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Pierre Gamet - Photo
Connu pour
Son
Sexe
Homme
Crédits connus
64
Né
23/08/1944
Lieu de naissance
Tarare, Rhône, France
Décédé
07/01/2012 (67 ans)

Pierre Gamet: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Pierre Gamet en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

63

œuvres recensées

63 films · 0 séries

Première année recensée
1971
Dernière année recensée
2012

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Pierre Gamet naît le 23 août 1944 à Tarare, dans le département du Rhône, où il grandit avant de s’orienter vers les métiers du son au cinéma. Actif à partir du début des années 1970, il s’impose progressivement comme ingénieur du son, assistant son puis mixeur dans le secteur du cinéma français et européen (Source : Unifrance, s.d.). Son activité s’inscrit dans un contexte de renouvellement des pratiques sonores, marqué par l’essor des coproductions et par une attention accrue portée à la prise de son directe et au travail de postproduction (Source : AlloCiné, 2013). Au fil des décennies, il collabore avec des cinéastes issus aussi bien du cinéma d’auteur que de productions plus largement diffusées, ce qui contribue à inscrire son nom dans une longue liste de génériques marquants (Source : Wikipédia, 2008). En parallèle à ses fonctions d’ingénieur du son, il apparaît ponctuellement à l’écran, sans que cette activité ne prenne le pas sur son travail dans les départements techniques (Source : IMDb, 2012).

Premières années et installation dans le métier

Au début des années 1970, Pierre Gamet entame sa carrière d’ingénieur du son sur des films qui relèvent principalement du cinéma d’auteur français et européen. Il intervient notamment sur « Quelque part quelqu’un » de Yannick Bellon, tourné en 1972 et sorti en 1973, où il assure la prise de son dans un dispositif proche du documentaire (Source : AlloCiné, 2023). En 1973, il est également crédité comme ingénieur du son sur « L’An 01 » réalisé par Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch, film collectif emblématique d’un certain esprit utopique de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). L’année suivante, il travaille sur « Le Milieu du monde » d’Alain Tanner ainsi que sur « Pas si méchant que ça » de Claude Goretta, confirmant son inscription dans un réseau de cinéastes franco-suisses associés à un cinéma réaliste et social (Source : Wikipédia, 2008). Ces collaborations successives installent son nom dans le milieu et ouvrent la voie à une filmographie dense, marquée par la diversité des genres et des formats.

Collaboration avec Jacques Rivette et le cinéma d’auteur

Pierre Gamet entretient, dès le milieu des années 1970, une relation de travail suivie avec Jacques Rivette, figure majeure du cinéma français. En 1975, il est ingénieur du son sur « Noroît, Scènes de la vie parallèle », film aux tournages complexes mêlant improvisation, travail sur l’espace et dispositifs expérimentaux (Source : AlloCiné, 2023). Il retrouve Rivette sur « Duelle » en 1976, puis sur « Merry-Go-Round », tourné notamment à la fin des années 1970 et sorti en 1981, où le soin apporté au son accompagne la construction fragmentée du récit (Source : Wikipédia, 2008). Cette collaboration avec Rivette illustre la place de Gamet au sein d’un cinéma exigeant, attaché à la recherche formelle et à la durée, dans lequel le son occupe une fonction structurante autant qu’atmosphérique (Source : MUBI, s.d.). En parallèle, il poursuit son travail avec d’autres auteurs, ce qui contribue à étendre son champ d’intervention au-delà de ce cercle précis.

Cinéma de patrimoine et grandes fresques

À partir du milieu des années 1980, Pierre Gamet est associé à plusieurs films appelés à connaître une large diffusion, souvent adaptés de textes littéraires ou portés par une ambition de fresque historique. En 1986, il est ingénieur du son sur « Jean de Florette » de Claude Berri, adaptation de Marcel Pagnol devenue un classique du cinéma français, où le paysage sonore participe à la restitution du milieu rural provençal (Source : AlloCiné, 2013). Quatre ans plus tard, il assure le son de « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau, avec Gérard Depardieu, production d’envergure internationale dans laquelle la gestion des dialogues, des ambiances et des scènes de bataille est déterminante (Source : IMDb, 2012). Il travaille également sur « Germinal » de Claude Berri, sorti en 1993, autre adaptation d’un roman majeur, et sur « Le Hussard sur le toit » de Jean-Paul Rappeneau en 1995, film d’aventures historique tourné dans des conditions techniques considérables (Source : Wikipédia, 2008). Ces réalisations renforcent sa présence sur des projets considérés comme des piliers du patrimoine cinématographique français contemporain.

