Yolande Moreau: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Yolande Moreau en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
112
œuvres recensées
107 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1984
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Yolande Moreau naît à Bruxelles en 1953 et s’oriente rapidement vers les arts de la scène, où elle suit une formation de comédienne, notamment au sein de l’école Jacques Lecoq à Paris, qui privilégie le travail du corps et du jeu physique (Source : Théâtre du Rond-Point, 2018). À la fin des années 1970, elle est engagée par un théâtre pour enfants à Bruxelles, ce qui constitue l’un de ses premiers terrains d’expérimentation scénique (Source : Castprod, 2023). Marquée par un spectacle de la comédienne suisse Zouc, qu’elle découvre à cette période, elle décide de s’adresser à un public adulte et d’orienter son travail vers un humour plus frontal et singulier (Source : Castprod, 2023). Elle suit alors un stage à Paris auprès de Philippe Gaulier, figure importante de la pédagogie clownesque, ce qui affine davantage son approche du jeu et du burlesque (Source : Castprod, 2023). De retour à Bruxelles, elle écrit et interprète son premier one-woman-show, « Sale affaire, du sexe et du crime », présenté notamment au Festival du rire de Rochefort, où elle obtient le Grand Prix en 1982, consacrant ainsi ses débuts d’autrice-interprète sur la scène humoristique (Source : Théâtre du Rond-Point, 2018).
Premières apparitions au cinéma et collaborations marquantes
Repérée sur scène, Yolande Moreau est sollicitée par la réalisatrice Agnès Varda, qui lui offre un premier rôle au cinéma dans le court métrage « 7 p., cuis., s. de b., … » au début des années 1980 (Source : Théâtre du Rond-Point, 2018). Varda la dirige à nouveau dans le long métrage « Sans toit ni loi » sorti en 1985, où Moreau apparaît aux côtés de Sandrine Bonnaire dans un film devenu une référence du cinéma d’auteur français (Source : Théâtre du Rond-Point, 2018). Par la suite, elle enchaîne les seconds rôles au cinéma, s’inscrivant dans un registre mêlant comédie et gravité, et collabore avec plusieurs réalisateurs français et belges qui l’intègrent à des distributions souvent chorales (Source : Unifrance, 2024). Au tournant des années 2000, elle participe à divers projets, parmi lesquels des productions belges et françaises qui circulent dans les festivals, ce qui renforce peu à peu sa visibilité hors de son pays d’origine (Source : Unifrance, 2024). Cette période installe progressivement Yolande Moreau comme une figure identifiable du cinéma francophone, capable de passer du registre comique au drame avec une continuité de présence à l’écran (Source : Unifrance, 2024).
Les Deschiens et la reconnaissance télévisuelle
Parallèlement à ses activités au théâtre et au cinéma, Yolande Moreau rejoint la troupe des Deschiens, créée autour de François Morel, Olivier Saladin et d’un collectif d’auteurs et de comédiens, pour une série de sketches diffusés à la télévision française dans les années 1990 (Source : Castprod, 2023). Cette série, construite sur de courtes saynètes mettant en scène des personnages issus d’un quotidien rural ou provincial, installe un ton à la fois absurde et corrosif, dans lequel Moreau développe des figures populaires marquées par une forte dimension burlesque (Source : Castprod, 2023). La diffusion régulière de ces sketches sur Canal+ donne à la comédienne une notoriété importante auprès du grand public, tout en renforçant sa place au sein d’un paysage comique où l’humour de situation se combine à une écriture proche du théâtre de troupe (Source : Castprod, 2023). Les Deschiens constituent aussi un laboratoire de jeu, où elle travaille un langage corporel et vocal minimaliste, en adéquation avec le dispositif visuel épuré de la série (Source : Castprod, 2023). Ce passage par la télévision ancre durablement son image de comédienne, tout en restant cohérent avec son parcours scénique et son goût pour des formes artistiques issues du cabaret et du clown (Source : Castprod, 2023).
Consécration avec « Quand la mer monte »
En 2004, Yolande Moreau passe à la réalisation avec le long métrage « Quand la mer monte », coréalisé avec Gilles Porte, dans lequel elle tient également le rôle principal, celui d’une artiste de spectacle itinérant (Source : Wikipedia, 2023). Le film, tourné dans le Nord de la France et en Belgique, suit la tournée d’un one-woman-show et intègre à la fiction des éléments issus de l’univers scénique développé par Moreau depuis ses débuts (Source : Unifrance, 2024). En 2005, « Quand la mer monte » est distingué aux César, décrochant le César de la meilleure première œuvre ainsi que celui de la meilleure actrice pour Yolande Moreau, qui est ainsi reconnue à la fois comme réalisatrice et interprète (Source : AlloCiné, 2007). Le film obtient également une nomination au prix Louis-Delluc 2004, dans la catégorie meilleur premier film, confirmant son inscription dans le champ du cinéma d’auteur français (Source : AlloCiné, 2007). Cette double récompense aux César marque un tournant dans sa carrière, en installant durablement son nom au sein des palmarès nationaux et en ouvrant la voie à d’autres projets de cinéma d’auteur où elle occupe des rôles centraux (Source : Le Monde, 2009).
- « Quand la mer monte » (2004), coréalisation avec Gilles Porte, César de la meilleure première œuvre et César de la meilleure actrice en 2005 (Source : AlloCiné, 2007).
