Herbert Fux: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Herbert Fux en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
227
œuvres recensées
166 films · 61 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, « Confessions d'une fille de seize ans » ouvre la filmographie d’Herbert Fux au cinéma. L’acteur autrichien est né le 25 mars 1927 à Hallein et mort le 13 mars 2007 à Zurich.
De Hallein à Salzbourg
Herbert Fux arrive à Salzbourg à l’âge de 5 ans. Il y passe son baccalauréat en 1944, puis étudie au Mozarteum. Le théâtre l’approche tôt, par le biais de Franz Wettig, beau-père lié à la direction du théâtre régional de Salzbourg entre 1933 et 1937.
Après ses études, il joue dans divers théâtres. Cette formation nourrit une présence qui passe ensuite du plateau aux plateaux de tournage, sans rupture visible dans les années qui suivent. À partir de 1960, ses apparitions se multiplient au cinéma allemand et autrichien, puis dans des productions européennes plus larges.
En 1961, « Jedermann » de Gottfried Reinhardt et « Mann im Schatten » d’Arthur Maria Rabenalt le placent dans des registres différents. En 1962 et 1963, il figure dans « Le Caporal épinglé », « Le Bandit et la Princesse », « Interpol contre stupéfiants » et « Bal masqué à Scotland Yard ». Le travail avance par blocs réguliers, avec des titres de genres très divers.
Les années 1960, entre polars et productions européennes
Au milieu des années 1960, Herbert Fux apparaît dans « Le congrès s'amuse », « Mes funérailles à Berlin », « Le Secret du rapport Quiller » et « Le Carnaval des barbouzes ». Il joue aussi dans « La Maison des mille poupées » de Jeremy Summers, « Au diable les anges » et « Services spéciaux, division K ».
Ces films disent une circulation rapide d’un pays à l’autre, avec des tournages qui relèvent du polar, de l’espionnage ou de la série populaire. En 1968, il est présent dans « Commissaire X et les Trois Serpents d'or » et « Pas de pitié pour les salopards ». L’année suivante, il rejoint « Le Château de Fu Manchu », « Ces messieurs aux gilets blancs » et « Il Nero, l'homme qui venait de la Caroline ».
Cette période installe un visage souvent associé à des seconds rôles marqués. La presse allemande le qualifie volontiers de « méchant de cinéma », formule qui accompagne sa présence dans des œuvres comme « Les Inassouvies » en 1970, où il tient le rôle de Hardin, et « Sex-shop » en 1972, où il joue Henri. Il retrouve aussi Georg Tressler dès « Confessions d'une fille de seize ans », puis plus tard avec « Les Fiançailles de Mariandl » de Werner Jacobs et « Un homme dans l'ombre » d’Arthur Maria Rabenalt.
Une présence durable à la télévision
En 1980, Herbert Fux apparaît dans « Auf Achse » dans le rôle de Schani. La télévision devient alors un espace régulier de travail, avec des productions qui reviennent sur plusieurs années. Entre 1981 et 1984, il fait partie de l’ensemble de l’émission musicale Bananas diffusée sur ARD.
En 1984, il joue Manfred Buchinsky dans « Der Fahnder ». Deux ans plus tard, il est nommé au Conseil national autrichien, puis y siège de 1986 à 1988, avant un second mandat de 1989 à 1990. Cette parenthèse politique ne l’écarte pas durablement des écrans, puisqu’il demeure présent dans des formats de fiction et de divertissement.
En 1992, il apparaît dans « Der Bergdoktor » en Herr Konrad et dans « Morgenmagazin ». L’année suivante, il est au générique de « RTL Samstag Nacht » et de « Les Trois Mousquetaires », où il joue l’aubergiste. Peu après, son nom revient dans des productions télévisées comme « Pfarrer Braun » en 2003.
Le détour politique et les dernières apparitions
En juillet 1977, Herbert Fux fonde à Salzbourg, avec Richard Hörl et Eckehart Ziesel, une liste citoyenne destinée à sauver la vieille ville de Salzbourg contre l’urbanisation des espaces verts, la spéculation foncière, la corruption et la proportionnalité des partis. En octobre de la même année, il est élu au conseil municipal de la ville avec Richard Hörl.
En 1982, il figure parmi les membres fondateurs des Verts autrichiens unis. Deux ans plus tard, il participe aux législatives de 1983 comme tête de liste du parti, puis entre au Conseil national en 1986 comme candidat de l’Alternative verte. Il quitte ce mandat en décembre 1988, y revient de novembre 1989 à novembre 1990, et prend plus tard la présidence de la commission culturelle de la ville de Salzbourg.
La fin des années 1990 l’éloigne des Verts et de la liste citoyenne autrichienne. En 2003, il rend son titre de président d’honneur du groupe vert au Conseil national et se dit alors vert indépendant. Sur le terrain patrimonial, il s’engage aussi à Vienne pour la protection des monuments, le centre-ville classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Sofiensäle et le projet Wien Mitte.
En 2001, il joue Max Seidel dans « SOKO Kitzbühel ». En 2005, il apparaît dans « Police Action » en Dolezal. Herbert Fux meurt le 13 mars 2007 à 79 ans, après une activité qui a traversé près d’un demi-siècle entre théâtre, cinéma, télévision et engagement public.
Films et séries avec Herbert Fux
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