Michael Gwisdek: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michael Gwisdek en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
176
œuvres recensées
143 films · 33 séries
- Première année recensée
- 1968
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1999, Michael Gwisdek reçoit l’Ours d’argent du meilleur acteur à la Berlinale pour Rencontres nocturnes. Né le 14 janvier 1942 à Berlin-Weißensee et mort le 22 septembre 2020 à Berlin, il a mené une activité de comédien et de réalisateur entre théâtre, cinéma et télévision.
Berlin, l’Ernst Busch et les scènes de RDA
Diplômé de l’académie Ernst Busch d’art dramatique à Berlin, Michael Gwisdek commence dans plusieurs théâtres. Chemnitz ouvre le mouvement, puis viennent le Deutsches Theater et la Volksbühne Berlin.
Cette formation l’inscrit dans un cadre où le jeu se construit sur la scène avant de glisser vers l’écran. Le théâtre ne l’enferme pas, il lui donne une assise et un réseau d’engagements qui coexistent avec ses premiers rôles au cinéma.
Dès 1968, son nom apparaît dans Die Toten bleiben jung. L’année suivante, il figure dans Jungfer, Sie gefällt mir, puis dans Hostess en 1974 et Till Eulenspiegel en 1975.
À la fin des années 1970, il est présent dans Mann gegen Mann, Zünd an, es kommt die Feuerwehr et Addio, piccola mia en 1979. La décennie suivante le voit dans Jadup et Boel en 1980, Märkische Forschungen et Dein unbekannter Bruder en 1982, puis Olle Henry en 1983.
Le passage à la réalisation
À la fin des années 1980, Michael Gwisdek devient réalisateur. Son premier film, Le Rendez-vous de Travers, est présenté à Cannes et s’inscrit dans la contribution de la DEFA aux célébrations du bicentenaire de la Révolution française.
Ce film réunit aussi Corinna Harfouch, sans que le centre de gravité quitte le projet de mise en scène. Le geste compte par son positionnement dans le paysage est-allemand de l’époque, et par la place qu’il prend dans sa filmographie de réalisateur.
Il revient ensuite à la réalisation avec Abschied von Agnes en 1994, puis Le Jeu du mambo en 1998. Ces titres installent un travail filmique mené par à-coups, sans faire disparaître l’activité d’interprétation qui reste dominante.
Le cinéma allemand et la reconnaissance à Berlin
Dans les années 1990, Michael Gwisdek apparaît dans plusieurs titres qui l’installent durablement au cinéma. Il joue dans Der kleine Staatsanwalt en 1987, Die Schauspielerin en 1988, Yasemin la même année et Coming Out en 1989.
La liste se poursuit avec Der Verdacht en 1991, Der Tangospieler, Das Heimweh des Walerjan Wrobel et Farßmann oder Zu Fuß in die Sackgasse. En 1992, il tourne dans Le Mystère de la salle d'ambre jaune de Roland Gräf.
L’Ours d’argent obtenu pour Rencontres nocturnes marque une étape nette. Le film, sorti en 1999, le place au centre d’une reconnaissance venue de la Berlinale, après une présence déjà nourrie dans le cinéma allemand des années précédentes.
Au tournant des années 2000, il apparaît dans Freunde, L'Insaisissable et Vaya con Dios en 2002, puis dans Berlin Blues et Good Bye Lenin! en 2003. Viennent ensuite Herr Lehmann en 2004 et Kleinruppin forever la même année.
Des films français aux comédies allemandes
En 2005 et 2006, Michael Gwisdek passe par Barfuß, Almost Heaven, Reine Formsache et Les Particules élémentaires. Dans ce dernier film, il tient le rôle de Professor Fleisser.
La décennie s’ouvre aussi sur Pornorama en 2007 et La Bande à Baader en 2008, où il joue Helmut Ensslin. Il figure encore dans Hilde, Horreur à Kaifeck et Männersache en 2009.
Par ailleurs, il traverse cette période avec Boxhagener Platz en 2010, Vater Morgana, Das Lied in mir et Le Secret de l'Arche. Les titres attestent une présence régulière dans des productions très diverses sans imposer de rupture de ton artificielle.
En 2011 et 2012, il joue dans Schmidt & Schwarz, Anleitung zum Unglücklichsein, Jesus liebt mich, Oh Boy et Die Abenteuer des Huck Finn. Dans Anleitung zum Unglücklichsein, il interprète Paul; dans Die Abenteuer des Huck Finn, il joue König.
Les dernières apparitions
En 2013, Michael Gwisdek apparaît dans Vijay et Moi dans le rôle de Will's Father, puis dans Hai-Alarm am Müggelsee. L’année suivante, il est au générique de Männerhort, où il joue Mann in Strickjacke.
La suite le conduit vers Les vieux espions vous saluent bien en 2017, réalisé par Robert Thalheim, puis La Révolution silencieuse en 2018, où il tient le rôle d’Edgar. Ces apparitions tardives prolongent une présence qui se maintient jusqu’aux dernières années.
La télévision occupe aussi une place régulière dans ses crédits. Il figure dans Polizeiruf 110: Der Fensterstecher en 1976, Das unsichtbare Visier: Feuerdrachen en 1981, Sansibar oder der Letzte Grund en 1987, puis dans Inspecteur Derrick avec Nach acht langen Jahren en 1993.
On le retrouve encore dans Une femme sur mesure en 1997, Une jeunesse berlinoise en 2008 et Flaschenpost an meinen Mann en 2013. Le nom de Michael Gwisdek demeure lié à cette circulation constante entre théâtre, télévision et cinéma, sans qu’un seul registre prenne définitivement le dessus.
Films et séries avec Michael Gwisdek
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