Charles Regnier: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Regnier en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
164
œuvres recensées
153 films · 11 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1958, Douglas Sirk distribue Charles Régnier dans « Le Temps d'aimer et le temps de mourir ». L'acteur allemand, né le 22 juillet 1914 à Fribourg-en-Brisgau, a déjà derrière lui plusieurs apparitions au cinéma européen quand ce film l’inscrit dans une circulation plus large, entre productions allemandes et tournages français.
Charles Régnier dans le cinéma européen
En 1949, il apparaît dans « La Chair » de Josef von Báky. Le film ouvre une série d’interprétations qui le mène d’un pays à l’autre, sans l’enfermer dans une seule industrie. Régnier passe ensuite chez Gustav Ucicky avec « Die Hexe » et chez Alfred Weidenmann avec « L’Amiral Canaris » en 1954.
La suite le conduit vers Yves Allégret avec « Oasis » en 1955, puis vers William Dieterle pour « Feu magique » la même année. Sa présence se retrouve encore dans « Anastasia, la dernière fille du tsar » de Falk Harnack en 1956, puis dans « La Reine Louise » de Wolfgang Liebeneiner en 1957, où il tient le rôle de Talleyrand. Ces films dessinent une activité soutenue dans le cinéma de langue allemande et dans des coproductions qui circulent largement en Europe.
Au tournant de la décennie, il travaille avec Kurt Meisel pour « Cour martiale » en 1959, avec Helmut Käutner pour « Et tout le reste n'est que silence » la même année, puis avec Michel Clément dans « Le Bal des espions » en 1960. Le début des années 1960 le voit encore chez Phil Karlson, Robert Siodmak et Kurt Hoffmann, avec « Le Dernier Passage », « L'Affaire Nina B. » et « Le Mariage de monsieur Mississippi » en 1961.
Les années françaises
En 1962, George Seaton lui confie « Trahison sur commande », tandis qu’Alfred Weidenmann, Rolf Thiele et Werner Klingler le sollicitent pour « Adorable Julia », « Les Liaisons douteuses » et « Échec à la brigade criminelle ». Charles Régnier circule alors d’un plateau à l’autre avec une régularité qui le maintient au contact des cinémas allemand et français.
L’année 1963 concentre plusieurs titres où son nom revient avec fréquence. Il joue dans « Le Grand Retour » d’Arthur Hiller, « Le Crapaud masqué » de Franz Josef Gottlieb, « Peau de banane » de Marcel Ophuls, puis dans « Les Tontons flingueurs » de Georges Lautner, où il interprète Tomate. La même année, il apparaît encore dans « Le Grand Jeu de l'amour » et « Le Dernier Alibi ».
Le milieu de la décennie le retrouve dans des productions où son nom reste associé à des personnages précis. Bernard Borderie le distribue dans « Angélique, marquise des anges » en 1964, puis dans « Merveilleuse Angélique » en 1965, où il reprend le rôle de Conan-Bécher. Cette même année, James Hill le choisit pour « Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur », Maurice Labro pour « Corrida pour un espion », Jean-Charles Dudrumet pour « Pleins feux sur Stanislas », et Alfred Weidenmann pour « Du suif dans l'Orient-Express ».
Des seconds rôles aux visages de pouvoir
Dans « Le voyage » de 1959, Charles Régnier interprète Capt. Ornikidze. Le film le place dans une série de rôles d’autorité ou d’entourage politique qui traversent sa filmographie de cette période. Chez Phil Karlson, il figure dans « Le Dernier Passage » en 1961; chez George Seaton, il est présent dans « Trahison sur commande » l’année suivante.
En 1963, « Peau de banane » lui donne le rôle du vrai Bontemps, tandis que « Les Tontons flingueurs » le fixe durablement dans les mémoires avec Tomate. Le film de Lautner s’inscrit dans une année particulièrement dense pour lui, au milieu d’une suite de participations qui le voient passer de Marcel Ophuls à Alfred Vohrer et Franz Josef Gottlieb sans rupture visible de rythme.
La fin des années 1960 et la décennie suivante prolongent cette présence. Il apparaît dans « Avec la peau des autres » de Jacques Deray en 1966, puis dans « L'Œuf du serpent » d’Ingmar Bergman en 1977 et « Fabian » de Wolf Gremm en 1980. La liste se poursuit avec « Rosa Luxemburg » de Margarethe von Trotta en 1986, où il joue Jean Jaurès, puis « Le Passager » de Thomas Brasch en 1988 et « L'Insaisissable » d’Oskar Roehler en 2000.
Un acteur de continuité, jusqu’à 2000
En 1962, il figure aussi dans « Freud », sans mention de personnage, au sein d’un ensemble de productions qui le maintiennent proche de projets d’envergure internationale. Quelques mois plus tard, « Les Mystères d'Angkor » l’associe encore à William Dieterle, réalisateur déjà rencontré en 1955 avec « Feu magique ». Cette répétition de collaborations avec certains metteurs en scène révèle une confiance professionnelle durable.
La décennie 1980 ne marque pas un arrêt mais une autre cadence. Régnier apparaît dans « Rosa Luxemburg » en 1986, production de Margarethe von Trotta, puis dans « Le Passager » deux ans plus tard. Son dernier crédit relevé au cinéma remonte à « L'Insaisissable » en 2000, avant sa mort le 13 septembre 2001 à Bad Wiessee. La période s’étire donc sur plus d’un demi-siècle, avec une présence régulière dans des productions allemandes, françaises et internationales.
L’ensemble donne la mesure d’un interprète que les cinéastes utilisent pour des partitions très diverses, du policier au drame historique, du film d’espionnage à la fresque politique. Son nom circule surtout dans des distributions où les personnages secondaires structurent l’action, et où chaque apparition ajoute une pièce à une filmographie qui dépasse 135 films entre 1949 et 2001.
Films et séries avec Charles Regnier
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Charles Regnier
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Charles Regnier
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



















