Hervé Bazin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hervé Bazin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
9
œuvres recensées
9 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 17 avril 1911 à Angers, Hervé Bazin, de son nom de naissance Jean Pierre Marie Hervé-Bazin, s’oriente vers la littérature après des études de lettres à la Sorbonne à Paris, au cours des années 1930 (Source : Mabib – Bibliothèques des Landes, 2004). Il publie d’abord de la poésie et obtient en 1947 le prix Apollinaire pour son recueil « Jour », ce qui le fait connaître dans le milieu littéraire français de l’après-guerre (Source : Gawby, s.d.). Cette reconnaissance incite Bazin à se tourner plus résolument vers le roman, domaine dans lequel il va développer une œuvre largement centrée sur les tensions intrafamiliales (Source : Wikipédia, 2002). Dès la fin des années 1940, il fait paraître « Vipère au poing », roman d’inspiration autobiographique publié en 1948, qui rencontre un important écho critique et public et impose durablement son nom dans le paysage littéraire français (Source : Wikipédia, 2002 ; Gawby, s.d.). Parallèlement à cette activité romanesque naissante, Bazin poursuit des collaborations éditoriales et s’ancre dans un réseau d’éditeurs et de revues qui contribuent à diffuser ses textes au-delà du seul cercle de la poésie (Source : Wikipédia, 2002).
Émergence romanesque et thématiques
Avec « Vipère au poing » en 1948, Hervé Bazin ouvre une trajectoire romanesque marquée par une exploration récurrente des conflits familiaux, de l’autorité parentale et de la révolte adolescente (Source : Wikipédia, 2002 ; Gawby, s.d.). Il prolonge cette veine avec « La Mort du petit cheval » et « Cri de la chouette », publiés respectivement en 1950 et 1972, qui composent avec « Vipère au poing » un cycle romanesque souvent considéré comme un triptyque sur l’enfance et la jeunesse (Source : Wikipédia, 2002 ; Wikipédia, 2005). Ses romans se caractérisent par une attention aux structures familiales et aux modèles d’éducation, comme en témoignent plus tard « L’Église verte » (1981), « Le Démon de minuit » (1988), « L’École des pères » (1991) ou « Le Neuvième jour » (1994) (Source : Wikipédia, 2005 ; Wikipédia, 2005 – version anglaise). En 1970, il publie « Les Bienheureux de La Désolation », récit nourri d’une enquête britannique sur l’évacuation des habitants de l’île Tristan da Cunha après l’éruption de 1961, qui inscrit son œuvre dans une perspective plus largement tournée vers les bouleversements collectifs (Source : Wikipédia, 2002). Au fil des décennies, Bazin alterne ainsi romans, récits et essais, consolidant une position d’auteur dont l’œuvre est régulièrement rééditée et étudiée dans le champ littéraire francophone (Source : Wikipédia, 2002 ; Mabib, 2004).
Relations avec le cinéma : adaptations et scénarios
L’œuvre de Hervé Bazin entretient très tôt un lien avec le cinéma, principalement à travers des adaptations de ses romans plutôt qu’une carrière d’acteur au sens strict (Source : IMDb, s.d.). Son roman « La Tête contre les murs » est adapté au cinéma en 1959 par Georges Franju, avec un scénario cosigné notamment par Jean-Pierre Mocky et des dialogues de Jean-Charles Pichon, confirmant l’intérêt des cinéastes pour ses thématiques liées à l’enfermement et à la marginalité (Source : Wikipédia, 2002). Bazin est alors crédité comme auteur du roman à l’origine du film, ce qui l’inscrit dans la catégorie des écrivains dont l’œuvre nourrit la production cinématographique de la fin des années 1950 (Source : IMDb, s.d.). En 1962, il fournit également le récit « Acte de probité » pour le segment « L’avarice et la colère » du film à sketches « Les 7 Péchés capitaux », aux côtés de réalisateurs comme Édouard Molinaro, Jean-Luc Godard, Philippe de Broca ou Claude Chabrol (Source : SensCritique, 2015 ; DVDFr, s.d.). Cette même période confirme sa présence régulière au générique de projets audiovisuels en qualité d’auteur de l’œuvre adaptée, ce qui consolide son rôle dans le dialogue entre littérature et cinéma en France (Source : IMDb, s.d.).
