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Roger Ikor - Photo
Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
3
Né
28/05/1912
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
17/11/1986 (74 ans)

Roger Ikor: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Roger Ikor en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

2

œuvres recensées

2 films · 0 séries

Première année recensée
1969
Dernière année recensée
1977

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Roger Ikor naît le 28 mai 1912 à Paris, où il effectue l’ensemble de son cursus scolaire avant de s’orienter vers les lettres classiques. (Source : Wikipédia, 2024) Reçu à l’École normale supérieure, il suit une formation de haut niveau qui le conduit à l’agrégation de grammaire, qu’il obtient en 1935, se classant quinzième au concours. (Source : Maitron, 2010) Cette réussite l’inscrit dans la tradition des enseignants-écrivains issus de la rue d’Ulm, alors au cœur de la vie intellectuelle française. (Source : CCMM, 2007) Dès ses premières années de carrière, il conjugue ainsi une pratique exigeante de l’enseignement et une réflexion sur la langue et la littérature, qui nourrira plus tard son œuvre romanesque et essayistique. (Source : Maitron, 2010) Parallèlement à cette trajectoire académique, il commence à s’intéresser à la vie publique, notamment à travers des engagements au sein de milieux étudiants socialistes, ce qui contribue à structurer son regard sur les mouvements sociaux et les enjeux politiques de son temps. (Source : Maitron, 2010)

Carrière d’enseignant et engagement pendant la guerre

Après l’agrégation, Roger Ikor est nommé professeur de lettres, d’abord à Avignon à partir de 1937, puis dans différents lycées, dont le lycée Condorcet et le lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, où il enseigne la grammaire et la littérature. (Source : CCMM, 2007) Cette activité pédagogique s’inscrit dans la continuité d’une tradition humaniste, avec une attention portée à la transmission des textes classiques et à la formation intellectuelle des élèves. (Source : Maitron, 2010) La Seconde Guerre mondiale marque un tournant : officier d’infanterie, il est fait prisonnier à Lille en 1940 et interné à l’Oflag II-D en Poméranie, où il prend part à une organisation de résistance interne au camp. (Source : CCMM, 2007) Il y devient chef de bloc et directeur d’un journal clandestin, Ciment, ce qui témoigne de sa volonté de maintenir une activité intellectuelle et critique malgré les conditions de détention. (Source : Maitron, 2010) Une tentative d’évasion vers les lignes russes se solde par sa reprise, épisode qu’il évoquera plus tard dans ses écrits, intégrant cette expérience dans une réflexion plus large sur la guerre, le totalitarisme et la dignité humaine. (Source : Maitron, 2010)

Reprise d’activité intellectuelle et travail de journaliste

À son retour en France après la guerre, Roger Ikor reprend son métier d’enseignant tout en s’orientant plus nettement vers le journalisme et l’intervention dans le débat public. (Source : Maitron, 2010) Dès juillet 1945, il collabore aux Lettres françaises, revue littéraire et politique, avant de s’en éloigner lorsque la direction passe sous contrôle exclusif du Parti communiste. (Source : Maitron, 2010) En 1956, il rejoint la revue Demain, puis assure pendant plusieurs années une chronique hebdomadaire dans Démocratie, où il occupe régulièrement toute la dernière page, attestant d’une présence soutenue dans la presse d’idées. (Source : Maitron, 2010) Il publie également des articles dans Le Monde, notamment à l’occasion de la candidature de François Mitterrand contre Charles de Gaulle, auxquels s’ajoutent des études sur le racisme dans la revue La Nef ainsi que des travaux sur Émile Zola et Victor Hugo romancier. (Source : CCMM, 2007) Cette activité journalistique s’accompagne de conférences en France et à l’étranger, y compris un semestre d’enseignement au Queens College de New York, qui élargit son champ d’intervention à un public international. (Source : CCMM, 2007)

