Grady Sutton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Grady Sutton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
196
œuvres recensées
179 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1925
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, « Mon homme Godfrey » de Gregory La Cava place Grady Sutton dans une comédie de mœurs où son nom circule parmi les seconds rôles les plus réguliers des studios. Né le 5 avril 1906 à Chattanooga, dans le Tennessee, Grady Harwell Sutton meurt le 17 septembre 1995 à Los Angeles. Entre ces deux dates, il traverse plus de quatre décennies de cinéma américain, avec un visage familier dans des films de studio et des passages répétés à la télévision.
Des petits rôles muets aux studios des années 1930
En 1925 et 1926, Grady Sutton apparaît dans 6 films muets, tous dans des rôles secondaires non crédités. « Vive le sport! » de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor figure parmi ces premiers travaux, suivi de « Tom, champion du stade » en 1926. Le nom de l’acteur revient ensuite dans des productions de 1929 à 1979, toujours dans des emplois de caractère.
En 1932, il enchaîne plusieurs titres, dont « Les Sans-soucis », « This Reckless Age » et « Silence, on tourne! ». La suite le mène vers des comédies produites à un rythme soutenu par Hollywood. « Une nuit seulement » en 1933, puis « Désirs secrets » de George Stevens en 1935, l’installent dans ce réseau d’interprètes qui reviennent d’un studio à l’autre sans être mis en avant.
« Mon homme Godfrey », en 1936, l’associe à Gregory La Cava. L’année suivante, « Pension d’artistes », « L’Amour à Waikiki » et « On a volé cent mille dollars » prolongent cette présence dans les comédies et les récits urbains du moment. Grady Sutton se retrouve alors dans une zone précise du cinéma américain, où les emplois de secrétaire, de clerc, d’opérateur radio ou d’invité de bal dessinent une même fonction dramatique, discrète mais récurrente.
Les années Gregory La Cava et George Stevens
En 1938, « Miss Manton est folle » de Leigh Jason rejoint « Mariage incognito » de George Stevens et « Une enfant terrible ». L’année 1939 s’ouvre avec « Le monde est merveilleux » de W. S. Van Dyke, avant que 1940 ne ramène Grady Sutton vers « Et l’amour vint... », « Zone torride » et surtout « Mines de rien », signé Edward F. Cline.
Ces titres montrent une fidélité aux comédies d’ensemble, où les rôles secondaires se croisent avec des têtes d’affiche comme W. C. Fields ou Carole Lombard. « Désirs secrets » revient alors comme repère majeur de cette période, avec George Stevens aux commandes. L’acteur y occupe une place brève mais identifiable, dans un film qui compte parmi les titres les plus connus de sa filmographie.
En 1941 et 1942, il apparaît dans « J’épouse ma femme », « Espions volants », « Allô... je t’aime! », « Hurry, Charlie, Hurry » et « Les Amours de Marthe ». La même logique se poursuit avec « La Fille et son cow-boy » de William A. Seiter en 1943, puis « Casanova le petit », « The Great Moment » et « Crime au pensionnat » en 1944. Grady Sutton s’inscrit dans une mécanique de studio qui réserve aux seconds rôles une circulation continue, sans rupture apparente dans les genres employés.
De « Escale à Hollywood » à « Ma chère secrétaire »
En 1945, « Escale à Hollywood » de George Sidney devient l’un de ses titres les plus repérables. Il y joue Bertram Kraler dans un film porté par Frank Sinatra, Kathryn Grayson et Gene Kelly. La même année, « Capitaine Eddie » et « Pillow to Post » prolongent sa présence dans des productions très différentes, mais toujours centrées sur les structures de studio.
En 1946, « Le Château du dragon » l’amène à un autre emploi bref, suivi en 1948 par « Romance on the High Seas » et « Ma chère secrétaire ». Dans ce dernier, il tient le rôle de Sylvan Scott. Cette période concentre plusieurs apparitions qui gardent le même principe de jeu assigné par les réalisateurs: des présences brèves, intégrées à des distributions nombreuses, où son nom figure aux côtés d’interprètes plus exposés.
En 1954, « Noël blanc » et « Une étoile est née » le retrouvent dans des emplois non crédités. Trois ans plus tard, « Sugarfoot » lui confie le personnage de Charles. L’acteur poursuit alors sa route dans un système où les seconds plans comptent autant que les vedettes, avec des rôles qui se logent dans des récits très différents, du musical au western.
La télévision et les dernières apparitions
À partir de 1951, Grady Sutton travaille aussi pour la télévision. Il intervient dans 25 séries jusqu’en 1974, avec des passages relevés dans « Rawhide » en 1961, « Batman » en 1967 et « Hawaï police d’État » en 1972. Un téléfilm western diffusé en 1968 s’ajoute à cette activité, qui prolonge sa présence à l’écran bien après la fin de l’âge d’or des studios.
En 1963, « Quatre du Texas » de Robert Aldrich le place au générique d’un western avec Frank Sinatra et Dean Martin. L’année suivante, « My Fair Lady » le montre dans une apparition non créditée, puis « La Poursuite impitoyable » en 1966 et « The Pruitts of Southampton » la même année complètent cette fin de période. « Tueur malgré lui », en 1971, sert de dernier film avant l’arrêt de sa carrière à l’écran.
Son nom traverse près de 50 ans de productions, de la comédie muette aux séries des années 1970. Grady Sutton meurt en 1995, à 89 ans, après avoir accumulé une suite de rôles secondaires qui composent une présence continue dans le cinéma américain.
Films et séries avec Grady Sutton
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Galerie photos de Grady Sutton
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