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Paul Misraki - Photo
Connu pour
Son
Sexe
Homme
Crédits connus
92
Né
28/01/1908
Lieu de naissance
Constantinople, Ottoman Empire [now Istanbul, Turkey]
Décédé
29/10/1998 (90 ans)

Paul Misraki: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Paul Marie Misrachi

Repères de carrière

La carrière de Paul Misraki en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

88

œuvres recensées

88 films · 0 séries

Première année recensée
1931
Dernière année recensée
1990

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 28 janvier 1908 à Constantinople, alors partie de l’Empire ottoman, Paul Misraki grandit dans un environnement où la pratique du piano et de la composition s’impose très tôt comme un horizon professionnel, avant de s’installer durablement en France où il se forme à la musique savante et à l’harmonie dans le cadre d’études classiques. (Source : Wikipédia, 2004) Au tournant des années 1920, il s’intéresse autant au répertoire symphonique qu’aux formes légères, intégrant les codes du jazz naissant qui irriguent alors les orchestres français. (Source : Wikipédia, 2004) En 1929, il rejoint la troupe de Ray Ventura, « Ray Ventura et ses Collégiens », en qualité de compositeur, arrangeur et pianiste, ce qui marque un premier jalon déterminant dans sa carrière publique. (Source : Wikipédia, 2004) Il devient l’un des deux principaux chanteurs solistes de l’orchestre, aux côtés de Coco Aslan, et prête sa voix à plusieurs titres populaires comme « Chez moi », « Insensiblement » ou « Sur deux notes ». (Source : Wikipédia, 2004) L’expérience Ventura façonne son rapport à la chanson, à l’orchestration et à la scène, et installe son nom dans le paysage musical et médiatique de l’entre-deux-guerres. (Source : Wikipédia, 2004)

Parallèlement à cette activité au sein d’un ensemble emblématique de la variété française, Misraki compose dès le milieu des années 1930 des chansons appelées à connaître une large diffusion radiophonique et discographique. (Source : Wikipédia, 2004) Il signe notamment « Tout va très bien madame la marquise » en 1936, « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine » en 1937, « Je chante » la même année, ou encore « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? », qui s’imposent comme des succès de music-hall et contribuent à sa reconnaissance professionnelle. (Source : Wikipédia, 2004) Ces chansons, écrites pour Ray Ventura et ses Collégiens, s’inscrivent dans une tradition satirique et légère qui accompagne l’actualité sociale, tout en valorisant un travail d’écriture structuré sur le plan mélodique. (Source : Wikipédia, 2004) Cette première période, centrée sur la chanson et l’orchestre, prépare son passage vers des formes plus longues comme l’opérette et, bientôt, la musique de film. (Source : Wikipédia, 2004) Elle consolide aussi ses relations avec des paroliers comme André Hornez, qui joueront un rôle important dans la suite de son parcours. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024)

Opérettes, comédies musicales et activité scénique

Au milieu des années 1930, Paul Misraki s’oriente vers le théâtre musical et l’opérette, prolongeant naturellement son travail dans la chanson par des structures dramatiques plus développées. (Source : Wikipédia, 2004) Une première opérette de jeunesse, « Amandine », reste inédite, mais « Normandie », créée en 1936 aux Bouffes-Parisiens, rencontre un réel succès et s’impose comme l’une de ses œuvres scéniques majeures. (Source : IMDb, 1998) Il poursuit dans ce registre avec « Double Six », créée en 1937, qui confirme son intérêt pour une écriture mêlant humour, rythme et efficacité mélodique. (Source : Wikipédia, 2004) Après la guerre, il compose « Le Chevalier Bayard », créé le 1er octobre 1948 à l’Alhambra à Paris, sur des textes de Bruno Coquatrix et André Hornez, ce qui atteste de collaborations régulières avec des figures centrales du spectacle parisien. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Dans les années suivantes, il signe encore « La Petite datcha » en 1960 et « Mouche » en 1966, consolidant une œuvre d’opérette qui s’étend sur plusieurs décennies. (Source : Wikipédia, 2004)