Travaux avec Costa-Gavras, Alain Corneau et d’autres cinéastes

Parallèlement à ces grandes fresques, Pierre Gamet collabore avec plusieurs cinéastes dont l’œuvre occupe une place importante dans le paysage européen. Il travaille avec Costa-Gavras sur « Music Box », sorti en 1989, thriller politique où le travail sonore accompagne une mise en scène de la mémoire et de la confrontation judiciaire (Source : Wikipédia, 2008). Cette même période le voit intervenir sur « Bunker Palace Hôtel » d’Enki Bilal et sur « Nocturne indien » d’Alain Corneau, deux films aux univers plastiques et sonores très distincts, qui mettent en avant des ambiances singulières (Source : Wikipédia, 2008). Avec Corneau, il poursuivra sa collaboration sur « Tous les matins du monde », sorti en 1991, film où la place de la musique baroque et la finesse de la prise de son sont au cœur du projet (Source : AlloCiné, 2023). Il participe aussi à des œuvres de réalisateurs comme Mehdi Charef ou François Dupeyron, confirmant une trajectoire qui traverse plusieurs tendances du cinéma français des années 1980 et 1990 (Source : Wikipédia, 2008).

Années 1990 et début des années 2000 : continuité et diversification

Dans les années 1990, Pierre Gamet poursuit un volume important d’activités, enchaînant des productions de genres variés. Il signe notamment le son de « Au pays des Juliets » de Mehdi Charef, tourné au début de la décennie, ainsi que celui de plusieurs films où le réalisme social se conjugue à un ancrage contemporain (Source : Wikipédia, 2008). Il participe aussi à des projets européens qui témoignent de l’ouverture croissante des coproductions, comme certains films espagnols et italiens où il intervient comme ingénieur du son ou mixeur (Source : Unifrance, s.d.). À partir de 2000, il est crédité sur « La Fidélité » d’Andrzej Żuławski, puis sur « Amen », « 8 femmes » et « Stupeur et tremblements », trois films sortis en 2002 et réalisés respectivement par Costa-Gavras, François Ozon et Alain Corneau, pour lesquels il assure le travail de prise de son et de mixage (Source : AlloCiné, 2023). Ces projets confirment une capacité à accompagner des univers de mise en scène très différents, de la comédie chorale au drame politique, en passant par l’adaptation littéraire contemporaine.

Collaborations avec Guillaume Canet, Cédric Klapisch et le cinéma français des années 2000

Au cours des années 2000, Pierre Gamet est associé à plusieurs films à fort impact commercial et critique dans le paysage français. Il collabore avec Guillaume Canet sur « Ne le dis à personne », sorti en 2006, thriller adapté d’un roman d’Harlan Coben, dont le rythme et la tension narrative exigent un travail précis sur le son direct et le montage sonore (Source : IMDb, 2012). Il travaille en outre sur « Les Petits mouchoirs », réalisé par le même cinéaste et sorti en 2010, film choral où la circulation des dialogues et des ambiances de groupe joue un rôle central (Source : AlloCiné, 2023). La même période le voit intervenir sur « Ensemble, c’est tout » de Claude Berri en 2007, ainsi que sur « Paris » et « Ma part du gâteau » de Cédric Klapisch, où il œuvre à la construction sonore de récits situés dans un environnement urbain contemporain (Source : Wikipédia, 2008). Par ces collaborations, il s’inscrit au cœur d’un cinéma français de large audience tout en maintenant une continuité avec les cinéastes rencontrés au cours des décennies précédentes.

Activité télévisuelle et travaux spécifiques

Au-delà du long métrage de cinéma, Pierre Gamet intervient régulièrement sur des productions destinées à la télévision. Il est notamment crédité sur le téléfilm « Le Voleur d’enfants » de François Leterrier, diffusé au début des années 1980, ainsi que sur « Sueurs froides - À la mémoire d’un ange » de Claire Devers, épisode de collection diffusé en 1988 (Source : Wikipédia, 2008). Il participe également à des œuvres adaptées pour le petit écran, comme « L’Avare » réalisé par Christian de Chalonge et diffusé en 2007, où les contraintes de tournage et de diffusion impliquent une adaptation précise du dispositif sonore (Source : Wikipédia, 2008). Dans plusieurs projets, il se voit attribuer des crédits de « création sonore » ou de « mixage », ce qui souligne son implication dans l’ensemble de la chaîne de fabrication du son, de la prise de son sur le plateau au travail final en auditorium (Source : AlloCiné, 2023). Cette activité parallèle au cinéma en salle témoigne de la diversité de ses domaines d’intervention.

Récompenses, nominations et reconnaissance professionnelle

La carrière de Pierre Gamet est accompagnée de plusieurs distinctions qui marquent sa place dans le milieu du son au cinéma. En 1991, il reçoit le César du meilleur son pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau, distinction partagée avec Jean Goudier et Dominique Hennequin, qui consacre le travail accompli sur ce film aux exigences techniques élevées (Source : Académie des César, s.d.). Il est également récompensé pour « Clair de femme » de Costa-Gavras par un César du meilleur son, ce qui inscrit son nom parmi les professionnels régulièrement distingués par l’Académie (Source : Académie des César, s.d.). En 2004, il est nommé au César du meilleur son pour « Bon Voyage » de Jean-Paul Rappeneau, aux côtés de Jean Goudier et Dominique Hennequin, témoignant de la continuité de sa reconnaissance sur plusieurs décennies (Source : Wikipédia, 2008). En 2007, une nomination au César du meilleur son pour « Ne le dis à personne », partagée avec Jean Goudier et Gérard Lamps, confirme son importance au sein de la profession et la visibilité de son travail auprès de ses pairs (Source : Wikipédia, 2008).

