Herbert Wilcox: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Herbert Wilcox en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
106
œuvres recensées
106 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1937, « La Reine Victoria » lui vaut la Nations Cup pour la meilleure première. Herbert Wilcox a déjà produit et réalisé depuis longtemps quand ce film attire sur lui une distinction internationale, après des années passées entre production et mise en scène dans le cinéma britannique.
Des studios d’Elstree à la production
Né le 19 avril 1890 à West Norwood, à Londres, Herbert Wilcox entre dans le cinéma en 1919. Avec Jack Graham Cutts, il fonde une compagnie en 1920. Cette même année, il participe à la mise en place de la British National Company, appelée ensuite à rejoindre British International Pictures.
Il travaille alors à l’essor de ce que le texte source décrit comme un « Hollywood britannique » aux studios d’Elstree. La période s’ouvre sur le muet et s’étend vite vers des productions plus ambitieuses, où son nom apparaît sur des titres comme « Flames of Passion » en 1922, « Paddy the Next Best Thing » en 1923, puis « Chu Chin Chow » la même année.
Dans les années qui suivent, il signe ou produit « Southern Love » et « Decameron Nights » en 1924, « The Only Way » en 1925, « Nell Gwynne » et « London » en 1926, puis « Mumsie », « Tiptoes » et « Madame Pompadour » en 1927.
Le passage au parlant
« Black Waters » précède de quelques semaines « Chantage » d’Alfred Hitchcock dans la circulation publique des films sonores. Le texte source en fait un jalon précoce, projeté à l’occasion d’une foire commerciale avant le titre d’Hitchcock souvent retenu comme premier film parlant.
Herbert Wilcox poursuit alors avec « Dawn » en 1928, « The Woman in White » et « The Bondman » en 1929, puis « The Loves of Robert Burns » en 1930. À partir de là, il alterne régulièrement production et mise en scène sur les mêmes projets, un mode de travail visible dans « The Chance of a Night Time » en 1931 et « Carnival » la même année.
La séquence des années 1932 et 1933 concentre plusieurs titres de production, dont « Leap Year », « A Night Like This », « Up for the Derby », « Up to the Neck » et « Escape Me Never ». Wilcox est aussi au générique de « The Blue Danube », « Good Night, Vienna » et « Money Means Nothing » en 1932, puis de « Yes, Mr. Brown », « The Little Damozel », « The King's Cup » et « Bitter Sweet » en 1933.
Les grandes mises en scène des années 1930
En 1934, il réalise « Nell Gwyn » et « The Queen's Affair », deux films où la production reste liée à la mise en scène. L’année suivante, « Peg of Old Drury » prolonge cette activité, avant « The Three Maxims » et « This'll Make You Whistle » en 1936.
L’année 1937 concentre plusieurs titres clefs de cette période, dont « Limelight », « London Melody » et surtout « Victoria the Great », connu en français sous le titre « La Reine Victoria ». Le film reçoit la distinction déjà mentionnée, et cette reconnaissance s’accompagne d’une nomination pour la Coupe Mussolini.
La fin de la décennie poursuit cette ligne avec « Sixty Glorious Years » en 1938 puis « Nurse Edith Cavell » en 1939. Herbert Wilcox travaille sur des sujets historiques ou musicaux, tout en gardant la main sur l’organisation des tournages et sur la production de ses propres films.
Le tandem avec Anna Neagle et les années de guerre
« Irene » paraît en 1940, puis « Sunny » en 1941 et « They Flew Alone » en 1942, trois titres où Herbert Wilcox cumule les fonctions de réalisateur et de producteur. La même période voit passer « No, No, Nanette », « Forever and a Day » et « Yellow Canary », inscrits dans un moment où sa production reste régulière malgré la guerre.
En 1943, il épouse Anna Neagle. Leur lien personnel n’apparaît pas ici comme un sujet, mais leur association professionnelle s’inscrit dans plusieurs films des années suivantes, dont « I Live in Grosvenor Square » en 1945, « Piccadilly Incident » en 1946, « The Courtneys of Curzon Street » en 1947 et « Spring in Park Lane » en 1948.
Le virage de l’après-guerre passe encore par « They Were Sisters » en 1945 et par « Odette, agent S 23 » en 1950, titre où il signe de nouveau comme réalisateur et producteur. Le film prolonge une période où il revient régulièrement à une mise en scène pensée avec des moyens de production qu’il contrôle lui-même.
Fin de carrière, distinction et héritage
Herbert Wilcox ne retrouve pas l’élan d’avant-guerre, et son entreprise fait faillite en 1964. Le texte source précise qu’avant sa mort à Londres, le 15 mai 1977, il lègue quatre récompenses du National Film à l’hospice de Glebelands, à Wokingham.
Son activité couvre plus d’une centaine de films, dont plus de la moitié réalisés par lui-même. La place qu’il occupe dans le cinéma britannique tient à cette double mainmise sur la fabrication et la direction, depuis les années du muet jusqu’aux productions de l’après-guerre.
L’itinéraire s’achève sans détour spectaculaire, mais avec une suite de films qui traversent plusieurs régimes industriels et plusieurs formes de prestige. Herbert Wilcox laisse derrière lui une œuvre de producteur et de réalisateur étroitement liée à l’histoire du cinéma britannique du 20e siècle.
- 1922: « Flames of Passion »
- 1923: « Paddy the Next Best Thing », « Chu Chin Chow »
- 1924: « Southern Love », « Decameron Nights »
- 1925: « The Only Way »
- 1926: « Nell Gwynne », « London »
- 1927: « Mumsie », « Tiptoes », « Madame Pompadour »
- 1928: « Dawn »
- 1929: « The Woman in White », « The Bondman »
- 1930: « The Loves of Robert Burns »
- 1931: « The Chance of a Night Time », « Carnival »
- 1932: « Leap Year », « A Night Like This », « Up for the Derby », « Up to the Neck », « Escape Me Never »
- 1933: « Up for the Derby », « Yes, Mr. Brown », « The Little Damozel », « The King's Cup », « Bitter Sweet »
- 1934: « Nell Gwyn », « The Queen's Affair »
- 1935: « Peg of Old Drury »
- 1936: « The Three Maxims », « This'll Make You Whistle »
- 1937: « Limelight », « London Melody », « Victoria the Great »
- 1938: « Sixty Glorious Years »
- 1939: « Nurse Edith Cavell »
- 1940: « Irene »
- 1941: « Sunny »
- 1942: « They Flew Alone »
- 1945: « I Live in Grosvenor Square », « They Were Sisters »
- 1946: « Piccadilly Incident »
- 1947: « The Courtneys of Curzon Street »
- 1948: « Spring in Park Lane »
- 1950: « Odette, agent S 23 »
Films et séries produits par Herbert Wilcox
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Galerie photos de Herbert Wilcox
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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