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Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
17
Né
20/11/1914
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
21/02/2000 (85 ans)

Jean-Pierre Grenier: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Jean-Pierre Grenier en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

16

œuvres recensées

16 films · 0 séries

Première année recensée
1947
Dernière année recensée
1969

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 20 novembre 1914 à Paris, Jean-Pierre Grenier s’oriente très tôt vers le théâtre et intègre, dans les années 1930, le mouvement des Comédiens routiers animé notamment par Léon Chancerel, où il se forme à un jeu mêlant rigueur dramatique et esprit de troupe (Source : Le Monde, 2000). Dans ce cadre, il participe à de nombreux spectacles itinérants et acquiert une expérience polyvalente, touchant au jeu, aux décors, aux costumes et à la fabrication de masques (Source : Le Monde, 2000). En 1938, il figure comme comédien dans « Les Fourberies de Scapin » de Molière, mis en scène par Léon Chancerel, ce qui marque l’une de ses premières apparitions repérées sur une scène professionnelle (Source : Wikipédia, 2009). Ce passage par les Comédiens routiers joue un rôle déterminant dans l’élaboration d’un style que Le Monde décrit comme une « clownerie grave », associant fantaisie et gravité, qui restera une signature de son jeu (Source : Le Monde, 2000). À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il est déjà identifié dans le paysage théâtral comme un acteur formé dans la tradition de troupe et sensible aux enjeux de la décentralisation culturelle (Source : Le Monde, 2000).

La compagnie Grenier-Hussenot et l’affirmation d’un style

À la Libération, Jean-Pierre Grenier fonde, avec le comédien Olivier Hussenot rencontré chez les Comédiens routiers, la compagnie Grenier-Hussenot, qui s’impose comme l’une des troupes marquantes des années 1950 (Source : Le Monde, 2000). Leur collaboration donne naissance à des spectacles comme « Les Gueux au paradis », « Orion le tueur » ou « Liliom », régulièrement cités pour leur tonalité mêlant humour et gravité, dans un climat que le quotidien Le Monde rattache à « l’humour naïf de ces années d’espoir » (Source : Le Monde, 2000). Parallèlement, Grenier signe ou cosigne plusieurs pièces et adaptations, notamment « Cœurs en détresse » (1944) et « L’Enlèvement au bercail » (1945), écrites avec Pierre Latour et jouées au Jardin du Palais-Royal, ce qui atteste de son activité d’auteur-interprète dès l’immédiat après-guerre (Source : Wikipédia, 2009). La compagnie s’illustre aussi par un art du détournement, utilisant l’humour pour prendre ses distances avec l’esthétique marquée par les années de Vichy, selon l’analyse proposée par Le Monde (Source : Le Monde, 2000). Cette période installe durablement Grenier comme figure de la scène française, à la fois comédien, auteur et metteur en scène (Source : Wikipédia, 2009).

Direction du Théâtre Marigny et activités de metteur en scène

En 1955, Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot succèdent à Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud à la direction du Théâtre Marigny, où ils restent deux ans, poursuivant leur travail de troupe dans un cadre institutionnel prestigieux (Source : Le Monde, 2000). Durant cette période, Grenier met en scène plusieurs pièces qui rencontrent un large public, parmi lesquelles « L’Étonnant Pennypacker » de Liam O’Brien au théâtre Marigny en 1958, dans une adaptation de Roger Ferdinand (Source : Wikipédia, 2009). Il signe également la mise en scène de « Le Vélo devant la porte », adaptation par Marc-Gilbert Sauvajon du texte « Desperate Hours » de Joseph Hayes, présentée au théâtre Marigny en 1959 (Source : Wikipédia, 2009). La même année, il met en scène « Champignol malgré lui » de Georges Feydeau au Théâtre Marigny, confirmant son intérêt pour un répertoire mêlant comédie de boulevard et dramaturgie plus contemporaine (Source : Wikipédia, 2009). Cette phase au sein du Théâtre Marigny se conclut en 1957 avec la dissolution de la compagnie Grenier-Hussenot, conséquence notamment de difficultés financières et du manque de relais d’auteurs, comme le souligne l’article nécrologique du Monde (Source : Le Monde, 2000).

