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Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
203
Né
02/10/1954
Age de Robert Fischer : 72 ans
Lieu de naissance
Greven, Germany

Robert Fischer: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Robert Fischer en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

87

œuvres recensées

87 films · 0 séries

Première année recensée
1999
Dernière année recensée
2026

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 2004, Daniel, der Zauberer inscrit Robert Fischer au générique comme journaliste, sous la direction de Dani Levy. Cette apparition précède une série de films consacrés à d’autres cinéastes, où son nom revient surtout derrière la caméra, dans des formes documentaires liées à l’histoire du cinéma.

Robert Fischer, réalisateur né à Greven

Robert Fischer naît le 2 octobre 1954 à Greven, en Allemagne. La date le place dans une génération qui a vu se déplacer les centres de gravité du cinéma européen vers le film d’auteur, la télévision culturelle et le documentaire de création. Son activité principale est la réalisation, à laquelle s’ajoutent, selon les œuvres, des fonctions d’écriture, de montage ou de production.

Le choix des sujets dessine une ligne nette. Fischer revient vers des noms précis du cinéma américain et organise ses films autour de leurs gestes, de leurs méthodes, de leurs héritages. Le format n’est jamais le même, mais l’objet reste semblable: prendre un cinéaste, un film, un contexte de fabrication, puis construire autour de lui un récit analytique.

Cette orientation apparaît dès 2007 avec Contract Kid: William Reynolds on Douglas Sirk. Le titre place d’emblée Fischer dans une approche de conversation critique, centrée sur un témoin et sur l’œuvre de Douglas Sirk. L’année suivante, Acting for Douglas Sirk poursuit ce déplacement vers l’examen d’un cinéma pensé par le jeu, l’encadrement et la mise en scène des corps.

Douglas Sirk, William Reynolds et la méthode du portrait

Avec Acting for Douglas Sirk en 2008, Fischer cumule les fonctions de réalisateur, monteur et producteur. Le film confirme un mode de travail où la mise en forme du matériau compte autant que le sujet lui-même. L’année suivante, il s’attache encore à Sirk par un angle voisin, sans se répéter mot pour mot: la figure du cinéaste devient le point d’entrée d’une réflexion plus large sur la fabrication des films.

En 2011, Ted Kotcheff's Gourmet Cinema ajoute un autre nom à cette galerie de cinéastes étudiés. Fischer y occupe les fonctions de réalisateur et de scénariste. Le film repose sur une même logique de portrait, mais le sujet déplace la focale vers Ted Kotcheff et vers une manière de penser le cinéma à partir de ses œuvres, de ses motifs et de ses formes de fabrication.

Le travail de Fischer ne se limite pas à la simple captation d’entretiens. Il s’inscrit dans une construction plus serrée, où les matériaux sont organisés, montés, redistribués pour faire apparaître des liens de travail. Les films de cette période dessinent un intérêt constant pour les artisans du cinéma plutôt que pour les récits biographiques au sens classique.

En 2013, Real Killer, Fake Nose: Richard Fleischer's «The Boston Strangler» Remembered prolonge ce mouvement autour de Richard Fleischer et de «The Boston Strangler». Fischer y revient sur un film précis, puis sur la mémoire critique attachée à cette œuvre. Le titre indique déjà le cadre: il s’agit moins de raconter une carrière que d’examiner la survie d’un film dans les discours qui l’entourent.

Des films de fabrication et de mémoire

En 2016, Fischer signe Cop Stories: The Making of Richard Fleischer’s «The New Centurions», puis Traveling Roadshow et Outer Movement, Inner Movement. Les deux derniers titres sont eux aussi crédités à la réalisation. L’ensemble confirme un intérêt pour la fabrication des films, les récits de production et les formes de circulation des images autour de réalisateurs identifiés.

Le titre Cop Stories met l’accent sur le making of, donc sur les conditions d’élaboration d’une œuvre. Fischer s’éloigne ici du simple hommage; il privilégie un angle de travail, les choix concrets, les méthodes de tournage et la mémoire de production. Traveling Roadshow et Outer Movement, Inner Movement s’inscrivent dans une même période, avec une attention portée aux déplacements, aux rythmes internes et aux tensions entre mise en scène et lecture critique.

L’année 2016 est aussi celle d’une autre fonction, plus discrète mais réelle: Fischer est consulting producer sur Dietrich Icon. Cette mention élargit son activité au-delà de la seule réalisation, sans modifier le cœur de son travail, qui reste attaché à la construction de films sur le cinéma. L’usage de plusieurs fonctions sur une même œuvre signale un investissement concret dans l’architecture des projets.

Un travail autour des cinéastes

Les titres associés à Fischer dessinent un territoire très lisible. Douglas Sirk, Ted Kotcheff, Richard Fleischer: à chaque fois, le film se construit autour d’un nom propre du cinéma et d’un corpus que Fischer interroge par les entretiens, le montage ou la reprise d’archives. Le résultat relève d’un cinéma de la relation, où le portrait passe par les formes plutôt que par l’énumération des faits.

Cette ligne apparaît encore si l’on remonte à Daniel, der Zauberer, seul titre où Fischer figure comme journaliste. L’écart entre cette présence à l’écran et ses travaux de réalisation n’est pas spectaculaire; il montre surtout une circulation entre plusieurs positions, sans que l’une efface l’autre. Son nom apparaît alors dans des œuvres de nature différente, mais toujours liées au récit filmique.

Le lien entre écriture, montage et réalisation est net dans Acting for Douglas Sirk et Ted Kotcheff's Gourmet Cinema. Fischer y engage des fonctions complémentaires qui modifient la manière de penser son métier. Le film ne se contente pas d’être signé par lui; il est construit par lui, du choix du sujet à sa forme finale.

Dans ses œuvres connues, Fischer privilégie des objets précis, souvent circonscrits à un film, un metteur en scène ou une manière de faire travailler la mémoire du cinéma. Cette fidélité au portrait critique lui donne une place identifiable dans le documentaire allemand contemporain, sans besoin d’amplifier les choses au-delà des films eux-mêmes.

Œuvres et fonctions

  • Daniel, der Zauberer (2004): journaliste
  • Contract Kid: William Reynolds on Douglas Sirk (2007): réalisateur
  • Acting for Douglas Sirk (2008): réalisateur, monteur, producteur
  • Ted Kotcheff's Gourmet Cinema (2011): réalisateur, scénariste
  • Real Killer, Fake Nose: Richard Fleischer's «The Boston Strangler» Remembered (2013): réalisateur
  • Cop Stories: The Making of Richard Fleischer’s «The New Centurions» (2016): réalisateur
  • Traveling Roadshow (2016): réalisateur
  • Outer Movement, Inner Movement (2016): réalisateur
  • Dietrich Icon (2018): consulting producer

Films et séries réalisés par Robert Fischer

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Filmographie détaillée

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consulting producer
2018
consulting producer
2018
2018

2015

Daniel, der Zauberer (2004) - Affiche
2004

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.