Raymond Danon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Raymond Danon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
61
œuvres recensées
61 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Raymond Danon naît le 14 avril 1930 à Paris et s’impose, à partir des années 1960, comme l’un des producteurs les plus actifs du cinéma français de l’après-guerre (Source : Mémoires de Guerre, 2021 ; IMDb, 2018). Après des études au lycée Janson-de-Sailly, il effectue un passage dans le monde des affaires, avant de se tourner vers la production cinématographique au début des années soixante, période de profonde mutation esthétique et industrielle pour le secteur (Source : Wikipédia, 2008). Il crée et développe sa société de production, notamment Lira Films, à travers laquelle il accompagne un grand nombre de réalisateurs français et européens (Source : Mémoires de Guerre, 2021). En quelques années, il s’inscrit durablement dans le paysage de la production, intervenant aussi bien sur des comédies populaires que sur des drames sociaux ou des thrillers politiques (Source : AlloCiné, 2010). Sa carrière se déploie ainsi sur plus de trois décennies, des premiers succès commerciaux des années 1960 jusqu’aux films plus sombres et engagés des années 1980 (Source : AlloCiné, 2010).
Premières productions et ancrage dans les années 1960
Raymond Danon entame sa carrière de producteur avec des comédies grand public telles que « Faites sauter la banque ! » de Jean Girault, sorti en 1964, qui participe à l’essor du cinéma comique français porté par Louis de Funès (Source : Wikipédia, 2008 ; AlloCiné, 2010). La même année, il produit « Les Gorilles » et « Monsieur », confirmant son intérêt pour un cinéma de divertissement ancré dans le star-system français (Source : AlloCiné, 2010). En 1965, il accompagne « Du rififi à Paname » et « Le Tonnerre de Dieu », films qui s’inscrivent dans une veine policière et dramatique, et marquent un élargissement de son registre de production (Source : AlloCiné, 2010). L’année 1967 voit son engagement sur « Diaboliquement vôtre », dernier film réalisé par Julien Duvivier, ainsi que sur « Les Grandes vacances », comédie familiale à grand succès, ce qui illustre la diversité des genres au sein de son catalogue (Source : Wikipédia, 2008 ; AlloCiné, 2010). À la fin des années 1960, avec « Les Femmes » (1969), il consolide une position de producteur capable d’alterner projets d’auteur et films populaires, dans un marché en pleine recomposition (Source : AlloCiné, 2010).
Collaboration avec Pierre Granier-Deferre et adaptations de Simenon
Au début des années 1970, Raymond Danon noue une collaboration durable avec le réalisateur Pierre Granier-Deferre autour d’adaptations de l’œuvre de Georges Simenon (Source : Wikipédia, 2008 ; Mémoires de Guerre, 2021). En 1971, il produit « Le Chat », drame porté par Jean Gabin et Simone Signoret, qui contribue à ancrer l’univers de Simenon dans un cinéma psychologique et intimiste (Source : AlloCiné, 2010 ; Le Figaro, 2018). La même année, « La Veuve Couderc » réunit à nouveau le réalisateur et le romancier adapté, avec Alain Delon et Simone Signoret, confirmant la place de Danon dans un cinéma littéraire exigeant et centré sur des personnages complexes (Source : AlloCiné, 2010 ; Mémoires de Guerre, 2021). Par ailleurs, il accompagne Granier-Deferre sur « La Scoumoune » (1972), prolongement d’un cinéma de gangsters et de marginaux qui trouve un large écho auprès du public français (Source : AlloCiné, 2010). Ces projets contribuent à définir une part importante de son identité de producteur, associée à des adaptations soignées, souvent portées par des acteurs majeurs de leur génération (Source : Wikipédia, 2008 ; Le Figaro, 2018).
Soutien aux nouveaux cinéastes des années 1970
En parallèle de ses collaborations avec des réalisateurs confirmés, Raymond Danon joue un rôle déterminant dans l’émergence de plusieurs cinéastes de la nouvelle génération (Source : Communiqué César, 2018). Il produit en 1974 « L’Horloger de Saint-Paul », premier long métrage de Bertrand Tavernier, adapté d’un roman de Simenon, qui reçoit le prix spécial du jury au Festival de Berlin la même année et installe le cinéaste sur la scène internationale (Source : Communiqué César, 2018 ; AlloCiné, 2010). Cette même année, il accompagne Francis Girod pour son premier long métrage, « Le Trio infernal », comédie macabre portée par Romy Schneider et Michel Piccoli, qui inscrit le réalisateur dans un registre noir et satirique (Source : Communiqué César, 2018 ; AlloCiné, 2010). Il produit également « La Vieille Fille » de Jean-Pierre Blanc, qui contribue à mettre en lumière un auteur au ton singulier dans le paysage français du début des années 1970 (Source : Wikipédia, 2008 ; AlloCiné, 2010). À travers ces choix, Danon se positionne comme un intermédiaire essentiel entre de jeunes cinéastes et les structures de financement et de diffusion, dans un contexte où la production indépendante cherche de nouvelles voies (Source : Communiqué César, 2018).
Association avec Alain Delon et films majeurs des années 1970
Raymond Danon est, au cours des années 1970, l’ami et l’associé d’Alain Delon, avec lequel il coproduit ou produit une quinzaine de films (Source : Communiqué César, 2018). Parmi ces collaborations figurent « Les Granges brûlées » de Jean Chapot (1973), où Delon partage l’affiche avec Simone Signoret dans un récit criminel rural, et « Flic Story » (1975), inspiré d’une enquête policière réelle (Source : AlloCiné, 2010 ; Communiqué César, 2018). En 1976, il produit « Monsieur Klein » réalisé par Joseph Losey, avec Alain Delon, film qui remporte le César du meilleur film en 1977 et s’inscrit dans la mémoire des représentations cinématographiques de l’Occupation (Source : Communiqué César, 2018 ; AlloCiné, 2010). Danon accompagne également « Le Gitan » (1975) de José Giovanni et « Le Sauvage » (1975) de Jean-Paul Rappeneau, témoignant d’une ligne éditoriale qui navigue entre film noir, aventure sentimentale et chronique sociale (Source : AlloCiné, 2010 ; Le Figaro, 2018). Ces productions contribuent à structurer une partie importante du cinéma français des années 1970, à la fois par leur distribution en salles et par leur diffusion ultérieure à la télévision (Source : Le Figaro, 2018).