La période de la Seconde Guerre mondiale marque un déplacement géographique et artistique important : en raison du contexte, Misraki suit Ray Ventura en tournée en Amérique du Sud, où il compose à la fois pour l’orchestre et pour de nouveaux projets scéniques. (Source : Wikipédia, 2004) En 1942, à Rio de Janeiro, il écrit la musique de scène d’une nouvelle présentation de « On ne badine pas avec l’amour » à la demande de Louis Jouvet, alors en tournée en Amérique latine, ce qui témoigne d’une insertion dans un réseau théâtral international. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) L’année suivante, il compose la comédie musicale « Si Eva se hubiese vestido », créée au Teatro Astral de Buenos Aires le 7 juillet 1944, dont est tirée la chanson « Una Mujer », devenue un standard en Argentine et au Brésil. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Cette activité sud-américaine élargit sa pratique au-delà du cadre français, associant musique de scène, chanson et comédie musicale dans un contexte de tournée. (Source : Wikipédia, 2004) À plus long terme, ses opérettes, notamment « Normandie » et « Double Six », connaissent des reprises, comme le retour sur la scène du théâtre Déjazet et des représentations à Compiègne et à La Nouvelle Ève, attestant d’une circulation continue de son répertoire. (Source : Wikipédia, 2004)

Accès au cinéma et développement de la musique de film

Dès les années 1930, Paul Misraki commence à écrire pour le cinéma, un domaine qui deviendra central dans sa carrière et l’amènera à signer la musique de plus de 160 longs métrages. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Sa filmographie des débuts comprend notamment « American Love » (1931), « Coralie et Compagnie » (1934) ou « Moutonnet » (1936), qui illustrent une première phase de collaboration avec le cinéma français de l’entre-deux-guerres. (Source : Wikipédia, 2006) À la fin de la décennie, il compose pour « Claudine à l’école » (1937), « La Maison d’en face » (1937) ou « Chéri-Bibi » (1938), consolidant sa position de compositeur régulier auprès des réalisateurs de comédies et de drames populaires. (Source : Wikipédia, 2006) On le retrouve également au générique de « Whirlwind of Paris » (1939) et « La Famille Duraton » (1939), ce qui confirme la fréquence de ses interventions musicales à l’écran à la veille de la guerre. (Source : Wikipédia, 2006) Cette période fonde un mode de travail où la chanson, la partition orchestrale et les impératifs narratifs du film se répondent. (Source : Wikipédia, 2006)

Après son passage en Amérique du Sud pendant la guerre, une étape importante intervient lorsqu’en 1945 la RKO le contacte pour collaborer à Hollywood sur « Heartbeat » (« Un cœur à prendre »), remake américain du film français « Battement de cœur » auquel il avait déjà participé. (Source : Wikipédia, 2004) Il compose pour ce projet une partition intégrant notamment une scène destinée à Ginger Rogers, qui s’inscrit dans la tradition du cinéma de studio hollywoodien du milieu des années 1940. (Source : Wikipédia, 2004) De retour en France, il renforce ses liens avec plusieurs cinéastes, parmi lesquels Yves Allégret, pour lequel il signe la musique des « Orgueilleux », et Jean Boyer, avec qui il collabore sur de nombreux titres. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Dans les années 1950, il travaille aussi avec Jacques Becker sur « Ali Baba et les Quarante voleurs » (1954) et « Montparnasse 19 » (1958), ce qui illustre une présence à la fois dans le cinéma d’aventure et dans le biopic d’artiste. (Source : Wikipédia, 2006) Parallèlement, il compose pour Orson Welles la musique de « Mr. Arkadin » (1955), qui sera ultérieurement jouée en version de concert, confirmant l’intérêt durable pour cette partition. (Source : Wikipédia, 2006; YouTube – Orchestre Philharmonique de Radio France, 2019)

