Lieh Lo: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lieh Lo en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
232
œuvres recensées
230 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1962, à Hong Kong, Lo Lieh entre à l’école d’acteurs de la Shaw Brothers après avoir quitté l’Indonésie durant son adolescence. Son nom apparaît bientôt dans des seconds rôles, puis dans des films de Chang Cheh qui fixent sa présence dans le cinéma hongkongais de l’époque.
Les années Shaw Brothers
Lo Lieh, né Wang Lap-tat le 29 juin 1939 à Pematang Siantar, commence chez Shaw Brothers après sa formation. Ses premiers passages à l’écran restent brefs, mais Temple of the Red Lotus lui donne un appui plus net, puis Le Trio magnifique en 1966 l’inscrit dans les mises en scène de Chang Cheh.
En 1968, Le Retour de l'hirondelle d'or prolonge cette collaboration. L’année suivante, The Invincible Fist et The Singing Thief confirment sa fréquentation régulière de l’univers de Chang Cheh, avant The Flying Dagger où il obtient un premier rôle en 1969.
Cette période le fait passer d’un emploi secondaire à des personnages plus exposés. Brothers Five en 1970, puis Les Griffes de jade en 1971, montrent une présence plus installée dans les productions de Shaw Brothers. La décennie s’ouvre alors sur des films d’arts martiaux qui lui donnent une identité reconnaissable.
Les rôles de sabre et de boxe
La Main de fer, sorti en 1972, compte parmi les titres les plus visibles de cette phase. Le film le place au centre d’un registre martial qui revient souvent chez lui. La même année, Les Maîtres de l'épée et Les 14 Amazones prolongent cette présence dans des distributions où il tient des figures d’autorité ou d’adversaire.
En 1973, Crash! Che botte... strippo strappo stroppio l’emmène vers une production italienne signée Antonio Margheriti. L’année suivante, La Brute, le Colt et le Karaté le retrouve dans un autre film international. Ces apparitions déplacent son visage hors du seul cadre hongkongais sans rompre avec les rôles de combat.
Les films de la seconde moitié des années 1970 le maintiennent dans ce même axe. Black Magic en 1975, puis Black Magic 2 en 1976, s’ajoutent à La Guerre des clans et Le Sabre infernal, tous deux réalisés par Chu Yuan. En 1977, Le Tigre de Jade et Les Exécuteurs de Shaolin prolongent cette série de rôles, avant La 36ème Chambre de Shaolin en 1978.
Passage derrière la caméra
En 1980, Lo Lieh réalise Le Poing mortel du dragon. Cette incursion dans la mise en scène intervient après une décennie marquée par des rôles de premier plan dans le cinéma d’arts martiaux. Le même moment le voit aussi apparaître dans L'Enfer des armes de Tsui Hark, tandis que Clan of the White Lotus figure la même année dans sa filmographie.
L’année 1981 l’associe à The Story of Woo Viet d’Ann Hui, puis Young's Female Warrior et Buddha's Palm en 1982 et 1983 prolongent la suite des rôles dans des productions hongkongaises. Il revient aussi aux films historiques avec Secret Service of the Imperial Court en 1984.
La réalisation ne devient pas un axe durable, mais elle inscrit son nom à l’intérieur même du cinéma qu’il fréquente depuis les années Shaw Brothers. Quelques années plus tard, Big Brother en 1989 et Le Parrain de Hong Kong en 1991 montrent un acteur toujours présent dans des productions de genres variés, sans abandonner le territoire du film d’action.
Des productions hongkongaises aux tournages internationaux
Lo Lieh traverse aussi des productions qui déplacent son visage d’un pays à l’autre. Dragons Forever, en 1988, l’associe à Sammo Hung, puis Just Heroes en 1989 le place dans un film de John Woo où il joue un mercenaire vieillissant. La même année, The Truth: Final Episode poursuit cette présence dans des productions de la fin des années 1980.
En 1990, Tiger Cage 2 ajoute un autre titre à cette suite. L’année suivante, Le Parrain de Hong Kong, Hong Kong Godfather et The Tigers le ramènent vers le polar et le film de gangsters. Sex and Zen figure aussi en 1991 parmi les titres qui composent cette période.
En 1992, Police Story 3: Supercop lui confie le rôle de General in Thailand. Flying Dagger apparaît encore en 1993. Cette dernière étape connue s’inscrit dans une continuité de présence plus que dans une rupture, avec des apparitions qui gardent le lien avec l’action et les récits criminels.
Un visage durable du cinéma de Hong Kong
Lo Lieh meurt le 2 novembre 2002 à Shenzhen, à l’âge de 63 ans. Sa présence se rattache à plusieurs noms qui ont compté dans le cinéma hongkongais, de Chang Cheh à Chu Yuan, en passant par Liu Chia-liang, Tsui Hark, Sammo Hung et John Woo.
Les titres retenus ici dessinent une présence régulière sur plus de 3 décennies, du milieu des années 1960 au début des années 1990. La Main de fer, La 36ème Chambre de Shaolin, Le Tigre de Jade et Police Story 3: Supercop forment des repères utiles pour mesurer cette continuité.
Son nom circule aussi sous plusieurs formes, de Wong Lap-Dat à Loh Lieh, en passant par Lit Law, Joe Lee et Law Leed. Ces variantes accompagnent une présence qui s’étend de l’Indonésie natale à Hong Kong, puis jusqu’aux tournages internationaux où il reste identifié par les rôles de combattant, de chef de bande ou de chef militaire.
Films et séries avec Lieh Lo
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