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Véronique Silver - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
49
Né
02/09/1931
Lieu de naissance
Amiens, Somme, France
Décédé
24/07/2010 (78 ans)

Véronique Silver: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Véronique Silver en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

44

œuvres recensées

40 films · 4 séries

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
2005

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Née le 2 septembre 1931 à Amiens, Véronique Silver, de son vrai nom Véronique Virlojeux, s’inscrit très tôt dans le paysage du théâtre et du cinéma français, où elle développe une carrière essentiellement de comédienne de composition au long cours (Source : Le Figaro, 2010). Dès les années 1950, elle apparaît dans des productions cinématographiques d’envergure, ce qui installe progressivement son nom dans les génériques, sans en faire pour autant une vedette médiatisée (Source : Le Monde, 2010). Elle adopte le pseudonyme de Véronique Silver pour la scène, tout en poursuivant parallèlement une activité soutenue au théâtre et à la télévision, ce qui contribue à ancrer son profil d’actrice polyvalente dans le paysage culturel français (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Son parcours se caractérise par une fidélité à certains metteurs en scène de théâtre et de cinéma, ainsi que par une présence régulière dans des productions d’auteurs, y compris lorsque le rôle reste secondaire dans l’économie du récit (Source : CinéDweller, 2025). À partir des années 1970, son activité se densifie, notamment à la télévision, où elle commence à être identifiée par un plus large public grâce à des séries récurrentes (Source : Evene–Le Figaro, 2010).

Débuts au cinéma et premiers rôles

Véronique Silver débute au cinéma en 1954 dans « Si Versailles m’était conté… » de Sacha Guitry, fresque historique qui fait appel à une large distribution de comédiens français, et où elle tient un rôle secondaire (Source : CinéDweller, 2025). Elle poursuit avec « Méfiez-vous fillettes » d’Yves Allégret, sorti en 1957, inscrit dans la tradition du cinéma noir et social des années d’après-guerre (Source : CinéDweller, 2025). L’année suivante, elle apparaît dans « Les Amants de Montparnasse » de Jacques Becker, évocation romancée de la vie du peintre Modigliani, confirmant son inscription dans un cinéma d’auteur exigeant (Source : CinéDweller, 2025). Au début des années 1960, elle enchaîne des rôles dans des films comme « Première Brigade criminelle » de Maurice Boutel, qui entretiennent sa visibilité tout en la cantonnant encore à des emplois secondaires mais réguliers (Source : CinéDweller, 2025). Dans cette première phase de carrière, elle s’impose discrètement comme une comédienne de second plan recherchée, ce qui prépare ses collaborations futures avec plusieurs grands cinéastes des décennies suivantes (Source : Evene–Le Figaro, 2010).

Collaboration avec Alain Resnais et le cinéma d’auteur

La carrière de Véronique Silver prend une dimension nouvelle lorsqu’elle est dirigée par Alain Resnais, figure majeure du cinéma d’auteur français, qui la fait notamment jouer dans « Mon oncle d’Amérique » et « La vie est un roman » (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Ces collaborations l’inscrivent durablement dans un registre d’interprétation lié à un cinéma intellectuel et formellement ambitieux, où les personnages secondaires contribuent à la structure polyphonique des récits (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Dans « La vie est un roman », film choral tourné au début des années 1980, elle participe à un dispositif narratif mêlant plusieurs époques et registres, caractéristique du style de Resnais (Source : CinéDweller, 2025). En parallèle, elle apparaît dans « La passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio, autre film d’auteur où sa présence s’inscrit dans une distribution travaillée et resserrée (Source : CinéDweller, 2025). Cette période marque la consolidation de son image d’actrice appréciée par les réalisateurs de cinéma d’art et essai, qui recourent à elle pour des compositions mesurées mais structurantes dans le récit (Source : Evene–Le Figaro, 2010).

« La femme d’à côté » et reconnaissance élargie

En 1981, Véronique Silver tient le rôle de Madame Jouve dans « La femme d’à côté » de François Truffaut, avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant, film qui va devenir l’un des jalons les plus commentés de sa carrière (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Son personnage, narratrice et témoin de la tragédie amoureuse qui se noue, offre à l’actrice un espace d’interprétation plus central que dans la plupart de ses précédents films (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Ce rôle, souvent cité comme l’un de ses plus marquants, renforce sa notoriété auprès du grand public et des cinéphiles, tout en confirmant la confiance que les grands réalisateurs lui accordent (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Dans le même mouvement, elle poursuit ses apparitions dans des œuvres d’auteurs comme « Toute une nuit » de Chantal Akerman, où elle s’insère dans un dispositif fragmenté et sensoriel (Source : CinéDweller, 2025). Cette période du début des années 1980 constitue ainsi un sommet visible de son parcours au cinéma, même si elle continue de privilégier une diversité de rôles plutôt qu’une exposition médiatique frontale (Source : CinéDweller, 2025).

