Roland Dubillard: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roland Dubillard en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
35
œuvres recensées
34 films · 1 série
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 2 décembre 1923 à Paris, Roland Dubillard s’impose d’abord comme auteur dramatique au sein du Club d’essai de la Radiodiffusion française, où il débute sa carrière d’écrivain pour la scène et les ondes (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.). Son écriture s’y forge autour de courtes formes dialoguées, marquées par un humour qualifié d’absurde et par une attention précise aux rythmes de la langue (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.). Cette période radiophonique prépare la création, en 1953, de la série de sketches « Grégoire et Amédée », souvent citée comme un jalon important de son œuvre et comme un moment de reconnaissance plus large de son univers comique (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.). Parallèlement, il amorce un travail dramaturgique pour le théâtre de texte, qui sera très tôt repéré par des metteurs en scène et des institutions parisiennes (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). Dès ces premières années, il aborde différents genres – fable, récit, pièce pour enfants ou texte poétique – et installe une présence continue dans le paysage radiophonique et théâtral français (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021).
Œuvre dramaturgique et écriture pour la scène
Roland Dubillard développe à partir des années 1950 une œuvre théâtrale abondante, qui s’ouvre avec « Si Camille me voyait... », créée en 1953 (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). Dans les années 1960, il enchaîne plusieurs pièces importantes : « Naïves hirondelles » en 1961, « La Maison d’os » en 1962, puis « Le Jardin aux betteraves » en 1969, qui confirment son inscription dans le répertoire contemporain (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). Les années 1970 voient la création de « Les Crabes ou les hôtes et les hôtes » en 1971, « Où boivent les vaches » en 1973, « Les Diablogues et autres inventions à deux voix » en 1975, « Le Bain de vapeur » en 1977 et « Les Chiens de conserve » en 1978, autant de titres qui illustrent son goût pour les dispositifs dialogués et les situations décalées (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). Il poursuit ce travail dans les années 1980 avec « Chiens sous la minuterie » en 1986, puis dans les années 1990 avec « Le Jardin aux betteraves » de nouveau réactivé en 1969 et « Il ne faut pas boire son prochain » en 1997, avant de revenir au plateau avec « Les Nouveaux Diablogues » en 1998 (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). En 2008, il signe « Madame fait ce qu’elle dit », qui prolonge ce parcours d’auteur dramatique sur plus d’un demi-siècle (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021).
Activité de comédien et mise en scène
Au-delà de l’écriture, Roland Dubillard se distingue comme comédien, interprétant plusieurs de ses propres textes au théâtre (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.). Il joue notamment dans « Naïves hirondelles » au Théâtre de Poche, où il tient le rôle de Fernand dans une mise en scène d’Arlette Reinerg, la pièce étant remarquée par des auteurs comme Eugène Ionesco et André Roussin (Source : Site roland-dubillard.fr, s.d.). Il incarne également le maître dans « La Maison d’os » au Théâtre de Lutèce, toujours sous la direction d’Arlette Reinerg, confirmant cette articulation entre écriture et jeu (Source : Site roland-dubillard.fr, s.d.). Pour « Crabes ou Les hôtes et les hôtes », créé au Théâtre de l’Épée de Bois, il interprète le rôle de Monsieur, dans un spectacle où il intervient aussi comme auteur et metteur en scène de la plupart de ses pièces (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.; site roland-dubillard.fr, s.d.). Cette double pratique, qui associe l’élaboration du texte et sa réalisation scénique, contribue à installer son œuvre dans un dialogue constant entre écriture dramaturgique et travail d’acteur (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.).
