Mary Pickford: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mary Pickford en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
243
œuvres recensées
243 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1909
- Dernière année recensée
- 1967
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1909, D. W. Griffith fait passer à Mary Pickford un test à l’écran dans le studio new-yorkais de la Biograph Company pour « Pippa Passes ». Le rôle échoit à une autre interprète, mais l’essai ouvre une suite de contrats rapides, avec des tournages à New York puis à Los Angeles dès janvier 1910.
De Toronto à Broadway
Gladys Louise Smith naît le 8 avril 1892 à Toronto, en Ontario. Son père occupe divers petits emplois, sa mère travaille comme danseuse, et la scène entre tôt dans la maison familiale.
À 7 ans, elle obtient un petit rôle dans The Silver King au Princess Theatre de Toronto. Elle joue ensuite dans plusieurs mélodrames avec la Valentine Company, jusqu’à tenir Little Eva dans La Case de l’oncle Tom.
En 1907, David Belasco la distribue dans « The Warrens of Virginia » à Broadway. C’est là qu’elle adopte le nom de Mary Pickford, sur l’insistance du producteur, avant de retrouver la route et les représentations de tournée.
Les années Biograph
Le 19 avril 1909, le test passé chez Biograph met Pickford sur l’orbite de Griffith. Le studio la paie d’abord 10 dollars par jour, puis 40 dollars par semaine, alors que la plupart des acteurs touchent 5 dollars quotidiens.
Cette même année, elle tourne dans 51 films, un rythme qui la fait passer d’un emploi à l’autre avec une vitesse rare. Elle joue des mères, des ingénues, des femmes hautaines, des pilotes de guerre, des esclaves, des indiennes et une prostituée, sans crédit à l’écran.
En janvier 1910, elle suit l’équipe de la Biograph à Los Angeles. À l’époque, les compagnies quittent New York pour la lumière plus régulière de la côte Ouest, et son nom commence à circuler sur les affiches sous les surnoms de « La Fille aux Boucles d’Or » et « La Fille de la Biograph ».
En 1912, après un passage par l’Independent Moving Picture Company puis Majestic, elle revient travailler avec Griffith. Elle tourne alors dans « Friends », « The Mender of Nets », « Just Like a Woman » et « The Female of the Species », tandis que Dorothy et Lillian Gish entrent à leur tour chez Griffith.
Hollywood, la scène et United Artists
Fin 1912, « Le Chapeau de New York » ferme la parenthèse Biograph. Elle revient alors à Broadway dans A Good Little Devil monté par David Belasco, avant de choisir en 1913 de consacrer son énergie aux films.
Ses films des années suivantes installent son image auprès du public. « Stella Maris » en 1918 la montre dans un double rôle, « L’Enfant de la forêt » la même année lui donne le personnage de Melissa « M’liss » Smith, puis « Heart o’ the Hills » en 1919 la retrouve dans le rôle de Mavis Hawn.
Elle participe aussi à la fondation des studios United Artists et de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Son nom reste associé à cette phase de structuration du cinéma américain, quand les artistes cherchent à reprendre la main sur la fabrication et la circulation des films.
En 1920, elle épouse Douglas Fairbanks, puis il y a « Le Pirate noir » en 1926, où elle apparaît dans une brève intervention non créditée. L’année suivante, « The Gaucho » la voit en The Virgin Mary, preuve d’une présence encore sollicitée dans les productions de cette période.
« Coquette » et la fin d’une époque
En 1929, « Coquette » lui apporte le rôle de Norma Besant. L’année suivante, elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice pour ce film, sous la direction de Sam Taylor.
Cette récompense marque l’un des rares passages où son nom sort du muet par un prix majeur. Le texte de sa filmographie signale aussi que la fin du cinéma muet fut fatale à sa carrière d’actrice, après sa participation à quatre films parlants.
Par ailleurs, son image continue de circuler dans des archives cinématographiques bien après ses rôles de fiction. On la retrouve en 1995 dans « The Casting Couch », puis en archives dans « La naissance de Charlot » en 2013, « Et la femme créa Hollywood » en 2016, « Charlie Chaplin, le génie de la liberté » en 2020 et « Fascination: Unauthorized Story of Marilyn Monroe » en 2012.
Une mémoire de l’écran
Mary Pickford meurt le 29 mai 1979 à Santa Monica, en Californie, à 87 ans. Son nom de scène demeure attaché à la première starisation de masse du cinéma américain, dans une période où l’affiche, le contrat et la presse façonnent autant la célébrité que les films eux-mêmes.
L’Allée des célébrités canadiennes l’accueille en 1999, et son étoile figure sur le Hollywood Walk of Fame. Ces distinctions prolongent une présence déjà ancienne dans l’histoire du cinéma et rappellent la place occupée par l’interprète canadienne dans la naissance du vedettariat moderne.
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