Roland Petit: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roland Petit en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
24
œuvres recensées
24 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2011
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Roland Petit naît le 13 janvier 1924 à Villemomble, en Seine-Saint-Denis, et suit une formation de danseur à l’école de danse de l’Opéra de Paris, où il est admis très jeune et se forme au répertoire classique français. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Il rejoint le corps de ballet de l’Opéra de Paris en 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, et y danse jusqu’en 1944, période durant laquelle il assimile les codes de la scène académique tout en s’intéressant déjà à la création chorégraphique. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) En 1944, il quitte la compagnie afin de développer ses propres projets, marquant un premier tournant dans sa carrière par le choix de s’orienter vers une écriture personnelle du mouvement. (Source : Numeridanse, 2025) Cette décision prépare la création de ses premières troupes et l’installation progressive de son nom dans le paysage chorégraphique français d’après-guerre. (Source : Opera am Rhein, 2020)
En 1945, il joue un rôle déterminant dans la fondation des Ballets des Champs-Élysées, où il cumule les fonctions de danseur principal, de maître de ballet et de chorégraphe, plaçant d’emblée son travail au centre d’un dispositif de création collective. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Il reste au sein de cette troupe jusqu’en 1947, période durant laquelle il affine un langage chorégraphique qui combine une dimension dramatique marquée et une certaine stylisation des gestes. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Cette expérience inaugure la série de compagnies qu’il dirigera par la suite et l’installe comme l’une des figures majeures de la danse française de l’après-guerre. (Source : Numeridanse, 2025)
Création de compagnies et ancrage institutionnel
En 1948, Roland Petit fonde les Ballets de Paris – Roland Petit, une compagnie qui existera sous différentes formes entre 1948 et 1950, puis en 1953–1954, 1955 et 1958, et qui effectue plusieurs tournées en Europe et aux États-Unis. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Au sein de cette structure, il travaille avec des interprètes qui gagnent une visibilité internationale, parmi lesquels Jean Babilée, Colette Marchand, Leslie Caron et Renée « Zizi » Jeanmaire. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Ces collaborations contribuent à diffuser ses créations au-delà du public parisien et à inscrire sa signature chorégraphique dans un réseau de scènes internationales. (Source : Opera am Rhein, 2020) Le fonctionnement intermittent de la compagnie illustre aussi sa capacité à adapter ses projets aux possibilités de production de l’époque. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
Dans les années 1970, il prend une place plus institutionnelle en reprenant la direction d’une grande troupe en région. En 1972, il fonde le Ballet National de Marseille avec la création de « Pink Floyd Ballet », conçu en collaboration avec le groupe britannique Pink Floyd, et il dirige cette compagnie pendant vingt-six ans. (Source : Wikipedia, 2005) À partir de 1973, il est mentionné comme directeur du Ballet de Marseille, fonction qu’il occupe jusqu’en 1998, ce qui en fait l’un des plus longs mandat de direction d’une compagnie de ballet en France au XXe siècle. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Dans ce cadre, il développe un répertoire mêlant reprises et créations, en lien avec des compositeurs, plasticiens et institutions lyriques françaises. (Source : Opéra national de Paris, 2025)
Langage chorégraphique et créations marquantes
Le travail chorégraphique de Roland Petit se caractérise par une dramaturgie affirmée, mêlant éléments de fantaisie et motifs issus d’un réalisme contemporain, avec un recours fréquent au mime, au chant et à des accessoires scéniques. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Parmi ses œuvres, « Les Forains » (1945) propose une étude de la condition de saltimbanques indigents, inscrite dans un dispositif qui joue sur la frontière entre spectacle et précarité. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Il signe également « L’Œuf à la coque » (1949), où la protagoniste surgit d’un œuf en enfer, et « La Croqueuse de diamants » (1950), dont l’héroïne consomme les pierres précieuses dérobées par ses complices, montrant une inclination pour les situations narratives singulières. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Ses chorégraphies sont souvent décrites comme anguleuses ou acrobatiques, avec une utilisation théâtrale de la scène. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
Roland Petit conçoit également un ensemble d’œuvres pour de grandes maisons d’opéra et de ballet. Il crée « Notre-Dame de Paris » pour l’Opéra de Paris en 1965, ballet qui s’inscrit dans la tradition des adaptations littéraires sur la scène lyrique. (Source : Opéra national de Paris, 2025) En 1972, « Pink Floyd Ballet » marque la rencontre entre son écriture chorégraphique et un univers musical rock, dans un contexte de renouvellement des formats scéniques. (Source : Wikipedia, 2005) Il imagine ensuite une version moderne de « Coppélia » en 1975 ainsi qu’un « Fantôme de l’Opéra » pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 1980, prolongeant son travail autour de grands récits réinvestis dans une esthétique contemporaine. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