Filmographie et présence au cinéma
Parallèlement au théâtre, Roland Dubillard mène une activité régulière au cinéma comme acteur, particulièrement à partir des années 1960 (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Il apparaît dès 1946 dans « Ouvert pour cause d’inventaire », puis poursuit avec des rôles secondaires ou de composition dans de nombreuses productions françaises (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Fidèle à Jean-Pierre Mocky, il joue dans « Les Compagnons de la marguerite » (1966), « La Grande lessive » (1968) où il incarne Missenard, puis « Le Témoin » (1978) dans le rôle du commissaire Guérin, collaboration soulignée par la Cinémathèque française (Source : Cinémathèque française, notice bifi, s.d.; AlloCiné, filmographie, s.d.). On le retrouve également dans « Peur sur la ville » d’Henri Verneuil en 1974, où il interprète un psychologue, dans « Les Vécés étaient fermés de l’intérieur » en 1975 (rôle de Gazul) ou encore dans « L’Amour braque » d’Andrzej Żuławski en 1985, où il joue un commissaire (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Dans les années 1980, il tourne notamment « La Belle Captive » d’Alain Robbe-Grillet (1983), « Polar » de Jacques Bral (1984) et « Charlotte for Ever » de Serge Gainsbourg (1986), avant une apparition plus tardive dans « Lucifer et moi » en 2005, où il figure sous son propre nom (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « La Grande lessive » (1968), rôle de Missenard, réalisation Jean-Pierre Mocky (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « Le Témoin » (1978), rôle du commissaire Guérin, réalisation Jean-Pierre Mocky (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.; Cinémathèque française, s.d.).
- « Peur sur la ville » (1974), rôle du psychologue, réalisation Henri Verneuil (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « Les Vécés étaient fermés de l’intérieur » (1975), rôle de Gazul (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « L’Amour braque » (1985), rôle du commissaire (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « La Belle Captive » (1983), rôle du professeur van de Reeves (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « Charlotte For Ever » (1986), rôle d’Herman (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « Lucifer et moi » (2005), apparition sous son nom (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
Travaux de scénario, télévision et écrits littéraires
Roland Dubillard intervient aussi comme scénariste pour le cinéma, signant en 1951 le scénario de « L’Affaire Manet », film de Jean Aurel coécrit avec ce dernier (Source : Théâtre du Rond-Point, 2021). Il participe à l’écriture du court métrage « L’Alcool tue » en 1947, crédité comme scénariste dans les bases cinématographiques (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Pour la télévision, il interprète notamment le rôle de Moitié Cerise dans « L’Été » de Romain Weingarten et apparaît dans d’autres adaptations, parmi lesquelles « Le Grand voyage », réalisé par Jean Prat d’après le roman de Jorge Semprun (Source : Site roland-dubillard.fr, s.d.). Son activité littéraire se prolonge dans de nombreuses publications de théâtre chez Gallimard, avec par exemple « Naïves Hirondelles » rééditée dans plusieurs collections, ou encore « La Maison d’os », « Le Jardin aux betteraves » et « Où boivent les vaches », qui structurent une part importante de son catalogue éditorial (Source : Site roland-dubillard.fr, bibliographie, s.d.). Cette circulation entre scène, écran et édition installe son œuvre dans un réseau d’institutions culturelles – maisons d’édition, chaînes de télévision, structures théâtrales – où ses textes et ses rôles sont régulièrement repris (Source : IMEC, notice de fonds, s.d.; site roland-dubillard.fr, bibliographie, s.d.).
Reconnaissance institutionnelle et distinctions
La trajectoire de Roland Dubillard s’accompagne d’une série de distinctions qui le placent dans le paysage institutionnel du théâtre français (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025). Il reçoit le grand prix national du théâtre en 1979, récompense attribuée par les autorités culturelles françaises pour saluer l’ensemble d’une œuvre dramatique (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025). En 1985, il obtient le grand prix Poncetton, qui souligne son apport à la littérature dramatique contemporaine (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025). En 1995, il est lauréat du Grand prix du théâtre de l’Académie française, comme l’indique la liste officielle de ce prix où son nom apparaît pour cette année (Source : Académie française, Grand prix du théâtre; Wikipedia, Grand prix du théâtre). Il se voit également décerner en 2008 le Molière de l’auteur francophone vivant, l’une des principales distinctions attribuées au théâtre en France (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025). Par ailleurs, il est fait commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres et chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, reconnaissances honorifiques qui s’ajoutent à ces prix littéraires et théâtraux (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
- Grand prix national du théâtre (1979) (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
- Grand prix Poncetton (1985) (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
- Grand prix du théâtre de l’Académie française (1995) (Source : Académie française, Grand prix du théâtre; Wikipedia, Grand prix du théâtre).
- Molière de l’auteur francophone vivant (2008) (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
- Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
- Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur (Source : Wikipedia roumain, notice Roland Dubillard, 2025).
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