Œuvres théâtrales et investissements dans la mise en scène

Au-delà de la compagnie, Jean-Pierre Grenier bâtit une carrière nourrie en tant que metteur en scène de théâtre, en signant une série d’adaptations et de créations dans des salles parisiennes de premier plan (Source : Wikipédia, 2009). En 1943, il met en scène « Jofroi » de Jean Giono, puis « Cœurs en détresse » en 1944 et « L’Enlèvement au bercail » en 1945, témoignant de sa continuité artistique depuis la période de guerre (Source : Wikipédia, 2009). Par la suite, il dirige des productions variées, allant de la comédie à des textes plus intimistes, et collabore avec des acteurs issus de la troupe Grenier-Hussenot comme avec des interprètes confirmés de la scène parisienne (Source : Le Monde, 2000). Son activité s’étend également à la mise en scène d’opéra, notamment pour le Festival d’Aix-en-Provence où il signe plusieurs productions entre 1954 et 1970, sur des œuvres de Mozart, Rameau, Rossini, Gounod et Bizet (Source : Le Monde, 2000). Cet engagement dans l’opéra souligne sa volonté de croiser les disciplines et de travailler sur des formes scéniques diversifiées, entre théâtre parlé et théâtre musical (Source : Le Monde, 2000).

Travaux au cinéma et à la télévision

Au cinéma, Jean-Pierre Grenier apparaît comme acteur dès l’immédiat après-guerre, notamment dans « La Colère des dieux » de Karel Lamač (1946) et le court métrage « Un rigolo » de Georges Chaperot la même année (Source : Wikipédia, 2009). En 1949, il tient un rôle dans « Maya » de Raymond Bernard, où il interprète un personnage prénommé Jean, et participe également à « Le Point du jour » de Louis Daquin, film social emblématique du cinéma français de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2009). Au début des années 1950, il joue dans « Justice est faite » d’André Cayatte, sorti en 1950, où il incarne Jean-Luc Flavier, troisième juré, et contribue à « L’Agence matrimoniale » de Jean-Paul Le Chanois en 1952, dans le rôle de Jacques, le déporté (Source : IMDb, 2000). En 1953, il prête sa voix au court métrage « Crin blanc : le cheval sauvage » d’Albert Lamorisse, en assurant le commentaire en tant que narrateur, ce film devenant une œuvre de référence du court métrage français (Source : IMDb, 2000). À la télévision, il réalise en 1959 une version de « La Flûte enchantée », produite sous forme de téléfilm, montrant l’extension de son activité à la réalisation pour le petit écran (Source : IMDb, 2000).

  • 1946 : « La Colère des dieux » de Karel Lamač, acteur (Source : Wikipédia, 2009)
  • 1946 : « Un rigolo », court métrage de Georges Chaperot, acteur (Source : Wikipédia, 2009)
  • 1949 : « Maya » de Raymond Bernard, rôle de Jean (Source : Wikipédia, 2009)
  • 1949 : « Le Point du jour » de Louis Daquin, acteur (Source : Wikipédia, 2009)
  • 1950 : « Justice est faite » d’André Cayatte, rôle de Jean-Luc Flavier, troisième juré (Source : IMDb, 2000)
  • 1952 : « L’Agence matrimoniale » de Jean-Paul Le Chanois, rôle de Jacques, le déporté (Source : IMDb, 2000)
  • 1953 : « Crin blanc : le cheval sauvage » d’Albert Lamorisse, narrateur (voix) (Source : IMDb, 2000)
  • 1959 : « La Flûte enchantée », téléfilm, réalisateur (Source : IMDb, 2000)