Œuvre romanesque et reconnaissance par le prix Goncourt

Roger Ikor développe une œuvre romanesque importante qui s’affirme dès les années 1930 avec des textes consacrés à l’histoire et aux mouvements sociaux. (Source : Wikipédia, 2024) En 1936, il publie L’Insurrection ouvrière de ou la Première Commune, puis Saint-Just en 1937, deux ouvrages qui témoignent d’un intérêt marqué pour les épisodes révolutionnaires et leurs acteurs. (Source : Wikipédia, 2024) Il poursuit après la guerre avec des romans comme À travers nos déserts (1951), Les Grands moyens (1952) et La Greffe de printemps (premier volume du cycle Les fils d’Avrom, publié chez Albin Michel en 1955), qui explorent les tensions entre héritage, modernité et identités collectives. (Source : Wikipédia, 2024) La même année paraît Les Eaux mêlées, second volume de ce diptyque, qui retrace sur trois générations l’histoire d’une famille juive installée en France et liée par le sang à une famille française non juive, en interrogeant le rapport à la patrie d’adoption. (Source : Wikipédia, 2024) Ce roman reçoit le prix Goncourt en 1955, consacrant l’écrivain sur la scène littéraire française et fixant durablement son nom autour de cette fresque romanesque. (Source : Wikipédia, 2024)

Production littéraire des années 1950-1960

À partir de la seconde moitié des années 1950, Roger Ikor maintient une activité de romancier soutenue, principalement chez l’éditeur Albin Michel. (Source : Bibio Ikor, s.d.) Après Les Eaux mêlées, il publie notamment Mise au net (Pour une révolution de la discrétion) en 1957, puis Ciel ouvert en 1959, poursuivant une réflexion sur l’individu, la société et les mutations du monde contemporain. (Source : Wikipédia, 2024) Les années 1960 sont marquées par plusieurs romans : Le Semeur de vent (1960), Les Murmures de la guerre (1961), La Pluie sur la mer (1962), La Ceinture de ciel (1964) et Gloucq ou la Toison d’Or (1965), qui réinvestissent des thèmes récurrents de son œuvre tels que la mémoire des conflits, les crises politiques et les parcours de personnages confrontés à des choix moraux complexes. (Source : Wikipédia, 2024) En 1966 paraît Les Poulains, puis en 1972 Le Tourniquet des innocents, dont l’action se déroule dans un lycée clairement inspiré du lycée Condorcet, rebaptisé « lycée Montesquieu », ce qui renforce le lien entre son expérience d’enseignant et sa fiction. (Source : Wikipédia, 2024) Cette production, dense et régulière, conforte sa place d’écrivain de romans à caractère historique, social et psychologique, inscrit dans les débats de son époque. (Source : Bibio Ikor, s.d.)

Travaux essais, activités télévisuelles et adaptations

En parallèle de ses romans, Roger Ikor signe des essais et textes de réflexion qui prolongent ses engagements intellectuels. (Source : CCMM, 2007) Il consacre des études au racisme dans la revue La Nef en 1964, ainsi que des analyses sur Zola et sur Hugo romancier, inscrivant son travail dans une tradition de critique littéraire attentive aux enjeux sociaux et politiques portés par la fiction. (Source : CCMM, 2007) Son œuvre connaît aussi une diffusion audiovisuelle : Les Eaux mêlées est adapté à la télévision en 1969 par Jean Kerchbron, avec un tournage en partie effectué à La Frette-sur-Seine et Herblay, les deux communes étant réunies dans le récit sous le nom fictif de Virelay. (Source : Wikipédia, 2024) Il apparaît par ailleurs comme auteur dans des émissions culturelles de télévision, notamment Lectures pour tous (à partir de 1953) et Apostrophes, selon les notices spécialisées, ce qui atteste de sa participation aux dispositifs médiatiques de vulgarisation littéraire. (Source : IMDb, s.d.) Cette présence dans le paysage télévisuel renforce sa visibilité auprès d’un public plus large que celui des seuls lecteurs, sans modifier la nature essentiellement littéraire de son activité. (Source : IMDb, s.d.)