Collaborations artistiques et réseau international
Au fil de sa carrière, Roland Petit collabore avec des artistes issus de différents domaines, ce qui contribue à l’originalité de ses productions. Pour les décors, il travaille de manière étroite avec le peintre Jean Carzou, mais aussi avec des figures comme Max Ernst, intégrant ainsi des signatures majeures des arts plastiques au sein de ses ballets. (Source : Wikipedia, 2005) Ses compagnies voient passer des interprètes qui accèdent à une large notoriété, notamment Jean Babilée, Colette Marchand, Leslie Caron et Renée Jeanmaire, dont les carrières se développent en parallèle dans le cinéma, le music-hall ou les grandes scènes internationales. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Il crée ou remonte par ailleurs plusieurs pièces pour le Sadler’s Wells Ballet, futur Royal Ballet, et pour le Ballet Royal du Danemark, ce qui ancre son travail dans un réseau de troupes européennes de premier plan. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
À partir des années 1970, il poursuit ces collaborations avec des institutions lyriques majeures. L’Opéra national de Paris indique qu’il y crée ou reprend « Notre-Dame de Paris », « Shéhérazade », « Le Loup » et « La Symphonie fantastique » pour la compagnie et son École de danse, participant ainsi à la constitution d’un répertoire contemporain au sein d’une maison fortement marquée par la tradition classique. (Source : Opéra national de Paris, 2025) Il monte également des revues de music-hall pour Jeanmaire au Casino de Paris, dont il est propriétaire et directeur de 1970 à 1975, ce qui témoigne de son intérêt pour des formats scéniques hybrides entre ballet, music-hall et spectacle populaire. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) En parallèle, il adapte certaines de ses œuvres pour différentes compagnies, consolidant une circulation internationale de ses ballets. (Source : Opera am Rhein, 2020)
Travaux pour le cinéma et la télévision
Roland Petit intervient régulièrement dans le champ du cinéma, principalement comme chorégraphe, parfois comme interprète et auteur. Il signe les chorégraphies de plusieurs productions hollywoodiennes dans les années 1950, notamment « Hans Christian Andersen » (1952), « The Glass Slipper » (1955), « Daddy Long Legs » (1955) et « Anything Goes » (1956), contribuant à la mise en danse de comédies musicales tournées aux États-Unis. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Il participe également à des courts ou longs métrages liés à la danse, comme « Symphonie en blanc » de René Chanas et François Ardoin, court métrage de 1942 consacré à l’histoire de la danse, dans lequel il apparaît comme danseur. (Source : Wikipedia, 2005) Ces collaborations illustrent la place qu’il occupe à l’interface entre scène chorégraphique et cinéma de studio. (Source : IMDb, 2011)
Son nom reste particulièrement associé au film « Black Tights », long métrage chorégraphique sorti en 1960–1962 selon les sources, pour lequel il intervient comme chorégraphe, scénariste et interprète. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Ce film rassemble plusieurs de ses ballets, dont « La Croqueuse de diamants », « Cyrano de Bergerac », « A Merry Mourning » – initialement présenté en 1953 sous le titre « Deuil en 24 heures » – et « Carmen », offrant une transposition filmique de pièces d’abord conçues pour la scène. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Par la suite, son œuvre est régulièrement filmée ou adaptée pour la télévision, comme en témoignent des programmations autour de « Notre-Dame de Paris » ou de galas dédiés à son répertoire. (Source : AlloCiné, 2025)
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
Roland Petit reçoit plusieurs distinctions au cours de sa carrière, émanant de structures françaises et étrangères. Il se voit attribuer le Grand Prix national des arts et des lettres en 1975, récompense française qui souligne le rôle de son œuvre dans le paysage chorégraphique national. (Source : Bolchoï / biographie, 2011) En 1981, il obtient le Prix Bournonville, distinction liée à la tradition du Ballet royal du Danemark, ce qui confirme l’ancrage de ses créations dans un dialogue avec les grandes compagnies européennes. (Source : Bolchoï / biographie, 2011) Il est également lauréat du Prix d’État de la Fédération de Russie pour la littérature et les arts, distinction remise en 2003 pour la mise en scène du ballet « La Dame de Pique » au Bolchoï, selon une communication officielle du Kremlin. (Source : Présidence de la Fédération de Russie, 2003)
Ces distinctions s’ajoutent à la reconnaissance que lui accordent les grandes maisons d’opéra et de ballet qui maintiennent ses œuvres à leur répertoire. L’Opéra national de Paris présente et reprend régulièrement ses ballets, qu’il s’agisse de créations initiales ou de recréations, ce qui contribue à l’inscription de son travail dans une durée longue au sein de l’institution. (Source : Opéra national de Paris, 2025) Des compagnies comme le Royal Ballet, le Ballet royal du Danemark ou le Bolchoï intègrent également certaines de ses pièces à leurs programmes, consolidant une diffusion internationale. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025) Cette présence pérenne dans les répertoires et ces prix institutionnels participent à la place qu’occupe son nom dans l’histoire de la danse du XXe siècle. (Source : Numeridanse, 2025)
Filmographie de Roland Petit
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