Oskar Sima: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Oskar Sima en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
232
œuvres recensées
232 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1969
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1919, Oskar Sima obtient son premier engagement au Neuer Deutscher Theater de Prague, après un passage par le Konservatorium Wien. Né le 31 juillet 1896 à Hohenau an der March, il meurt dans la même commune le 24 juin 1969. Le théâtre précède alors une présence filmique qui commence en 1921.
Du conservatoire à Prague
Le fils d’un boulanger passe d’abord par une école de commerce avant de rejoindre le Konservatorium Wien pour apprendre la comédie. Son service militaire achevé, il rejoint en 1919 le Neuer Deutscher Theater, puis le Volkstheater de Vienne. Ces deux engagements fixent une base scénique avant le cinéma.
En 1921, il commence au cinéma avec « Die Ehe der Hedda Olsen oder die brennende Akrobatin ». La suite le conduit vite vers des productions plus nombreuses, avec « Verklungene Zeiten », « Die Geburt des Antichrist » et « Die Menschen nennen es Liebe » en 1922. Ces premiers titres installent une activité régulière qui ne se limite pas à un seul type de production.
En 1927, il part pour Berlin et travaille sous la direction de Max Reinhardt et Erwin Piscator. Cette même année, ses déplacements croisent des noms qui comptent alors dans le théâtre germanophone. La décennie suivante s’ouvre sur une présence déjà établie dans plusieurs pays de langue allemande.
Berlin, puis les années 1930
La fin des années 1920 le voit passer par « Leontines Ehemänner » de Robert Wiene en 1928, puis par « L’Énigme » de Curtis Bernhardt en 1929. En 1930, il apparaît dans « Scandale autour d’Éva » de Georg Wilhelm Pabst, « Der Andere » de Robert Wiene et « L’Immortel Vagabond » de Gustav Ucicky et Joe May. Le nom circule alors dans des distributions où se croisent opérette filmée, comédie et mélodrame.
En 1931, « Die große Attraktion » de Max Reichmann, « L’amour dispose » de Hans Behrendt et « Autour d’une enquête » de Robert Siodmak figurent parmi les titres de l’année. Il travaille ensuite sur « C’est un amour qui passe » de Géza von Bolváry en 1932, puis sur « Scampolo, ein Kind der Straße » de Hans Steinhoff la même année. Les années suivantes ajoutent « Les Beaux-fils », « La Ronde aux millions » et « Une nuit à Venise » dans une filmographie qui s’étend d’un pays à l’autre.
En 1936 et 1937, il participe à « Laissez faire les femmes » de Paul Martin, « Le Démon de la danse » de Georg Jacoby et « Les Sept Gifles », toujours avec des réalisateurs familiers du cinéma musical ou comique germanophone. « Fünf Millionen suchen einen Erben », en 1938, puis « Frau im Strom » et « Les Rapaces » en 1939 prolongent cette présence continue dans des productions variées.
Après 1945, le cinéma domine
Après la Seconde Guerre mondiale, Sima se consacre principalement au cinéma. « Sept Années de poisse » d’Ernst Marischka paraît en 1940, avant une série de titres des années 1941 à 1945 comme « L’Appel du devoir » de Karl Ritter, « Jenny détective » de Paul Martin, « Le Coureur de dot » de Kurt Hoffmann et « Orient-Express » de Victor Tourjanski. L’après-guerre reprend ensuite avec « La Tache de rousseur » en 1948.
La période qui suit aligne des productions comme « Hochzeitsnacht im Paradies », « Erzherzog Johanns große Liebe » et « Frühling auf dem Eis » en 1950. L’année 1951 ajoute « Die Frauen des Herrn S. » de Paul Martin, « Nacht am Mont-Blanc » de Harald Reinl et « Ma verte bruyère » de Hans Deppe. L’année suivante, il apparaît dans « Die Försterchristel », « Ferien vom Ich » et « Der Obersteiger ».
Les années 1953 à 1957 prolongent ce rythme avec « Une valse pour l’empereur » de Franz Antel, « Quand la musique du village joue » de Rudolf Schündler, « Der Jäger vom Roteck », « Zu Befehl, Frau Feldwebel » et « Wien, du Stadt meiner Träume ». À cette époque, ses apparitions se maintiennent dans des œuvres de divertissement produites en série, où il revient régulièrement sans rupture visible.
Les dernières années à l’écran
En 1962, il figure dans « Die Försterchristel », « Die Fledermaus » et « Die türkischen Gurken », trois titres qui l’inscrivent encore dans le cinéma germanophone des années 1960. Deux ans plus tard, « Leinen aus Irland » l’amène jusqu’à un personnage de ministre du commerce. La même période garde sa présence en circulation, sans détourner son activité de l’écran.
En 1965, « Leinen aus Irland » s’ajoute à une fin de période déjà dense. Sa dernière apparition intervient en 1967 dans « Mieux vaut faire l’amour ». Fin 1967, il se retire à Vienne, après plus de 300 films, au point d’être surnommé le roi des figurants.
Le dernier segment de cette activité reste lié aux comédies et aux adaptations d’opérettes, avec une forte présence dans le cinéma germanophone d’après-guerre. Oskar Sima meurt à 72 ans, le 24 juin 1969, à Hohenau an der March.
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