Engagement contre les dérives sectaires et activités associatives

À partir des années 1980, Roger Ikor concentre une part importante de son énergie sur la lutte contre les dérives sectaires. (Source : CCMM, 2007) Il fonde le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), association qui se donne pour objectif d’analyser et de dénoncer les pratiques de groupes qu’il considère comme attentatoires aux libertés individuelles et à l’autonomie de la personne. (Source : Wikipédia, 2024) Dans ce cadre, il développe une réflexion sur les formes contemporaines de totalitarisme et d’embrigadement, qu’il présente comme des menaces spécifiques dans les sociétés démocratiques avancées. (Source : CCMM, 2007) Son engagement s’inscrit aussi dans des réseaux plus larges : il est membre du comité d’honneur de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi que du comité de patronage des Citoyens du monde, ce qui situe son action au croisement de la défense des droits humains et du combat antiraciste. (Source : CCMM, 2007) Jusqu’à sa mort, survenue le 17 novembre 1986 à Paris, il demeure associé à ces combats, qui prolongent les préoccupations éthiques et politiques déjà présentes dans son œuvre romanesque et journalistique. (Source : Maitron, 2010)

Principales œuvres marquantes

  • L’Insurrection ouvrière de ou la Première Commune, 1936, récit historique sur un mouvement insurrectionnel. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Saint-Just, 1937, ouvrage consacré à la figure révolutionnaire. (Source : Wikipédia, 2024)
  • À travers nos déserts, 1951, roman publié chez Albin Michel. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Les Grands moyens, 1952, roman de science-fiction post-apocalyptique inspiré par la guerre froide. (Source : Wikipédia, 2024)
  • La Greffe de printemps (Les fils d’Avrom, premier volume), Albin Michel, 1955. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Les Eaux mêlées (Les fils d’Avrom, second volume), Albin Michel, 1955, prix Goncourt la même année. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Mise au net (Pour une révolution de la discrétion), 1957. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Ciel ouvert, 1959. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Le Semeur de vent, 1960. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Les Murmures de la guerre, 1961, éditions Albin Michel. (Source : Wikipédia, 2024)
  • La Pluie sur la mer, 1962. (Source : Wikipédia, 2024)
  • La Ceinture de ciel, 1964. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Gloucq ou la Toison d’Or, 1965. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Les Poulains, 1966. (Source : Wikipédia, 2024)
  • Le Tourniquet des innocents, 1972, roman situé dans un lycée inspiré du lycée Condorcet. (Source : Wikipédia, 2024)

Présence et postérités

Dans les décennies qui suivent l’attribution du prix Goncourt, le nom de Roger Ikor reste associé à la représentation littéraire des trajectoires d’intégration et des tensions identitaires au sein de la société française. (Source : Wikipédia, 2024) Ses ouvrages, régulièrement réédités, figurent dans les catalogues de librairies et de bibliothèques, notamment via des bases de données d’éditeurs et de diffuseurs qui continuent de proposer ses titres au catalogue. (Source : Decitre, 2014) Le Centre contre les manipulations mentales, qu’il a fondé, poursuit ses activités après sa disparition, contribuant à maintenir vivante la dimension militante de son héritage intellectuel. (Source : CCMM, 2007) Les notices biographiques publiées par des institutions comme le Maitron ou la presse généraliste rappellent son double profil d’écrivain et d’enseignant, ainsi que sa participation au débat sur les sectes et le racisme. (Source : Maitron, 2010) La reconnaissance institutionnelle, à travers la mention de son nom parmi les lauréats du prix Goncourt et sa présence dans les dictionnaires biographiques, inscrit durablement sa trajectoire dans l’histoire littéraire française du XXe siècle. (Source : Wikipédia, 2024)

Films et séries écrits par Roger Ikor

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

Les Eaux mêlées (1969) - Affiche
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Les Eaux mêlées
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Galerie photos de Roger Ikor

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Filmographie détaillée

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30 millions d'amis (1976) - Affiche
Inconnu
- Épisode 4 (1977)
•
S02E04
•
Lui-même
1976

30 millions d'amis (1976) - Affiche
Lui-même
1976

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.