William S. Hart: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William S. Hart en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
79
œuvres recensées
79 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1907
- Dernière année recensée
- 1936
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1888, William S. Hart monte sur scène dans une compagnie dirigée par Daniel E. Bandmann. L’année suivante, il rejoint la troupe de Lawrence Barrett à New York puis passe plusieurs saisons avec la compagnie itinérante d’Hortense Rhéa. Vers 1900, il dirige des spectacles à l’Opéra de Asheville, en Caroline du Nord.
Des scènes de troupe aux planches itinérantes
William Surrey Hart naît le 6 décembre 1864 à Newburgh, dans l’État de New York. Il grandit près de New York, dans une famille où figurent un père anglais et une mère irlandaise. Deux frères meurent très jeunes, puis quatre sœurs complètent le foyer.
La scène vient tôt. À 20 ans, il entre dans une compagnie de Daniel E. Bandmann, avant de passer chez Lawrence Barrett. Il travaille ensuite avec Hortense Rhéa, dans un circuit de tournées où les villes défilent plus vite que les renommées.
Vers 1900, il prend la direction de spectacles à l’Opéra de Asheville. Cette étape le place déjà du côté de l’organisation et de la conduite des représentations, bien avant les films qui fixeront son visage.
L’arrivée dans les films de 1914
L’année 1914 ouvre une série de rôles qui l’installe durablement dans l’Ouest cinématographique. Il apparaît dans « The Bargain » de Reginald Barker, où il tient le rôle de Jim Stokes. La même année, il figure dans « His Hour of Manhood » de Tom Chatterton, puis dans « Jim Cameron's Wife » du même réalisateur.
Il est aussi présent dans « Bad Buck of Santa Ynez », « Two-Gun Hicks » et « In the Sage Brush Country ». Ces titres dessinent une présence soutenue sur l’année, sans imposer de lecture téléologique: ils témoignent seulement d’une activité déjà dense dans le muet américain.
En parallèle, il commence à signer des films. « Bad Buck of Santa Ynez » n’est pas le seul titre où il intervient au-delà du jeu: il participe aussi à l’écriture ou à la réalisation de plusieurs œuvres des années suivantes, ce qui le place parmi les praticiens complets du muet de studio.
Réalisation, écriture, contrôle du film
En 1915, il réalise « The Sheriff's Streak of Yellow », où il joue le sheriff Hale. La même année, il intervient dans « The Roughneck » avec Clifford Smith et dans « The Ruse » avec William H. Clifford. Ces signatures croisées le montrent attentif à la fabrication des films autant qu’à leur interprétation.
L’année 1916 le retrouve à la réalisation de « The Apostle of Vengeance », où il tient aussi David Hudson. Il co-réalise « Hell's Hinges » avec Charles Swickard et Clifford Smith, puis « The Aryan » avec Reginald Barker et Clifford Smith. Le même mouvement se poursuit sur « The Devil's Double », où la mise en scène porte aussi sa marque.
Cette circulation entre jeu, mise en scène et écriture se voit de manière nette dans « The Testing Block » en 1920. Il y signe le scénario et l’histoire tout en jouant « Sierra » Bill. Le film condense plusieurs fonctions sans réduire son activité à un seul métier.
Des rôles répétés, des noms qui reviennent
Entre 1917 et 1920, les rôles s’accumulent dans une continuité nette. Il est Tom « Wolf » Lowry dans « Wolf Lowry », puis « Square » Kelly dans « The Cradle of Courage ». « The Toll Gate », « Sand! » et « The Money Corral » le montrent encore sous des noms de personnages différents.
La période comprend aussi « Wagon Tracks », où il joue Buckskin Hamilton, puis « The Narrow Trail », réalisé avec Lambert Hillyer. Le même Hillyer revient dans « Blue Blazes Rawden », « Shark Monroe » et « Branding Broadway », ce qui donne à voir une collaboration régulière sur plusieurs années.
En 1921, il tient encore Sergeant O'Malley dans « O'Malley of the Mounted ». L’année marque aussi sa présence dans « Sa haine ». Le rythme des sorties montre un acteur encore pleinement engagé dans la production de la décennie suivante, sans qu’il soit nécessaire d’y lire une inflexion imposée par le récit.
Après les années muettes
En 1928, il apparaît dans « Mirages » sous la mention Self, non crédité. Cette présence tardive referme un arc qui va des troupes de théâtre aux derniers feux du muet, sans exiger de commentaire supplémentaire.
William S. Hart meurt le 23 juin 1946. Le décès intervient à Newhall, en Californie. Entre les débuts sur scène de 1888 et cette dernière date, son nom se retrouve à la fois dans l’interprétation, la réalisation, le scénario et l’histoire.
Son activité a laissé plusieurs alias d’usage, dont William Surrey Hart, Two-Gun Bill, W.S. Hart et Wm. S. Hart. Les variantes n’effacent pas l’essentiel: un homme de scène devenu l’un des artisans les plus présents du cinéma muet américain, avec des titres comme « The Bargain », « Hell's Hinges », « The Apostle of Vengeance » et « The Testing Block ».
- 1914: « The Bargain » — Jim Stokes
- 1915: « The Sheriff's Streak of Yellow » — Sheriff Hale
- 1916: « The Apostle of Vengeance » — David Hudson
- 1917: « Wolf Lowry » — Tom « Wolf » Lowry
- 1920: « The Cradle of Courage » — « Square » Kelly
- 1920: « The Testing Block » — scénario, histoire, « Sierra » Bill
- 1921: « O'Malley of the Mounted » — Sergeant O'Malley
Films et séries avec William S. Hart
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