Présence à la télévision et prolongements audiovisuels
À partir des années 1970, Hervé Bazin voit plusieurs de ses romans transposés pour la télévision, ce qui élargit la diffusion de son univers narratif au-delà du cinéma en salle (Source : IMDb, s.d.). « Vipère au poing » fait l’objet d’un téléfilm réalisé par Pierre Cardinal, diffusé en 1971, dont le générique mentionne Bazin comme auteur de l’œuvre originale (Source : Wikipédia, 2002 ; SensCritique, 2015). D’autres textes sont également adaptés pour le petit écran, parmi lesquels « La hotte » (1973), « Qui j’ose aimer » (1976) ou « Madame Ex » (1978), où l’écrivain apparaît au générique comme auteur du roman ou de l’œuvre adaptée (Source : IMDb, s.d.). Ces productions télévisuelles s’inscrivent dans un contexte où la télévision française s’intéresse aux auteurs contemporains et à la littérature de l’après-guerre, consolidant la place de Bazin comme source régulière de fictions pour l’audiovisuel (Source : IMDb, s.d. ; Wikipédia, 2002). Cette dynamique se prolonge dans les décennies suivantes, avec de nouvelles adaptations qui maintiennent en circulation ses personnages et ses intrigues auprès de générations de téléspectateurs (Source : SensCritique, 2015).
Adaptations tardives et retour au cinéma
Au début des années 2000, l’œuvre de Hervé Bazin revient au premier plan du cinéma français avec une nouvelle adaptation de « Vipère au poing », réalisée par Philippe de Broca et sortie en salle le 6 octobre 2004 (Source : SensCritique, 2015 ; AlloCiné, s.d.). Dans ce long métrage, le roman de 1948 sert de matrice à une relecture contemporaine de la figure de Folcoche et des rapports familiaux, et Bazin est à nouveau crédité comme auteur de l’œuvre originale (Source : AlloCiné, s.d. ; IMDb, s.d.). Cette adaptation s’ajoute à la version télévisée de 1971, confirmant la place centrale de ce texte dans les transpositions audiovisuelles issues de son œuvre (Source : Wikipédia, 2002 ; SensCritique, 2015). Par ailleurs, « La Tête contre les murs » continue d’être régulièrement mentionné dans les rétrospectives consacrées à Georges Franju et au cinéma français de la Nouvelle Vague et de ses marges, ce qui maintient indirectement la visibilité du nom de Bazin dans l’histoire du cinéma (Source : Wikipédia, 2002). Ainsi, même après sa disparition en 1996 à Angers, le 17 février, son œuvre demeure présente au générique de films et de téléfilms diffusés ou réédités au début du XXIe siècle (Source : IMDb, s.d. ; Mabib, 2004).
Reconnaissance institutionnelle et engagements
Sur le plan institutionnel, Hervé Bazin est élu en 1958 à l’Académie Goncourt, où il succède à Francis Carco, ce qui marque une étape importante dans la reconnaissance de son travail d’écrivain en France (Source : Gawby, s.d.). Il devient président de cette institution en 1973, fonction qu’il exerce jusqu’à sa mort, avant d’être remplacé comme membre par Jorge Semprún, tandis que la présidence revient à François Nourissier (Source : Gawby, s.d.). Parallèlement à cette activité au sein de l’Académie Goncourt, il s’implique dans le Mouvement de la paix, organisation liée au courant pacifiste et proche du Parti communiste français, dont il est un sympathisant (Source : Gawby, s.d.). En 1979, ces engagements lui valent de recevoir le prix Lénine pour la paix, distinction attribuée à des personnalités impliquées dans la défense de la paix et du désarmement (Source : Gawby, s.d.). En 1995, il confie ses manuscrits et sa correspondance à la ville de Nancy, rejoignant ainsi les archives des frères Goncourt, ce qui inscrit durablement son œuvre dans les fonds patrimoniaux consacrés à la littérature française (Source : Gawby, s.d.).
Films et séries écrits par Hervé Bazin
Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.
Galerie photos de Hervé Bazin
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
