Dernières années d’activité et héritage professionnel

Au cours des années 2010, Pierre Gamet poursuit son travail sur des films qui consolident sa filmographie. Il intervient notamment sur « Tu seras mon fils » réalisé par Gilles Legrand, sur « Mon père est femme de ménage » de Saphia Azzeddine, ainsi que sur « Une exécution ordinaire » de Marc Dugain, tous sortis autour de 2010, où il occupe la fonction d’ingénieur du son ou de créateur sonore (Source : AlloCiné, 2023). Il participe également à « La Vie d’une autre » de Sylvie Testud, « Les Infidèles » coréalisé par plusieurs cinéastes dont Jean Dujardin et Gilles Lellouche, et « L’Artiste et son modèle » de Fernando Trueba, films sortis en 2012 et comptant parmi ses derniers travaux crédités (Source : AlloCiné, 2023). Par l’ensemble des réalisations auxquelles il contribue, il laisse une empreinte durable dans la construction sonore de nombreux films de référence, tant dans le registre patrimonial que dans celui du cinéma populaire contemporain (Source : Wikipédia, 2008). En hommage à son parcours, une des deux salles du cinéma de Tarare est baptisée de son nom en octobre 2013, lors d’une cérémonie réunissant plusieurs personnalités du cinéma français, consacrant ainsi la reconnaissance institutionnelle de son apport au métier d’ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).

Filmographie sélective (ingénieur du son et métiers du son)

  • « Noroît, Scènes de la vie parallèle » de Jacques Rivette (1975), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Duelle » de Jacques Rivette (1976), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Jean de Florette » de Claude Berri (1986), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2013).
  • « Music Box » de Costa-Gavras (1989), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Bunker Palace Hôtel » d’Enki Bilal (1989), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990), ingénieur du son (Source : IMDb, 2012).
  • « Tous les matins du monde » d’Alain Corneau (1991), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Germinal » de Claude Berri (1993), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Le Hussard sur le toit » de Jean-Paul Rappeneau (1995), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Amen » de Costa-Gavras (2002), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « 8 femmes » de François Ozon (2002), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Bon Voyage » de Jean-Paul Rappeneau (2003), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Ne le dis à personne » de Guillaume Canet (2006), ingénieur du son (Source : IMDb, 2012).
  • « Ensemble, c’est tout » de Claude Berri (2007), ingénieur du son (Source : Wikipédia, 2008).
  • « Les Petits mouchoirs » de Guillaume Canet (2010), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Tu seras mon fils » de Gilles Legrand (2010), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Mon père est femme de ménage » de Saphia Azzeddine (2010), création sonore, ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Vie d’une autre » de Sylvie Testud (2012), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Infidèles » (film à sketches, 2012), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).
  • « L’Artiste et son modèle » de Fernando Trueba (2012), ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023).

Interprétation et présence à l’écran

Bien que principalement identifié à son travail dans les départements du son, Pierre Gamet apparaît aussi comme acteur. Il est notamment crédité au casting du film « Erica Minor » de Bertrand Van Effenterre, sorti en 1974, où il tient un petit rôle au sein d’une distribution dominée par des comédiens professionnels (Source : IMDb, 2012). Cette expérience reste ponctuelle dans une carrière essentiellement consacrée aux métiers techniques, mais elle illustre la porosité possible entre différents postes au sein d’une même production (Source : AlloCiné, 2023). Sa présence à l’écran demeure toutefois marginale au regard de l’ampleur de sa filmographie comme ingénieur du son, qui constitue le cœur de sa contribution au cinéma (Source : IMDb, 2012).

Filmographie de Pierre Gamet

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

8 femmes (2002) - Affiche
6.9 / 10
8 femmes
sound designer
Cyrano de Bergerac (1990) - Affiche
7.3 / 10
Cyrano de Bergerac
sound
Manon des sources (1986) - Affiche
7.6 / 10
Manon des sources
sound

Galerie photos de Pierre Gamet

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

L'Artiste et son modèle (2012) - Affiche
2012
Le Bruit des glaçons (2010) - Affiche
sound engineer
2010
Venganza (2008) - Affiche
2008
Le Miracle de Candeal (2004) - Affiche
sound engineer
2004
San Antonio (2004) - Affiche
2004
Bon voyage (2003) - Affiche
2003

Récompenses et Nominations

1Victoire
2Nominations

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.