« Séraphine » et les grandes récompenses
En 2008, Yolande Moreau tient le rôle-titre de « Séraphine » de Martin Provost, consacré à la peintre Séraphine de Senlis, dans un film qui s’inscrit dans la tradition du biopic intimiste (Source : Le Monde, 2009). Le long métrage se concentre sur la relation entre l’artiste autodidacte et le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, en ancrant le récit dans la France du début du XXe siècle (Source : Le Monde, 2009). Lors de la 34e cérémonie des César, en 2009, « Séraphine » obtient sept trophées, dont celui du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour Yolande Moreau, qui reçoit ainsi son deuxième César d’interprétation (Source : Le Monde, 2009). La même année, elle est également récompensée par les Lumières de la presse étrangère dans la catégorie meilleure actrice, ainsi que par les Étoiles d’Or de la presse du cinéma français pour son interprétation dans ce film (Source : AlloCiné, 2007). Cette accumulation de distinctions renforce sa place dans le cinéma francophone et fait de « Séraphine » l’un des points de référence majeurs de sa filmographie (Source : AlloCiné, 2007).
- « Séraphine » (2008), réalisation Martin Provost, César de la meilleure actrice 2009 (Source : Le Monde, 2009).
Filmographie marquante au cinéma
Au-delà de ses films les plus primés, Yolande Moreau participe à une filmographie variée, qui s’étend sur plusieurs décennies et couvre des registres très divers (Source : IMDb, 2024). En 2008, elle apparaît dans « Louise-Michel » de Gustave Kervern et Benoît Delépine, présenté dans plusieurs festivals et distingué notamment au festival COLCOA, où elle reçoit avec le film une mention spéciale du prix de la Critique (Source : AlloCiné, 2007). Elle joue ensuite dans la comédie fantastique « Micmacs à tire-larigot » de Jean-Pierre Jeunet, sortie en 2009, qui s’inscrit dans un univers visuel très marqué, typique du réalisateur (Source : IMDb, 2024). En 2010, elle tient un rôle dans le film de genre « La Meute », un thriller horrifique sélectionné au Festival de Cannes dans une section parallèle, où elle explore un registre plus sombre et violent (Source : AlloCiné, 2007). Elle participe également à « Camille redouble » de Noémie Lvovsky, sorti en 2012, pour lequel elle obtient une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2013, tandis qu’elle reçoit le Magritte de la meilleure actrice dans un second rôle pour cette même performance (Source : AlloCiné, 2007).
- « Louise-Michel » (2008), réalisation Gustave Kervern et Benoît Delépine, mention spéciale prix de la Critique COLCOA (Source : AlloCiné, 2007).
- « Micmacs à tire-larigot » (2009), réalisation Jean-Pierre Jeunet (Source : IMDb, 2024).
- « La Meute » (2010), film de genre présenté à Cannes dans une section parallèle (Source : AlloCiné, 2007).
- « Camille redouble » (2012), réalisation Noémie Lvovsky, nomination César du second rôle féminin 2013 et Magritte de la meilleure actrice dans un second rôle (Source : AlloCiné, 2007).
Réalisation et projets d’auteur : « Henri » et au-delà
Après « Quand la mer monte », Yolande Moreau poursuit son travail de cinéaste avec « Henri », long métrage qu’elle réalise et qui sort en 2013 (Source : Wikipedia, 2023). Le film, centré sur la rencontre entre un patron de friterie et une jeune femme vivant dans un foyer pour personnes déficientes mentales, est présenté à la Quinzaine des cinéastes (alors Quinzaine des réalisateurs) lors du Festival de Cannes 2013 en film de clôture (Source : AlloCiné, 2007). « Henri » obtient plusieurs nominations aux Magritte du cinéma en 2015, notamment dans les catégories meilleure réalisation, meilleur scénario original ou adaptation et meilleur film, confirmant l’ancrage de Moreau dans le paysage du cinéma belge d’auteur (Source : AlloCiné, 2007). Le film reçoit également le prix du meilleur long métrage au Festival international de cinéma de Vernon, la même année, ce qui témoigne de sa circulation dans le réseau des festivals (Source : AlloCiné, 2007). Cette activité de réalisatrice vient compléter un parcours d’actrice déjà largement reconnu, et inscrit Yolande Moreau dans une double posture d’interprète et d’autrice de ses propres projets (Source : Wikipedia, 2023).
- « Henri » (2013), réalisation Yolande Moreau, film de clôture Quinzaine des cinéastes 2013, prix du meilleur long métrage au Festival international de cinéma de Vernon, nominations multiples aux Magritte 2015 (Source : AlloCiné, 2007).
Distinctions et statut dans le cinéma francophone
Au fil de sa carrière, Yolande Moreau accumule un nombre significatif de distinctions, qui traduisent la reconnaissance durable de la profession (Source : AlloCiné, 2007). Elle obtient trois César : celui de la meilleure première œuvre pour « Quand la mer monte » en 2005, ainsi que deux César de la meilleure actrice en 2005 pour ce même film et en 2009 pour « Séraphine », ce qui fait d’elle l’une des comédiennes belges les plus récompensées par l’Académie française (Source : Wikipedia, 2005). À ces récompenses s’ajoutent des prix de la critique, dont les Étoiles d’Or de la presse du cinéma français et les Lumières de la presse étrangère pour « Séraphine » en 2009 (Source : AlloCiné, 2007). Elle est également nommée aux European Film Awards dans la catégorie meilleure actrice pour « Séraphine », et son film « Quand la mer monte » est cité dans la catégorie European Discovery en 2005, ce qui inscrit sa carrière dans un cadre européen (Source : IMDb, 2024). Ces distinctions, complétées par des prix de festivals comme Angoulême ou Vernon, contribuent à ancrer Yolande Moreau dans le paysage du cinéma francophone comme une figure centrale du cinéma d’auteur, à la fois devant et derrière la caméra (Source : AlloCiné, 2007).
Films et séries avec Yolande Moreau
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Galerie photos de Yolande Moreau
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