Activités de scénariste, réalisateur et auteur

En parallèle de son travail d’acteur et de metteur en scène, Jean-Pierre Grenier développe une activité de scénariste pour le cinéma et la télévision (Source : IMDb, 2000). Il signe notamment le scénario du film « La Bonne Occase » réalisé par Michel Drach, sorti en 1965, qui figure parmi ses principales contributions à l’écriture pour l’écran (Source : Wikipédia, 2009). Le même titre est retenu dans les filmographies comme l’une de ses œuvres majeures, attestant de son implication dans la construction du récit et des dialogues (Source : IMDb, 2000). Grenier est également crédité comme réalisateur d’un documentaire intitulé « King Vidor et les Pionniers d’Hollywood » en 1981, qui témoigne de son intérêt pour l’histoire du cinéma et ses grandes figures (Source : Wikipédia, 2009). Par ailleurs, il publie un ouvrage de mémoires professionnelles, « En passant par la scène », aux éditions La Manufacture, dans lequel il revient sur son parcours de comédien, metteur en scène et auteur, consolidant ainsi la dimension réflexive de sa trajectoire artistique (Source : Wikipédia, 2009).

  • 1965 : Scénario de « La Bonne Occase » de Michel Drach (Source : Wikipédia, 2009)
  • 1959 : Réalisation du téléfilm « La Flûte enchantée » (Source : IMDb, 2000)
  • 1981 : Réalisation de « King Vidor et les Pionniers d’Hollywood » (Source : Wikipédia, 2009)
  • Publication de « En passant par la scène », mémoires professionnelles (Source : Wikipédia, 2009)

Engagements dans les institutions et fin de carrière

Sur le plan institutionnel, Jean-Pierre Grenier s’implique dans la décentralisation théâtrale dès ses années de formation, notamment au sein des Comédiens routiers, que Le Monde décrit comme des pionniers de la diffusion du théâtre hors des grands centres urbains (Source : Le Monde, 2000). Entre 1954 et 1970, il contribue régulièrement au Festival d’Aix-en-Provence en signant plusieurs mises en scène d’opéras, participant ainsi à l’essor de cette manifestation dans le paysage lyrique européen (Source : Le Monde, 2000). En 1974, il prend la direction du Théâtre de Boulogne-Billancourt (TBB), renouant avec sa ville natale mentionnée dans cet article du quotidien, et y mène une politique de programmation qui associe répertoire et créations contemporaines (Source : Le Monde, 2000). Ce poste de direction marque une nouvelle étape de sa carrière, tournée vers l’encadrement artistique et la structuration d’un lieu de spectacle (Source : Le Monde, 2000). Jean-Pierre Grenier poursuit ses activités de metteur en scène, d’auteur et de pédagogue jusqu’aux dernières années de sa vie professionnelle, avant son décès survenu le 21 février 2000 à Fréjus, dans le Var (Source : IMDb, 2000).

Films et séries avec Jean-Pierre Grenier

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Maya (1949) - Affiche
5.6 / 10
Maya
Jean
Crin Blanc : Le Cheval sauvage (1953) - Affiche
6.7 / 10
Crin Blanc : Le Cheval sauvage
Narrator (voix)
Le Point du jour (1949) - Affiche
7 / 10
Le Point du jour
Marles
Le Rouge et le Noir (1954) - Affiche
6.2 / 10
Le Rouge et le Noir
(non crédité)

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Discorama (1959) - Affiche
Inconnu
- Épisode 12 (1959)
•
S01E12
•
Lui-même
1959
Le Dossier noir (1955) - Affiche
Gilbert Le Guen
1955
Le Rouge et le Noir (1954) - Affiche
(non crédité)
1954
Avant le déluge (1954) - Affiche
(Voice dubbing for Carlo Ninchi)
1954
Nous sommes tous des assassins (1952) - Affiche
Docteur Detouche (version française)
1952
Agence matrimoniale (1952) - Affiche
Jacques, the deportee
1952
Maître après Dieu (1951) - Affiche
1951
Justice est faite (1950) - Affiche
Jean-Luc Flavier, 3rd juror
1950
Maya (1949) - Affiche
Jean
1949

Discorama (1959) - Affiche
Lui-même
1959

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Paul Frankeur - Photo
Paul Frankeur
1905–1974
Yvette Etiévant - Photo
Yvette Etiévant
1922–2003
Paul Faivre - Photo
Paul Faivre
1886–1973
Giani Esposito - Photo
Giani Esposito
1930–1974
Julien Verdier - Photo
Julien Verdier
1910–1999