Collaborations avec la Nouvelle Vague et œuvres marquantes

À partir de la seconde moitié des années 1950, la musique de film occupe une place croissante dans l’activité de Paul Misraki, qui devient un collaborateur recherché par plusieurs cinéastes associés à la Nouvelle Vague. (Source : Wikipédia, 2004) En 1956, il compose la musique de « Et Dieu… créa la femme » de Roger Vadim, film emblématique du cinéma français de l’époque, qui contribue à installer son nom dans un contexte de renouvellement des formes et des thèmes. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Il travaille aussi avec Claude Chabrol sur « Les Cousins », confirmant sa capacité à adapter son écriture à des univers cinématographiques plus sombres ou ironiques. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024) Dans ces collaborations, Misraki développe une approche où le motif musical s’articule étroitement à la dramaturgie et au montage, tout en conservant une signature mélodique identifiable. (Source : Wikipédia, 2004) Cette décennie le voit également signer des partitions pour des films policiers, sentimentaux ou historiques, illustrant une grande diversité de genres. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024)

En 1965, il compose la musique d’« Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution » de Jean-Luc Godard, l’un de ses travaux les plus commentés, qui associe un dispositif de science-fiction à une esthétique de film noir. (Source : Wikipédia, 2006; IMDb, 1998) La même année, il signe la partition de « Le Majordome » et, en 1966, celle de « Attack of the Robots », poursuivant un travail régulier dans un registre mêlant fantastique et espionnage. (Source : Wikipédia, 2006) Les années 1960 comportent également « Sept hommes et une garce » (1967), film d’aventure pour lequel sa musique accompagne un récit de cape et d’épée, et témoignent de sa présence sur des productions de plus grande envergure. (Source : Wikipédia, 2006) Plus tôt, dans les années 1950, il avait déjà marqué le cinéma populaire français avec des titres comme « Les Femmes s’en balancent » (1954), « Le Gendarme de Champignol » (1959) ou « Nous irons à Deauville » (1962), dont les musiques ont été largement diffusées. (Source : Wikipédia, 2006; YouTube, 2017) Cette continuité du travail, des films d’Allégret et Vadim jusqu’à Godard, inscrit Misraki dans une histoire longue de la musique de film, traversant plusieurs générations de cinéastes. (Source : Wikipédia, 2004)

Travaux pour la télévision, œuvres symphoniques et reconnaissances

À partir des années 1970 et 1980, la carrière de Paul Misraki s’étend également à la télévision, où il compose pour des téléfilms et séries, prolongeant ainsi son activité dans l’audiovisuel. (Source : IMDb, 1998) On le retrouve notamment au générique de « Le mystère du gala maudit ou La fabuleuse aventure du grand orchestre du Splendid » (téléfilm, 1982), de la série « Hôtel du siècle » (1985, un épisode), ou encore de « Les Aventures de Franck et Foo-Yang » (mini-série, 1989). (Source : IMDb, 1998) Il intervient aussi comme compositeur sur des productions de la fin de sa carrière, telles que « Aujourd’hui peut-être… » (1991, crédit non mentionné) et le téléfilm « La Vérité en face » (1993), témoignant d’une activité soutenue jusque dans les années 1990. (Source : IMDb, 1998) Ses compositions continuent par ailleurs d’être utilisées en bande sonore dans des films ultérieurs, comme « The Quiet American » (2002) ou « A Good Year » (2006), où ses chansons figurent en tant que musiques préexistantes. (Source : IMDb, 1998) Cette circulation postérieure de son œuvre participe à la présence durable de son catalogue dans le cinéma international. (Source : IMDb, 1998)

