Bob Kortman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bob Kortman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
174
œuvres recensées
173 films · 1 série
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1952
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1914, Bob Kortman apparaît dans Bad Buck of Santa Ynez de William S. Hart. Le nom de cet acteur américain reste attaché à des silhouettes de shérif, de bandit, de garde ou d’agent, souvent au sein de productions western ou d’aventure qui traversent le muet puis le parlant. Né le 24 décembre 1887 à Philadelphie et mort le 13 mars 1967 à Long Beach, il figure parmi ces interprètes dont la filmographie s’étire sur plusieurs décennies sans jamais quitter les marges de l’action.
Bob Kortman dans le cinéma muet
En 1915, il joue dans The Ruse de William H. Clifford et William S. Hart, puis dans Un lâche de Thomas H. Ince et Reginald Barker. Ces titres installent d’emblée une présence liée aux récits de frontière, aux figures d’autorité ou aux hommes d’armes, sans jamais le placer au centre du récit.
En 1919, Un soir d’orage le retrouve dans Through the Wrong Door de Clarence G. Badger, avant La Galère infernale en 1920 dans Godless Men de Reginald Barker. Il figure ensuite dans Arabian Love de Jerome Storm en 1922, puis dans La Terre a tremblé de Lambert Hillyer et La Force du sang d’Irvin Willat en 1923.
La même année, son nom apparaît encore dans Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley, où il est crédité pour le rôle de Hook-Hand. Ce passage vers un adaptation prestigieuse montre un interprète capable de circuler d’un western à un drame littéraire sans quitter les seconds rôles. En 1924, The White Sheep prolonge cette activité, puis Le Corsaire masqué de Frank Lloyd, en 1926, et L’Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau, en 1927, ajoutent des titres qui traversent des registres très différents.
Les années 1930 et les westerns
À partir de 1930, Bob Kortman continue dans le parlant avec The Lone Defender de Richard Thorpe, où il tient le rôle de Jenkins. L’année suivante, il figure dans De bote en bote de James Parrott, Les Deux Légionnaires de James W. Horne, Vingt-quatre Heures de Marion Gering et The Vanishing Legion de Ford Beebe et B. Reeves Eason.
En 1932, Gold d’Otto Brower, L’Aigle blanc de Lambert Hillyer et L’Île du docteur Moreau d’Erle C. Kenton s’ajoutent à cette suite. Le temps d’un cinéma de série et de studio, Kortman reste associé à des figures de menace, de surveillance ou d’appoint, avec une régularité qui le rend reconnaissable d’un film à l’autre.
En 1933, il passe par Laurel et Hardy policiers de Lloyd French et par The Fugitive de Harry L. Fraser. Puis viennent Au service du droit en 1934, Le Cavalier miracle en 1935, et deux titres de 1936, La Fille du bois maudit de Henry Hathaway et La Chevauchée solitaire de Joseph Kane. Dans La Fille du bois maudit, il tient le rôle de Gorley Falin, l’un des rares noms de personnage conservés dans cette période.
Des seconds rôles au bord des grands films
L’année 1938 le place dans Vous ne l’emporterez pas avec vous de Frank Capra et dans The Renegade Ranger de David Howard, où il est Idaho. Un an plus tard, Beau Geste de William A. Wellman le retrouve dans le rôle de Maharaja’s Agent, puis Pacific Express de Cecil B. DeMille l’associe à la cérémonie du Golden Spike, avec un personnage de Gentleman at Golden Spike Ceremony.
En 1941, Les Voyages de Sullivan de Preston Sturges s’ajoute à ce long passage dans les productions hollywoodiennes d’atelier. L’après-guerre le voit encore présent dans Les Corsaires de la terre de Tay Garnett en 1947, Ils étaient quatre frères de John Farrow la même année, puis La Grande Horloge de John Farrow en 1948.
En 1950, il apparaît dans La Flèche brisée de Delmer Daves, sous le crédit de Minor Role, puis dans Terre damnée de John Farrow et Marqué au fer de Rudolph Maté, où il joue Hank. L’année suivante, Le Gouffre aux chimères de Billy Wilder et La mère du marié complètent cette dernière période connue à l’écran, le second film le créditant comme Janitor.
Une présence durable, sans emphase
Bob Kortman naît à Philadelphie en 1887 et meurt en 1967, à 79 ans, à Long Beach. Entre ces deux dates, sa carrière traverse l’âge du muet, l’installation du parlant et l’ère des grands studios, sans rupture visible dans les crédits retenus.
Les rôles nommés qui subsistent dessinent un même territoire de jeu: shérif, bandit, officier, policier, garde, agent, janitor. Cette constance donne à son nom une place nette dans des films de genres variés, depuis Bad Buck of Santa Ynez jusqu’à Le Gouffre aux chimères, en passant par Notre-Dame de Paris et Beau Geste.
Son travail se lit moins comme une suite d’étapes que comme une présence répétée dans l’économie même du cinéma de studio. L’ampleur de sa liste de titres, qui s’étend de 1914 à 1951 dans les éléments retenus ici, donne la mesure d’un interprète employé sur la durée, au sein de productions très différentes, sans sortir du cadre qui lui était assigné.
Films et séries avec Bob Kortman
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Galerie photos de Bob Kortman
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