Ermanno Olmi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ermanno Olmi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
83
œuvres recensées
82 films · 1 série
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1978, « L'Arbre aux sabots » reçoit la Palme d'or à Cannes, puis le César du meilleur film étranger l'année suivante. Ermanno Olmi signe ce film après plus de 20 ans passés à mettre en scène documentaires, fictions et téléfilms, avec un intérêt constant pour le travail, les gestes quotidiens et les vies ordinaires. Mort le 7 mai 2018 à Asiago, il laisse une œuvre italienne où la simplicité apparente cache une construction très précise.
De Treviglio aux premiers films
Ermanno Olmi naît le 24 juillet 1931 à Bergame, avant de grandir à Treviglio. Sa famille déménage dans cette ville de Lombardie, et le futur cinéaste y traverse une enfance marquée par le catholicisme familial et la mort de son père pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il fréquente d’abord un lycée scientifique, puis un lycée artistique, sans achever ses études. À Milan, il travaille pour Edisonvolta, où sa mère est employée, tout en suivant des cours d’art dramatique. Il prend alors en charge les activités récréatives du personnel et rejoint le département cinématographique de l’entreprise, chargé de décrire des productions industrielles par le film.
Entre 1953 et 1961, il réalise une quarantaine de documentaires. Parmi eux figurent « La diga sul ghiaccio », « Tre fili fino a Milano » et « Un metro lungo cinque ». Ces films installent très tôt son attention aux hommes au travail, aux infrastructures et aux gestes liés à l’industrie.
Les années Milan
« Le temps s'est arrêté » paraît en 1959, puis « L'Emploi » en 1961. « Les Fiancés » suit en 1963, avant « E venne un uomo » en 1965 et « Un certain jour » en 1969. Le regard d’Olmi reste attaché à des existences modestes, avec des récits qui s’attachent aux rapports de travail, d’attente et de temps suspendu.
En 1970, il réalise « L'Or dans la montagne », puis « Durante l'estate » pour la télévision en 1971. « La circostanza » suit en 1973. La même période le voit signer aussi « Nino il fioraio » et « La cotta » pour la télévision en 1967, deux titres qui prolongent son intérêt pour des récits ancrés dans le quotidien.
Au début des années 1970, son cinéma s’affine sans quitter ce territoire moral. Les lieux restent concrets, les corps occupés, les dialogues peu démonstratifs. Cette sobriété de moyens accompagne des histoires qui regardent la vie sociale italienne sans emphase.
« L'Arbre aux sabots » et la reconnaissance
« L'Arbre aux sabots », sorti en 1978, devient son film le plus commenté. Olmi en assure la réalisation, le scénario, le montage et la direction de la photographie. Le film obtient la Palme d'or au Festival de Cannes, puis le César du meilleur film étranger en 1979.
Ce succès conduit à une période d’arrêt. Après une longue maladie qui l’éloigne des plateaux, il fonde en 1982 l’école-atelier Ipotesi Cinema à Bassano del Grappa. Le projet donne à de jeunes réalisateurs un espace d’expérimentation, loin des logiques industrielles ordinaires.
Il revient à la fiction avec « Longue vie à la signora » en 1987, puis « La Légende du saint buveur » en 1988. En 1990, il participe à « 12 registi per 12 città » avec le segment Milan. L’ensemble garde une attention aux gestes, aux lieux et aux visages du travail, même lorsque les récits s’ouvrent à d’autres formes.
Du cinéma historique aux derniers films
« Il segreto del bosco vecchio » paraît en 1993, puis « La Genèse » en 1994. Sur ce dernier titre, Olmi assure la réalisation, l’écriture et la photographie. « Le Métier des armes » suit en 2001, avant « En chantant derrière les paravents » en 2003.
En 2005, il coréalise « Tickets » avec Ken Loach et Abbas Kiarostami, tout en signant le scénario de sa propre partie. La même année, il réalise aussi l’adaptation télévisée « Un bal masqué », fondée sur l’opéra de Verdi. Deux ans plus tard, « Centochiodi » sort et Olmi le présente comme son dernier film de fiction.
Il se consacre alors aux films documentaires. En 2008, la Mostra de Venise lui remet un Lion d'or pour la carrière. En 2011, il réalise « Le Village de carton », puis « Torneranno i prati » en 2014. Il signe aussi « La moviola » en 2013 et participe à « Venezia 70: Future Reloaded » la même année.
Récompenses, transmission et héritage
En 2013, l’université de Padoue lui décerne une laurea honoris causa en sciences humaines et pédagogiques. Le texte de cette distinction insiste sur son action en faveur des racines culturelles, de la mémoire, des traditions, de la grande histoire et des petites choses du quotidien.
Ermanno Olmi meurt le 7 mai 2018 à Asiago, à 86 ans. Sa filmographie réunit des documentaires d’entreprise, des fictions rurales, des récits historiques et des travaux pour la télévision, sans rupture de ton entre ces espaces. Il laisse un cinéma attentif aux existences ordinaires et aux structures qui les entourent.
Films et séries réalisés par Ermanno Olmi
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Ermanno Olmi
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























