Production de drames et de films engagés
Durant la même décennie, Raymond Danon investit dans des œuvres aux enjeux plus directement politiques ou sociaux (Source : AlloCiné, 2010). Il produit « Le Juge et l’Assassin » de Bertrand Tavernier (1975), film historique qui interroge le fonctionnement de la justice et le traitement de la marginalité au tournant du XXe siècle (Source : Communiqué César, 2018 ; AlloCiné, 2010). En 1973, « Le Train » de Pierre Granier-Deferre, qu’il produit, s’inscrit dans une veine dramatique marquée par la Seconde Guerre mondiale et par des trajectoires individuelles bouleversées par le conflit (Source : AlloCiné, 2010). Il accompagne également « Vincent, François, Paul et les autres » (1974), portrait de groupe réalisé par Claude Sautet, qui évoque les questionnements d’une génération au mitan de la vie (Source : AlloCiné, 2010 ; Le Figaro, 2018). À la fin des années 1970, « La Vie devant soi » de Moshé Mizrahi, dont Danon est producteur délégué, obtient l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1978, tandis que Simone Signoret reçoit le César de la meilleure actrice pour ce rôle la même année (Source : Communiqué César, 2018; AlloCiné, 2010). Ces œuvres renforcent l’image d’un producteur impliqué dans un cinéma qui articule récit dramatique et interrogation sur la société française contemporaine (Source : Communiqué César, 2018).
Années 1980 et prolongements de carrière
Dans les années 1980, Raymond Danon poursuit son activité de production avec des films qui explorent des registres variés, entre thriller, comédie et drame social (Source : AlloCiné, 2010). Il produit « A mort l’arbitre ! » de Jean-Pierre Mocky (1983), récit de violence autour d’un match de football, qui s’inscrit dans un cinéma de dénonciation des dérives de la foule (Source : Communiqué César, 2018 ; AlloCiné, 2010). En 1982, il accompagne « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio, dernier film tourné par Romy Schneider, dans lequel il prolonge sa collaboration avec des interprètes déjà croisés dans d’autres projets (Source : Wikipédia, 2008 ; AlloCiné, 2010). Il produit également des films comme « S.A.S. à San Salvador » (1983), « Tir à vue » (1984) ou « L’Autrichienne » (1989), qui témoignent de son inscription continue dans le champ de la production française jusqu’à la fin des années 1980 (Source : AlloCiné, 2010 ; IMDb, 2018). Ces projets montrent la volonté de maintenir une activité soutenue, en phase avec les attentes d’un public élargi et la concurrence croissante de la télévision (Source : AlloCiné, 2010).
Responsabilités institutionnelles et reconnaissance professionnelle
En parallèle de son travail de producteur, Raymond Danon occupe plusieurs fonctions institutionnelles au sein de l’industrie cinématographique française (Source : Wikipédia, 2008; UniFrance, 2018). Il est président-directeur général des Studios de Boulogne, l’un des principaux lieux de tournage et de post-production du pays, ce qui lui confère un rôle structurant dans l’économie du secteur (Source : Wikipédia, 2008). Il assure également la présidence d’UniFrance Films, organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’international, et celle de la Chambre syndicale des producteurs et exportateurs de films, contribuant ainsi à la représentation professionnelle des producteurs (Source : Wikipédia, 2008; UniFrance, 2018; UniFrance, 2025). Par ailleurs, il siège comme administrateur du Festival de Cannes, participant aux orientations de l’un des principaux rendez-vous mondiaux du cinéma (Source : Wikipédia, 2008). Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur par le président François Mitterrand, distinction qui marque la reconnaissance institutionnelle de sa contribution à la production et au rayonnement du cinéma français (Source : Wikipédia, 2008).
Héritage et place dans le cinéma français
Raymond Danon est considéré comme un producteur dont la filmographie traverse plusieurs tendances majeures du cinéma français, des comédies populaires des années 1960 aux drames sociaux et politiques des décennies suivantes (Source : Le Figaro, 2018; AlloCiné, 2010). Sa capacité à accompagner à la fois des auteurs confirmés et des cinéastes débutants, à l’image de Bertrand Tavernier, Francis Girod ou Jean-Pierre Blanc, lui confère une place singulière dans l’histoire du secteur (Source : Communiqué César, 2018). Ses collaborations fréquentes avec des acteurs comme Alain Delon, Simone Signoret ou Romy Schneider ont contribué à la visibilité de nombreux films sur la scène nationale et internationale (Source : Le Figaro, 2018; Communiqué César, 2018). Par son engagement au sein d’UniFrance et des organisations professionnelles, il a également participé à structurer les conditions de diffusion du cinéma français hors de ses frontières (Source : UniFrance, 2018; UniFrance, 2025). Sa disparition en 2018 s’accompagne d’hommages soulignant l’ampleur d’une carrière qui a traversé plus de trente ans de production, marquée par un ensemble d’œuvres devenues des références du patrimoine cinématographique français (Source : Communiqué César, 2018; Mémoires de Guerre, 2021).
Films et séries produits par Raymond Danon
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Galerie photos de Raymond Danon
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