Luis Induni: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luis Induni en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
180
œuvres recensées
179 films · 1 série
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1964, « Gibraltar » place Luis Induni dans le rôle d’un amiral. À cette date, l’acteur italien né le 5 mars 1920 à Romano Canavese a déjà derrière lui une présence régulière dans des productions espagnoles et italiennes, où il traverse les années 1950 puis 1960 sans quitter les plateaux de la péninsule ibérique.
Luis Induni, des studios de Barcelone aux coproductions
Après la Seconde Guerre mondiale, Luis Induni se réfugie en Espagne et vit à Barcelone dans une grande pauvreté. Le texte biographique de référence le dit amené vers le cinéma par des emplois de ménage pour Ignacio Iquino, avant de dormir dans les studios plutôt que dans la rue. Le mouvement est net: le travail le plus modeste ouvre l’accès à un espace où il peut rester, observer, puis obtenir des apparitions.
Les premiers titres repérés remontent à 1950 avec « Black Jack », de Julien Duvivier et José Antonio Nieves Conde, puis à 1951 avec « Duda », de Julio Salvador. Dans les années suivantes, il apparaît dans « Luna de sangre » de Francisco Rovira Beleta, « Le Feu dans le sang » d’Ignacio Iquino et « Zorro se démasque » de Miguel Lluch. Ces films le placent déjà dans un circuit hispano-italien qui mêle drame, aventure et récits d’action.
La suite le voit passer par « Le Plus Beau Jour de sa vie », « Le Petit Vagabond » et « La mina ». Luis Induni travaille alors avec Rafael Gil, Antonio del Amo et Giuseppe Bennati, dans des productions où les rôles secondaires reviennent souvent à des policiers, militaires ou hommes d’autorité. Cette récurrence donne une ligne de lecture claire de sa présence à l’écran.
Les années 1960, terrain des westerns spaghetti
La décennie 1960 concentre une grande partie des titres retenus. En 1961, il figure dans « Les Corsaires des Caraïbes » d’Eugenio Martín, puis dans « Siega verde » de Rafael Gil. L’année suivante, il apparaît dans « L'Épée du Cid », « Dulcinée » et « La Guerre des mômes », sous la direction de Miguel Iglesias, Vicente Escrivá et Tulio Demicheli.
À partir de 1964, les westerns italiens et espagnols occupent une place décisive. « Les Trois Implacables », « Billy le Kid », « Sept du Texas », « Pour un whisky de plus » et « Les Pistoleros » le placent dans des distributions où il joue Westfall, Pryce, Donald, Steve Tunnell ou un shérif. Plusieurs titres le ramènent vers des fonctions de loi ou de commandement, du sergent au shérif, sans que le registre ne se répète mécaniquement d’un film à l’autre.
En 1965, il participe à « Seul contre tous », « Texas' Jim », « L'Homme d'Istambul », « La Chute des Mohicans », « Dans les mains du pistolero », « Tierra de fuego » et « Cent Mille Dollars pour Ringo ». L’année montre une activité dense dans des productions tournées autour du western et du film d’action, avec des réalisateurs comme Antonio del Amo, Antonio Isasi-Isasmendi, Mateo Cano, Rafael Romero Marchent et Alberto De Martino.
1966 et 1967, entre espionnage et aventure italienne
En 1966, Luis Induni apparaît dans « El Texican », « Baraka sur X 13 », « L'Armée Brancaleone », « Agent 3S3, massacre au soleil », « Pas de pitié pour Ringo », « Djurado », « Guet-apens à Téhéran », « Un certain monsieur Bingo » et « La Femme perdue ». Les noms de Lesley Selander, Maurice Cloche, Silvio Siano, Mario Monicelli, Sergio Sollima, Manfred R. Köhler et Sergio Sollima dessinent un passage régulier entre aventure, espionnage et comédie d’action.
Dans « L'Armée Brancaleone », il joue Luigi di Sangi; dans « Agent 3S3, massacre au soleil », Michael Smith, agent 3S4; dans « Un certain monsieur Bingo », Charles Bressart. Les rôles nommés restent brefs, mais ils s’inscrivent dans des récits à large distribution où sa présence rejoint les usages du cinéma de genre européen de ces années-là.
L’année suivante, il prend part à « Una historia de amor » dans le rôle d’un médecin. Ce détail de personnage prolonge une partition déjà visible dans les films antérieurs, où il passe d’un uniforme à l’autre, d’un poste de commandement à une figure d’appui, sans s’éloigner des productions d’action ou de mélodrame tournées en Espagne et en Italie.
Les dernières années de cinéma
En 1969, il est présent dans « Garringo », où il joue Dr. Grayson, puis dans « Las crueles » en tant que commissaire de police. La même période le conduit aussi vers « Les Étrangers », un titre qui apparaît sans personnage précisé. Quelques mois plus tard, en 1970, « Une traînée de poudre, les pistoleros arrivent! » lui confie le rôle du sheriff.
En 1971, il figure dans « Les Pétroleuses » sans mention au générique des rôles, ce qui place sa présence au bord d’un film déjà porté par d’autres noms plus exposés. Ce dernier repère connu dans la liste de ses œuvres intervient dans une période où les productions européennes de genre continuent de lui offrir des emplois fonctionnels, au service d’intrigues d’action, d’aventure ou de polar.
Luis Induni meurt le 31 décembre 1979 à Barcelone. Sa filmographie conservée en français donne l’image d’un acteur très sollicité dans le cinéma de coproduction, souvent distribué dans des emplois d’autorité, parfois sous plusieurs noms d’écran comme Luis Radici Induni, Luis Hinduni, Louis Induni, Albert Lockwood ou Luigi Induni Radice. Ces variantes disent une circulation professionnelle au sein d’un espace cinématographique transfrontalier, plus qu’une identité de façade.
Films et séries avec Luis Induni
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Galerie photos de Luis Induni
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