Georg Jacoby: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georg Jacoby en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
112
œuvres recensées
112 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1960
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Georg Jacoby travaille pour la Literaria-Film et commence à écrire ses premiers scénarios. Né le 21 juillet 1882 à Mayence, mort le 21 février 1964 à Munich, il s’impose dans le cinéma allemand comme réalisateur et scénariste, avec une activité signalée à partir de 1913. Avant ce virage, il a joué au Théâtre de la ville de Brême puis au Théâtre de la ville de Königsberg, avant de gagner Berlin.
Des planches au cinéma muet
Le père de Georg Jacoby, Wilhelm Jacoby, dirigeait un théâtre et écrivait des comédies. Cette proximité avec la scène éclaire son passage par le jeu d’acteur avant la mise en scène. Le travail théâtral précède une entrée dans le cinéma qui s’organise par l’écriture, puis par la réalisation.
Dès 1913, il collabore avec la Literaria-Film. Pendant la guerre, il écrit des scénarios patriotiques pour la BUFA et pour Mars-Film, puis rejoint l’Universum Film AG après 1918. Les films muets qu’il signe appartiennent à des registres variés, du drame au policier, avec des titres comme « Madame Incognito » en 1913, « Die Tänzerin » en 1915 et « Bogdan Stimoff » en 1916.
La même période voit paraître « Jan Vermeulen, der Müller aus Flandern » en 1917, puis « Keimendes Leben » et « Vendetta » en 1919. Jacoby écrit aussi « Das Schwabemädle » en 1919, titre où il tient une double fonction de réalisateur et de scénariste. Sa filmographie des années 1910 s’étire encore avec « Indische Rache » en 1920 et « Die Sünden der Mutter » en 1921.
Les années UFA et les grandes machines
Après la guerre, Georg Jacoby écrit des comédies légères pour l’Universum Film AG. Il collabore avec Emil Jannings et s’attaque à des œuvres de grande ampleur comme « Quo vadis? », coréalisé avec Gabriellino D’Annunzio en 1924. Cette période associe aussi son nom à des récits plus divers, du drame social au divertissement, sans rompre avec une activité de scénariste.
Parmi les titres des années 1920 figurent « Seine Exzellenz von Madagaskar » en 1922, « Der große Wurf » la même année, puis « Le Petit Napoléon » en 1923. Il passe ensuite à « Muß die Frau Mutter werden? », « Komödianten des Lebens » et « Husarenfieber » en 1924 et 1925. La cadence reste soutenue avec « Der Hahn im Korb » et « Der Ritt in die Sonne » en 1925, puis « Le Héros de la compagnie » et « Das Gasthaus zur Ehe » en 1926.
Jacoby signe encore « Hinter Klostermauern » en 1928, où il apparaît dans le rôle d’Abt, puis « Mutterliebe » et « Meineid » en 1929. La période du muet s’achève sur une activité intense, marquée par des scénarios et des mises en scène qui le maintiennent au cœur de la production allemande.
Le parlant et les films musicaux
Le cinéma parlant conduit Georg Jacoby vers des travaux plus personnels. « Kadetten » paraît en 1931, puis « Moral und Liebe » en 1933 et « Der Störenfried » en 1934. Son film « Moral und Liebe » est interdit en 1933 par les autorités nationales-socialistes, fait qui place cette œuvre au centre de la période.
À cette époque, il met en place un travail régulier avec une équipe de production et une équipe technique qui le suivent de film en film. Le nom de Marika Rökk entre dans sa vie professionnelle en 1936, lorsqu’il travaille sur « Marika et son hussard ». Il épouse Marika Rökk en 1940, et elle joue ensuite dans la plupart de ses films. Johannes Heesters figure aussi parmi ses interprètes réguliers.
Jacoby est alors associé à des films musicaux qui font place aux chorégraphies et aux chansons. « Gasparone » paraît en 1937, suivi de « Großalarm » en 1938 et « Der Vorhang fällt » en 1939. Le texte documentaire insiste sur une forme de légèreté non conventionnelle, portée par des musiques composées par ses collaborateurs favoris.
Après 1945, un retour sous contrôle
Après la guerre, Georg Jacoby est interdit de cinéma jusqu’en 1947 pour avoir adhéré au NSDAP à partir du 1er mai 1933. Le texte transmis précise qu’aucun de ses films ne prend parti idéologique ou politique. Cette parenthèse administrative n’interrompt pas durablement son activité, puisqu’il revient ensuite à la production, à l’écriture et à la réalisation.
Les années 1950 le voient signer des films policiers et des comédies. « Kind der Donau » sort en 1950, tandis qu’il reste actif dans une veine de divertissement. Le texte indique aussi qu’il produit et écrit des scénarios pendant cette décennie, sans quitter les formes légères qui dominent une part de sa fin de carrière.
Son activité totale dépasse 200 films. Jacoby meurt à Munich le 21 février 1964 et est enterré au cimetière Nord de Wiesbaden. Sa place dans le cinéma allemand tient à cette continuité entre théâtre, scénario, mise en scène et films musicaux, avec une production étalée sur plusieurs décennies.
Films et séries réalisés par Georg Jacoby
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.




