Années 1980–1990 : diversité des rôles et fidélités artistiques

Pendant les années 1980, Véronique Silver multiplie les tournages, apparaissant notamment dans « Blanche et Marie » de Jacques Renard, « Le Mystère Alexina » de René Féret, « Poussière d’ange » d’Édouard Niermans, « Où que tu sois » d’Alain Bergala ou encore « La Maison de jade » de Nadine Trintignant (Source : CinéDweller, 2025). Elle tourne également sous la direction de Claude Lelouch dans « Il y a des jours… et des lunes », prolongeant une collaboration amorcée avec « Toute une vie » (Source : Evene–Le Figaro, 2010). À cette filmographie s’ajoutent « Noce blanche » de Jean-Claude Brisseau, où elle occupe un rôle secondaire dans un drame qui suscite une forte attention critique à sa sortie (Source : CinéDweller, 2025). Durant les années 1990, elle reste présente dans le cinéma d’auteur avec « Du fond du cœur » de Jacques Doillon, « Le Cœur fantôme » de Philippe Garrel, « Les Frères Gravet » de René Féret ou « Les Passagers » de Jean-Claude Guiguet (Source : CinéDweller, 2025). Cette continuité illustre une fidélité réciproque avec plusieurs cinéastes, qui font appel à elle pour des personnages souvent brefs mais précis dans leur fonction dramatique (Source : CinéDweller, 2025).

Travail au théâtre et à la télévision

Parallèlement au cinéma, Véronique Silver mène une activité soutenue au théâtre, où elle participe notamment au diptyque de Roger Planchon « Le Vieil hiver » et « Fragile forêt », montages scéniques qui s’inscrivent dans une dramaturgie d’ensemble exigeante (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Cette présence sur les plateaux renforce sa réputation de comédienne capable de passer d’un médium à l’autre, en conservant une approche précise du jeu et du texte (Source : Evene–Le Figaro, 2010). À la télévision, elle est remarquée dans le feuilleton « Messieurs les jurés », où elle incarne la présidente du tribunal, personnage récurrent qui contribue à sa reconnaissance auprès d’un public plus large (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Elle apparaît également dans des séries et dramatiques telles que « Les enquêtes du commissaire Maigret » ou « Les samedis de l’histoire », consolidant une filmographie télévisuelle qui complète et prolonge ses travaux pour le cinéma (Source : IMDb, 2010). Cette circulation entre théâtre, télévision et cinéma structure une trajectoire professionnelle faite de constance et de diversité des supports (Source : Evene–Le Figaro, 2010).

Rôles tardifs et fin de carrière au cinéma

À partir de la fin des années 1990 et dans les années 2000, Véronique Silver continue à tourner, mais de manière plus ponctuelle, en intervenant principalement dans des productions portées par une nouvelle génération de cinéastes (Source : Le Figaro, 2010). En 2005, elle apparaît dans « Je vous trouve très beau » d’Isabelle Mergault, comédie dramatique portée par Michel Blanc, où elle interprète un rôle secondaire inscrit dans l’entourage du personnage principal (Source : CinéDweller, 2025). Deux ans plus tard, elle tient un petit rôle dans « Faut que ça danse ! » de Noémie Lvovsky, aux côtés de Jean-Pierre Marielle et Valeria Bruni Tedeschi, film qui constitue sa dernière apparition au cinéma (Source : Wikipedia, 2009). Cette même période confirme l’intérêt que lui portent des réalisatrices et réalisateurs plus jeunes, qui l’intègrent à des distributions où se croisent plusieurs générations de comédiens (Source : CinéDweller, 2025). Jusqu’au milieu des années 2000, elle conserve ainsi une présence régulière à l’écran, même si les rôles se font plus rares et plus brefs dans la structure des films (Source : CinéDweller, 2025).

