Michael Powell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michael Powell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
86
œuvres recensées
85 films · 1 série
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1928, Michael Powell est engagé par Alfred Hitchcock sur « Champagne » comme photographe de plateau. L’année suivante, il travaille encore avec Hitchcock sur « Chantage », où il figure comme assistant, après avoir rejoint le tournage de « Champagne » l’année précédente.
Des plateaux de la Riviera aux tournages britanniques
Michael Latham Powell naît le 30 septembre 1905 à Bekesbourne, dans le Kent, et meurt le 19 février 1990. Après la King's School de Canterbury puis le Dulwich College, il travaille dans une banque en 1922. Le passage par la Côte d’Azur change sa place dans le cinéma.
Le père de Powell possède un hôtel sur la Riviera de Nice, ce qui l’introduit auprès de Rex Ingram, en tournage aux studios de la Victorine. Ingram l’engage pour jouer et comme assistant directeur. Powell apparaît dans « Le Magicien » en 1926, puis dans les Riviera Revels et plusieurs comédies loufoques pendant trois ans. Il observe alors la fabrication des films et se forme aux techniques de production, au cadrage et à la direction d’acteurs.
De retour en Angleterre en 1928, il rejoint Hitchcock sur « Champagne » comme photographe de plateau. Hitchcock l’engage ensuite sur « Chantage », tourné en 1929 et premier parlant du cinéaste. Powell collabore comme assistant et suggère l’idée de la poursuite finale dans la salle de lecture puis sur le dôme du British Museum.
Les « quotas quickies » et le premier long métrage
À partir de 1931, il tourne pour le producteur américain Jerry Jackson une série de « quotas quickies », ces films brefs fabriqués à la chaîne pour précéder les productions américaines dans les salles britanniques. Jusqu’en 1937, il en réalise en moyenne 5 par an. Il signe 23 films entre 1931 et 1936, dont « Red Ensign » en 1934 et « The Phantom Light » en 1935.
En 1937, Powell réalise son premier long métrage, « À l'angle du monde » dans les îles Shetland. La critique le compare alors à Robert Flaherty. Cette étape fixe un passage net vers un format plus ample après les productions rapides des années précédentes.
Avec Emeric Pressburger, une alliance de quinze ans
En 1939, Alexander Korda lui confie « L'Espion en noir », avec Conrad Veidt. Le scénario est écrit par Emeric Pressburger, avec lequel Powell va travailler pendant plus de 15 ans. Le duo se retrouve sur « Le Voleur de Bagdad » en 1940, coréalisé pour Korda et terminé à Hollywood.
Powell réalise « 49e Parallèle » en 1941 à la demande du gouvernement britannique. Après ce film, il fonde en 1943 avec Pressburger la compagnie indépendante The Archers Films Production. Leurs noms apparaissent ensuite ensemble sur une quinzaine de projets, parmi lesquels « Colonel Blimp », « A Canterbury Tale », « Je sais où je vais », « Une question de vie ou de mort », « Le Narcisse noir », « Les Chaussons rouges » et « Les Contes d'Hoffmann ».
Leur méthode prend aussi une forme contractuelle précise dans « Un de nos avions n'est pas rentré », où figure la mention « Écrit, produit et dirigé par Michael Powell et Emeric Pressburger » sans répartition affichée des tâches. Le texte précise que Powell assure souvent seul la réalisation tandis que Pressburger élabore le scénario.
« Une question de vie ou de mort » et l’unique film solo tardif
En 1946, Powell signe « Une question de vie ou de mort » comme réalisateur, producteur et scénariste. Cette même année, le film fait partie des titres associés à la période la plus féconde de son travail avec Pressburger. Sa place y est nette, sans détour par un autre intermédiaire.
En 1960, il réalise seul « Le Voyeur », qu’il produit aussi. Il y joue le rôle du père de Mark, A.N. Lewis, sans mention de personnage supplémentaire. Le film met aussi à l’affiche Karlheinz Böhm, Moira Shearer et Anna Massey, et Powell y apparaît lui-même à l’écran.
La sortie du film tourne au naufrage public et critique. Il est retiré de l’exploitation, puis revendu à un circuit porno et semi-clandestin. Powell voit alors son travail tenu à distance pendant un temps, avant que Martin Scorsese et Bertrand Tavernier ne contribuent à le faire redécouvrir.
Dernières apparitions et reconnaissance tardive
En 1961, Powell réalise « The Defenders ». Plus tard, il apparaît dans « The South Bank Show: Michael Powell » en 1986, puis dans « Made in England: Les Films de Powell et Pressburger » en 2024 grâce à des images d’archives. Ces retours passent par des formats différents, sans gommer la chronologie de son œuvre.
Powell se marie 3 fois. Son mariage avec Gloria Mary Rouger dure 3 semaines en 1927. Il épouse Frances May Reidy en 1943, union qui se poursuit jusqu’à la mort de cette dernière en 1983, puis Thelma Schoonmaker en 1984, jusqu’à sa propre mort en 1990.
Son nom figure encore dans plusieurs crédits de jeunesse, comme « À l'américaine » en 1928 pour la scénographie et la photographie de plateau, puis « Chantage » en 1929 pour l’assistance caméra. Ces traces anciennes rappellent un apprentissage très concret, avant la longue association avec Pressburger et les films qui ont fixé sa place dans le cinéma britannique.
Films et séries réalisés par Michael Powell
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Galerie photos de Michael Powell
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.























































