Ulrich Beiger: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ulrich Beiger en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
156
œuvres recensées
111 films · 45 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, Ulrich Beiger apparaît dans « Sur les lieux du crime » avec les rôles de Schneck, Mr. Lange et Intendant. Né le 26 août 1918 à Munich, l’acteur allemand meurt dans cette même ville le 18 septembre 1996.
Des rôles de série dans le polar allemand
Le nom d’Ulrich Beiger revient souvent dans les séries policières allemandes des années 1970. Dans « Inspecteur Derrick » en 1974, puis dans « Le Renard » en 1977, il endosse des figures d’autorité ou de profession installée, de l’Apotheker Schmitt au Staatsanwalt, en passant par l’Oberarzt. Cette même année, il passe par « Soko brigade des stups/ Soko section homicide » sous les traits de Wahlstedt, de Sadinski et d’un Museumsdirektor. Le registre est précis, presque administratif, avec des personnages dont le titre social suffit à dessiner la place dans l’intrigue.
Dans « Un cas pour deux » en 1981, il retrouve ce type de présence avec un vorsitzender Richter et un Juwelier. La série exploite alors un acteur capable de passer d’un juge à un commerçant spécialisé sans forcer l’effet. Ce va-et-vient entre les fictions judiciaires et les récits d’enquête forme une part solide de sa présence à l’écran, au point de rendre ses apparitions immédiatement lisibles pour le spectateur allemand de l’époque.
Les années 1950 et le cinéma de genre
En 1951, Ulrich Beiger joue dans « Die Sehnsucht des Herzens » en Assistenzarzt, puis dans « Rausch einer Nacht » en Dr. Felix Fichtner. La décennie suivante le voit passer par des titres très différents, de « Clivia » de Karl Anton à « Le Destructeur » de Georg Wilhelm Pabst en 1954, puis « Oasis » d’Yves Allégret en 1955. Ces films situent son activité dans un cinéma populaire ou de fabrication soignée, où les seconds rôles assurent une circulation fluide des récits.
Il apparaît encore dans « Le Médecin et l'amour » de Rolf Thiele en 1957, puis dans « La Grenouille attaque Scotland Yard » de Harald Reinl en 1959. Au tournant des années 1960, il figure dans « Scotland Yard contre Cercle rouge » et « Scotland Yard contre le masque », puis dans « Der Fälscher von London » de Harald Reinl en 1961. Le fil conducteur reste net: des productions de divertissement où son nom accompagne des dispositifs d’enquête, d’arnaque ou de comédie policière.
Un visage régulier des écrans allemands
En 1963, Ulrich Beiger passe par « La Grande Évasion » de John Sturges dans le rôle de Preissen, puis en 1968 par « Bübchen » comme Kriminalkommissar. L’année suivante, « Klassenkeile » de Franz Josef Gottlieb lui confie le personnage du Professeur Hasemann. Ces films, différents par leur ton et leur format, montrent un interprète disponible pour les cadres les plus variés du cinéma de genre et de comédie.
La première moitié des années 1970 concentre plusieurs apparitions dans des œuvres allemandes populaires. Il figure dans « Le Château » en 1972, puis dans « Drei Männer im Schnee » en 1974 comme Staatsanwalt, dans « Charlys Nichten » comme Dr. Stingl, et dans « Es knallt - und die Engel singen » comme Don Rosario. En 1975, « Das verrückteste Auto der Welt » de Rudolf Zehetgruber lui donne le rôle du Marchese de la Pozzi, avant « Das Gesetz des Clans » d’Eugen York en 1977, où il est Kommissar Ramirez. Les personnages changent, la fonction reste claire: magistrat, médecin, policier, aristocrate ou notable.
Dernières apparitions connues
En 1979, Ulrich Beiger rejoint « Zwei tolle Käfer räumen auf » de Rudolf Zehetgruber. Deux ans plus tard, il est Lucca dans « Laß laufen, Kumpel » de Franz Marischka. La suite mentionne encore « Zärtliche Chaoten » de Franz Josef Gottlieb en 1987, puis « Driving Me Crazy » en 1991. Ces titres ferment une présence étalée sur plusieurs décennies, sans rupture spectaculaire ni reclassement visible de son activité.
La constance de sa filmographie tient moins à un rôle central qu’à une aptitude à épouser les besoins d’un cinéma de format régulier, souvent centré sur l’action, l’enquête ou la comédie de mœurs. Ulrich Beiger meurt à Munich le 18 septembre 1996, à 78 ans, après avoir traversé une longue période de productions où sa silhouette revient dans des fonctions immédiatement identifiables.
- 1942: « Kleine Residenz » — Möller
- 1951: « Die Sehnsucht des Herzens » — Assistenzarzt
- 1954: « Le Destructeur » de Georg Wilhelm Pabst
- 1959: « La Grenouille attaque Scotland Yard » — Everett
- 1963: « La Grande Évasion » de John Sturges — Preissen
- 1970: « Sur les lieux du crime » — Schneck, Mr. Lange, Intendant
- 1977: « Le Renard » — Apotheker Schmitt, Staatsanwalt, Oberarzt
- 1981: « Un cas pour deux » — vorsitzender Richter, Juwelier
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