Sylva Koscina: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sylva Koscina en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
120
œuvres recensées
117 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 1992
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1954, Sylva Koscina attire l’attention à Naples pendant le Tour d’Italie, où elle est chargée de remettre des fleurs au vainqueur d’étape. Un peu plus tard, Eduardo De Filippo l’aperçoit dans l’assistance et lui promet un petit rôle dans un film qu’il prépare. Le projet n’aboutit pas, mais elle obtient vite une première apparition au cinéma aux côtés de Totò dans « Siamo uomini o caporali » de Camillo Mastrocinque, en 1955.
Zagreb, Naples, Rome
Née le 22 août 1933 à Zagreb, alors dans le royaume de Yougoslavie, Sylva Koscina grandit dans un environnement marqué par plusieurs appartenances. Son nom de naissance, Silva Košćina, circule avec des variantes grecques et italiennes avant que s’impose la forme Sylva Koscina.
Adolescente, elle rejoint l’Italie pendant la Seconde Guerre mondiale. À Naples, elle suit des cours de physique à l’université Frédéric-II et vit dans un pensionnat de religieuses, avant qu’un épisode mondain lui ouvre une autre voie.
Cette même année, sa présence au Tour d’Italie change la donne. Dans l’assistance, Eduardo De Filippo la remarque et songe à l’engager. Le cinéma la retient finalement par un détour plus modeste, mais suffisant pour lancer une présence régulière dans des productions italiennes.
Les comédies italiennes des années 1950
Le premier rôle vraiment identifié par les sources est celui de Giulia Marcocci dans « Le disque rouge » de Pietro Germi, en 1956. Le film lui offre un visage repérable, après une apparition initiale sans continuité immédiate avec les grands ensembles de sa filmographie.
Dans ces années, elle pose aussi pour Roberto Capucci, Vincenzo Ferdinandi et Emilio Schuberth. Cette activité de mannequin accompagne ses tournages sans brouiller la place qu’elle prend dans la comédie italienne, où elle circule aux côtés d’Alberto Sordi, Nino Manfredi et Ugo Tognazzi.
« Les Travaux d'Hercule » de Pietro Francisci, sorti en 1958, la place dans un péplum très exposé, au côté de Steve Reeves. La même année, elle retrouve Sordi dans « Voleur et Voleuse » de Luigi Zampa, puis Mauro Bolognini lui confie un rôle dans « Les Jeunes Maris ».
L’année suivante, « Épouses dangereuses » de Luigi Comencini prolonge cette série de comédies, tandis qu’elle reparaît avec Totò dans « La cambiale », « Parisien malgré lui » et « Totò nella luna ». Ces films fixent une image de femme que le cinéma italien exploite abondamment sans la réduire à un seul type de rôle.
France, cape et épée, télévision
À partir de 1958, Sylva Koscina travaille aussi en France. Elle figure dans « Le Naïf aux quarante enfants » de Philippe Agostini, puis dans « Confident de ces dames » de Jean Boyer et « Les Distractions » de Jacques Dupont, aux côtés de Jean-Paul Belmondo.
En 1960, elle apparaît dans « Ravissante », avec Robert Lamoureux et Philippe Noiret, puis dans « Chacun son alibi » de Mario Camerini et « L'Agent » de Luigi Zampa. Sa présence traverse alors plusieurs productions italiennes et françaises sans se fixer dans un seul studio ni dans un seul ton.
Georges Franju la choisit en 1963 pour « Judex », où elle joue Daisy face à Channing Pollock. L’année précédente, elle avait participé au téléfilm en six épisodes « I Giacobini », dans lequel elle interprète Lucile Desmoulins. En 1964, Abel Gance la réunit à José Ferrer et Jean-Pierre Cassel dans « Cyrano et d'Artagnan », puis Claude Sautet la dirige en 1965 dans « L'Arme à gauche ».
Fellini, l’Angleterre, les années 1970 et 1980
Federico Fellini l’engage en 1964 pour « Juliette des esprits », où elle joue l’une des sœurs du personnage de Giulietta Masina. Le film la replace dans un autre paysage, plus stylisé, après les capes et épées françaises et les comédies italiennes.
La même période la conduit vers des productions britanniques. Ralph Thomas la dirige dans « X 13 agent secret » en 1964, puis dans « Plus féroces que les mâles » en 1967, avec Dirk Bogarde et Richard Johnson. Elle tourne aussi dans « Hot Enough for June » en 1964, où elle interprète Vlasta Simoneva.
En 1969, elle retrouve un registre plus sombre avec « Marquis de Sade: Justine », où elle incarne la Marquise de Bressac. Elle figure ensuite dans « Le Jour le plus court » en 1963, « A l'italienne » en 1965 sous le nom de Silva Koscina, « Casanova & Co. » en 1977 et « Les Séducteurs » en 1980, dans le segment « Armando's Notebook », où elle joue Zaira.
Les années 1970 la voient encore dans « L'Empire du crime » et « Lisa et le Diable », deux titres qui appartiennent à des territoires de cinéma très différents. Cette diversité de productions la maintient dans une circulation constante, sans qu’elle abandonne les registres qui l’avaient portée jusque-là.
Les dernières apparitions
En 1991, Sylva Koscina apparaît dans « L'odissea », où elle joue Minerva. Ce rôle vient tard dans une filmographie déjà étendue et prolonge une présence régulière au cinéma italien jusqu’aux dernières années.
Elle meurt à Rome le 26 décembre 1994, à 61 ans. Sa présence dans près de 120 films laisse l’image d’une actrice qui a traversé plusieurs cinémas européens sans s’assigner à un seul territoire esthétique.
Films et séries avec Sylva Koscina
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Galerie photos de Sylva Koscina
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