Gisela Uhlen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gisela Uhlen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
112
œuvres recensées
86 films · 26 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 2004
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 16 mai 1919, Gisela Uhlen naît à Leipzig sous le nom de Gisela Friedlinde Schreck. Formée à l’École supérieure de musique et de théâtre Felix Mendelssohn Bartholdy de Leipzig, elle suit aussi très tôt un apprentissage de danse, avant de retenir pour la scène le nom de Gisela Uhlen.
Le cinéma allemand des années 1930
En 1936, Gisela Uhlen apparaît dans « Annemarie », film d’amour de la UFA. Le succès du titre l’installe immédiatement dans un paysage cinématographique encore dominé par les studios, tandis que le théâtre la mobilise la même année au Schauspielhaus de Bochum.
Elle rejoint ensuite le théâtre Schiller de Berlin en 1938, sous la direction de Heinrich George. Le cinéma la rappelle avec « Der letzte Appell » en 1939, puis « Les Rothschilds » en 1940 et « Le Président Krüger » en 1941, où Hans Steinhoff la dirige avec Karl Anton et Herbert Maisch.
La période comprend aussi « Rembrandt » en 1942, « Zwischen Himmel und Erde » la même année, puis « Symphonie d'une vie » en 1943. Ces films composent une présence régulière, au moment où elle partage encore son activité avec la scène.
Théâtre, déplacements et Allemagne divisée
Après la guerre, Gisela Uhlen se consacre au théâtre et joue en 1949 dans une adaptation de « Eine große Liebe », mise en scène par Hans Bertram. Elle revient au cinéma avec « Der fallende Stern » en 1950, puis « Der schweigende Mund » en 1951 et « Türme des Schweigens » en 1952.
En 1953, elle épouse Wolfgang Kieling et se produit au Stadttheater de Zurich puis au Schauspielhaus de Bâle. Elle joue aussi à Berlin-Est, où elle reste ensuite au Deutsches Theater, et reçoit une reconnaissance marquée en Allemagne de l’Est, surtout pour ses films avec la DEFA.
En 1955, elle épouse Herbert Ballmann, qui la dirige dans plusieurs films. À partir de là, ses déplacements professionnels dessinent une circulation entre scènes, studios et espaces culturels différents, sans rompre le lien avec le théâtre.
Le retour à l’Ouest et les films des années 1960
En 1960, Gisela Uhlen retourne vivre en Allemagne de l’Ouest. Elle continue à jouer sur scène tout en retrouvant le cinéma, avec « Mit 17 weint man nicht » en 1960, « Das Mädchen und der Staatsanwalt » en 1962, « Der Gärtner von Toulouse » la même année et « La Porte aux sept serrures ».
Les années suivantes la voient dans « Le Foulard indien » en 1963, puis « Vacances avec Piroschka » en 1965. Elle apparaît encore dans « Hotel der toten Gäste », « Le Bossu de Londres », « Les Amours de Lady Hamilton » en 1968 et « Rire pour guérir » en 1969, titres qui l’installent dans une production allemande abondante sans l’enfermer dans un seul registre.
La même décennie, elle joue aussi dans « Die Zimmerschlacht » et « Leiche gesucht ». Le théâtre reste présent, mais ces rôles de cinéma témoignent d’une continuité de travail qui traverse les années 1960 sans rupture visible.
Télévision allemande et reconnaissance des années 1970
En 1970, Gisela Uhlen intervient dans « Sur les lieux du crime » avec plusieurs rôles attribués au même titre, dont Ms. Stumm, Vivian et Frau Brenner. L’année suivante, elle apparaît dans « Leiche gesucht », puis en 1974 dans « Inspecteur Derrick », où les épisodes la distribuent sous les noms d’Irma Labuch, Frau Bilser et Henriette Hauff.
Elle figure aussi dans « Le Renard » en 1977, sous le nom de Bertha Grevenau, puis dans « Tatort » et « Tatort – Zwei Leben ». En 1978, « Derrick - Ute et Manuela » la ramène à une autre série policière, avant que « Le Mariage de Maria Braun » ne lui apporte en 1979 le prix fédéral du film pour son rôle de la mère dans le film de Rainer Werner Fassbinder.
La télévision lui offre ensuite « Derrick - La décision » en 1980 et « Un cas pour deux » en 1981, où elle joue Frau Sieburg Sr. Cette présence régulière dans les séries allemandes accompagne une reconnaissance déjà installée au cinéma.
Les dernières apparitions, les livres et l’héritage
Au cours des années 1980 et 1990, Gisela Uhlen apparaît dans « Le Renard » en 1986, puis dans « Forsthaus Falkenau » entre 1989 et 2006. Elle revient aussi dans « Derrick - Assurance retraite » en 1990, « Toto le héros » en 1991, « Zürich – Transit » en 1992, « Die Katze von Kensington » en 1996 et « Der Coup » en 1997.
Elle figure encore dans « Edgar Wallace: Das Haus der toten Augen » et « Tatort - Bildersturm » en 1998, puis dans « Volle Kanne », « NDR Talk Show » et « Die Johannes B. Kerner Show » à la fin des années 1990 et au tournant des années 2000. En 2005, elle donne la plus grande partie de sa collection consacrée au cinéma au musée du film de Potsdam.
Gisela Uhlen meurt le 16 janvier 2007 à Cologne. Elle est enterrée au cimetière Melaten, après une vie partagée entre théâtre, cinéma, télévision et écriture, marquée aussi par « Mein Glashaus, Roman eines Lebens », « Meine Droge ist das Leben » et « Umarmungen und Enthüllungen, Collage eines Lebens ».
Films et séries avec Gisela Uhlen
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