Filmographie sélectionnée

  • 1954 : « Si Versailles m’était conté… » de Sacha Guitry – rôle secondaire dans une fresque historique (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1958 : « Les Amants de Montparnasse » de Jacques Becker – participation à un film biographique sur Modigliani (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1980 : « Mon oncle d’Amérique » d’Alain Resnais – rôle de composition dans un film expérimental sur le comportement humain (Source : Evene–Le Figaro, 2010).
  • 1981 : « La femme d’à côté » de François Truffaut – rôle de Madame Jouve, souvent considéré comme l’un de ses personnages les plus notables (Source : Evene–Le Figaro, 2010).
  • 1982 : « Toute une nuit » de Chantal Akerman – présence dans un film choral nocturne tourné à Bruxelles (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1984 : « Blanche et Marie » de Jacques Renard – participation à un film inscrit dans le contexte de la Résistance (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1989 : « Noce blanche » de Jean-Claude Brisseau – rôle secondaire dans un drame remarqué avec Vanessa Paradis (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1990 : « Il y a des jours… et des lunes » de Claude Lelouch – nouvelle collaboration avec le cinéaste (Source : Evene–Le Figaro, 2010).
  • 1994 : « Du fond du cœur » de Jacques Doillon – présence dans un drame psychologique (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1996 : « Le Cœur fantôme » de Philippe Garrel – participation à un film intimiste en noir et blanc (Source : CinéDweller, 2025).
  • 1999 : « Les Passagers » de Jean-Claude Guiguet – rôle dans un film contemplatif et minimaliste (Source : CinéDweller, 2025).
  • 2005 : « Je vous trouve très beau » d’Isabelle Mergault – apparition dans une comédie dramatique à succès public (Source : CinéDweller, 2025).
  • 2007 : « Faut que ça danse ! » de Noémie Lvovsky – dernier rôle au cinéma, dans une comédie dramatique (Source : Wikipedia, 2009).

Position dans le paysage artistique

Sur plus d’un demi-siècle de carrière, Véronique Silver s’impose comme une comédienne régulièrement sollicitée par des cinéastes d’auteur, aussi bien issus de la Nouvelle Vague tardive que de générations suivantes (Source : Le Monde, 2010). Sa filmographie comporte un peu plus de quarante longs métrages, dont un nombre significatif réalisés par des auteurs reconnus comme Alain Resnais, François Truffaut, Claude Lelouch, Chantal Akerman, Jean-Claude Brisseau ou Philippe Garrel (Source : Evene–Le Figaro, 2010). Son activité au théâtre, notamment avec Roger Planchon, et à la télévision, avec des fictions comme « Messieurs les jurés », complète ce profil de comédienne polyvalente circulant aisément entre les registres (Source : Evene–Le Figaro, 2010). De nombreux critiques soulignent la constance de sa présence dans des seconds rôles qui structurent discrètement les récits sans chercher à occuper le premier plan (Source : Le Figaro, 2010). Elle demeure ainsi associée, dans la mémoire du cinéma français, à une tradition d’acteurs et d’actrices de caractère dont la trajectoire accompagne l’évolution du cinéma d’auteur de l’après-guerre aux années 2000 (Source : Le Monde, 2010).

Films et séries avec Véronique Silver

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Les Idées fausses (1985) - Affiche
07/11/1985
Les Idées fausses
Popaul's mother
La ville noire (1981) - Affiche
25/09/1981
La ville noire
George Sand
Le mystère Alexina (1985) - Affiche
4.6 / 10
Le mystère Alexina
Madame Avril
Archipel des amours (1983) - Affiche
4 / 10
Archipel des amours
Jeanne (segment "Passage à l'acte")
La Femme d'à côté (1981) - Affiche
7.1 / 10
La Femme d'à côté
Madame Odile Jouve

Galerie photos de Véronique Silver

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Je vous trouve très beau (2005) - Affiche
Femme "Coeur à Coeur"
2005
La Femme coquelicot (2005) - Affiche
2005
Les Passagers (1999) - Affiche
La Narratrice
1999
1997
Tante Emilie
1997
Le tuteur (1996) - Affiche
Gabrielle
1996
Le Cœur fantôme (1996) - Affiche
Philippe's Mother
1996
Du fond du cœur (1994) - Affiche
Madame de Nassau
1994
Le Mirage (1992) - Affiche
Jeanne
1992
Il y a des jours… et des lunes (1990) - Affiche
1990
Noce blanche (1989) - Affiche
Education Advisor
1989
La Grande Cabriole (1989) - Affiche
La mère Galois
1989
La Grande Cabriole (1989) - Affiche
Inconnu
- Valse finale (1989)
•
S01E04
•
La mère Galois
•
S01E03
•
La mère Galois
•
S01E02
•
La mère Galois
•
S01E01
•
La mère Galois
1989

Final (1989) - Affiche
Elle-même
1989

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.