En parallèle de la musique de film et de scène, Misraki se consacre à quelques œuvres de concert, dont « Rhapsodia Brasileira », une pièce symphonique créée aux Concerts Colonne en 1967 et reprise au Festival de Rio de Janeiro en 1968. (Source : Wikipédia, 2004) Il mène également une activité littéraire importante, publiant des essais, romans et textes à dimension philosophique et spirituelle, même si cette production relève d’un autre versant de sa carrière. (Source : Wikipédia, 2004) Sur le plan institutionnel, il est sociétaire de la SACEM pendant plus de soixante ans, ce qui atteste d’une inscription durable dans les structures professionnelles de la musique en France. (Source : Wikipédia, 2004) Il reçoit à deux reprises le Grand Prix de la chanson de la SACEM, en 1964 et en 1982, récompenses qui saluent la qualité et la diffusion de son travail d’auteur et de compositeur. (Source : Wikipédia, 2004) En 1990, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et reçoit également l’insigne de l’Ordre des Arts et des Lettres, reconnaissances officielles de l’ensemble de son apport à la musique, à la chanson et à la création pour l’image. (Source : Wikipédia, 2004)

Paul Misraki meurt le 29 octobre 1998 à Paris, après une carrière couvrant plus de six décennies, marquée par une présence continue dans la chanson, l’opérette, le cinéma et la télévision. (Source : Wikipédia, 2004; IMDb, 1998) Ses musiques restent régulièrement jouées, enregistrées ou réutilisées, qu’il s’agisse de partitions symphoniques, de chansons des années 1930 ou de bandes originales de films de la Nouvelle Vague. (Source : Théâtre Musical – Opérette, 2024; IMDb, 1998) Cette trajectoire, qui va de l’orchestre de Ray Ventura aux collaborations avec Orson Welles, Roger Vadim, Claude Chabrol et Jean-Luc Godard, a contribué à façonner une partie du paysage sonore du cinéma français et européen du XXe siècle. (Source : Wikipédia, 2004; Wikipédia, 2006)

Filmographie de Paul Misraki

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Le Doulos (1962) - Affiche
7.4 / 10
Le Doulos
original music composer
Et Dieu… créa la femme (1956) - Affiche
6.1 / 10
Et Dieu… créa la femme
original music composer
Dossier secret (1955) - Affiche
6.8 / 10
Dossier secret
original music composer
Ali Baba et les Quarante Voleurs (1954) - Affiche
6.2 / 10
Ali Baba et les Quarante Voleurs
original music composer

Galerie photos de Paul Misraki

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Stress (1984) - Affiche
original music composer
1984
Un si joli village... (1979) - Affiche
original music composer
1979
La Bullle (1975) - Affiche
1975
...La Main à couper (1974) - Affiche
original music composer
1974
Un meurtre est un meurtre (1972) - Affiche
original music composer
1972
Le rouble à deux faces (1968) - Affiche
original music composer
1968
Jack und Jenny (1963) - Affiche
original music composer
1963
L'assassin connaît la musique (1963) - Affiche
original music composer
1963
Le Doulos (1962) - Affiche
original music composer
1962
Lemmy pour les dames (1962) - Affiche
original music composer
1962

La Chance aux chansons (1984) - Affiche
Inconnu
- Épisode 3 (1989)
•
S06E03
•
Lui-même
- Épisode 2 (1989)
•
S06E02
•
Lui-même
- Épisode 10 (1987)
•
S04E10
•
Lui-même
1984
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Inconnu
- Épisode 11 (1990)
•
S09E11
•
Lui-même
1982
Aujourd'hui la vie (1982) - Affiche
Inconnu
•
S01E29
•
Lui-même
1982
Inconnu
- Épisode 1 (1975)
•
S01E01
•
Lui-même
1975
Tourbillon de Paris (1939) - Affiche
Paul (non crédité)
1939

Les Dents longues (1953) - Affiche
1953
Elle et moi (1952) - Affiche
compositor
1952

La Chance aux chansons (1984) - Affiche
Lui-même
1984
Aujourd'hui la vie (1982) - Affiche
Lui-même
1982
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Lui-même
1982
Lui-même
1975

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.