commenté de cette période. Corbucci y signe la réalisation, le scénario, l’histoire et la production. Franco Nero y tient le rôle principal, et la violence du film provoque un scandale à sa sortie. Le même année, L’Homme qui rit adapte librement Victor Hugo, tandis que Ringo au pistolet d’or et Navajo Joe prolongent l’exploration du western sous des formes différentes.
Le Grand Silence suit en 1968. Jean-Louis Trintignant y interprète le héros, Klaus Kinski le chasseur de primes Tigrero. Le film se signale par une noirceur extrême et par la fin infligée au personnage principal dans des conditions cruelles. La même année, El mercenario s’ajoute à la liste, ainsi que Zum zum zum, coréalisé avec Bruno Corbucci. En 1969, Le Spécialiste réunit Corbucci et Johnny Hallyday. Ces films fixent durablement son nom dans l’histoire du western spaghetti, aux côtés de Sergio Leone et Sergio Sollima, dans ce trio souvent désigné comme les « trois Sergio ».
Années 1970, glissements de ton
Compañeros arrive en 1970, puis Les Gouapes en 1971. À partir de là, Corbucci conserve le western mais l’oriente vers des formes plus légères. Far West Story et Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution? sortent en 1972, avec un ton plus volontiers burlesque que ses œuvres de la fin des années 1960.
La suite prolonge ce déplacement. Deux Grandes Gueules paraît en 1974, puis Le Blanc, le Jaune et le Noir et Di che segno sei? en 1975. Bluff et Il signor Robinson, mostruosa storia d'amore e d'avventure suivent en 1976. Tre tigri contro tre tigri et Ecco noi per esempio... sortent en 1977, tandis que Le Pot de vin et Pair et Impair paraissent en 1978.
Mélodie meurtrière clôt la décennie en 1979, avec Marcello Mastroianni et Michel Piccoli. Ce film s’inscrit dans une série où Corbucci travaille aussi la comédie policière, loin des grands duels du western. La variété des titres ne traduit pas une dispersion, mais une manière d’user de formes très codifiées sans quitter le terrain du cinéma populaire italien.
Derniers films et postérité
Salut l'ami, adieu le trésor! sort en 1981, avec scénario signé par Corbucci. L’année suivante, Un drôle de flic paraît en 1980, puis Le Grand Silence continue de circuler comme point de repère pour ses admirateurs et pour les cinéastes qui viennent après lui. En 1985, Cinecittà Cinecittà lui donne un crédit sous son propre nom, et Once Upon a Time... in Hollywood le cite en 2019 dans un hommage de Quentin Tarantino.
En 2021, Django & Django intègre des images d’archives le présentant comme cinéaste. Sa mort intervient à Rome le 1er décembre 1990, quelques jours avant son 64e anniversaire. Une rétrospective lui est consacrée à la Cinémathèque française en 2018, et une monographie française, Voyage dans le cinéma de Sergio Corbucci, paraît la même année. Le livre-hommage Sergio Corbucci, signé par Orio Caldiron avec la participation de Nori Corbucci, est publié en 1993.
Films et séries réalisés par Sergio Corbucci
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Galerie photos de Sergio Corbucci
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Personnalités en relation
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