Slim Summerville: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Slim Summerville en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
147
œuvres recensées
147 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1946
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1930, « À l'Ouest, rien de nouveau » place Slim Summerville dans le rôle de Tjaden, au moment où le cinéma parlant absorbe des visages venus du muet. Né à Albuquerque le 10 juillet 1892, mort le 6 janvier 1946, il avait déjà traversé plus de quinze ans d’images burlesques quand ce film de Lewis Milestone le projette dans un registre plus grave.
Des Keystone Cops aux courts burlesques
Ses débuts se font parmi les Keystone Cops dans des films produits par Mack Sennett. Le nom de George Joseph Somerville circule alors dans une mécanique de poursuite et de vacarme où le corps compte autant que la réplique.
1914 concentre plusieurs apparitions qui l’installent dans ce paysage. Il joue un policier dans « Un béguin de Charlot », un patient dans « Charlot dentiste », un policier dans « Charlot et les Saucisses », un boulanger dans « Charlot mitron » et un spectateur turbulent dans « Charlot et Fatty dans le ring ».
La même année, il apparaît dans « Charlot garçon de théâtre » et dans « Those Country Kids ». Ces titres le montrent déjà dans l’écosystème de Chaplin, de Sennett et de leurs ateliers, où la silhouette prime sur la psychologie et où chaque entrée répond à une mécanique précise.
Le muet long format et les années 1920
En 1915 et 1916, il passe par « Their Social Splash » et « His Bread and Butter », puis revient en 1917 avec « Les Déboires de Philomène » et « Erreur de chambre ». Les personnages cités restent des fonctions sociales, souvent sans nom propre, dans un cinéma qui travaille l’efficacité immédiate.
Après cette première séquence, son nom réapparaît en 1927 dans « Le Perroquet chinois » de Paul Leni et « L'Étrange Aventure du vagabond poète » d’Alan Crosland. 1928 le retrouve dans « Le Dernier Avertissement » de Paul Leni, puis 1929 dans « La Tigresse » de George Fitzmaurice.
Cette période le fait entrer dans des productions plus longues, souvent portées par des studios puissants et des réalisateurs identifiés. Le passage n’efface pas le burlesque; il le déplace vers des cadres plus vastes, où la présence physique doit composer avec des récits plus structurés.
Les années 1930, du front au vaudeville parlant
1930 l’expose dans plusieurs films très différents, de « L'Amérique a soif » à « La Féerie du jazz », de « Trois de la cavalerie » à « Son homme ». Le point de bascule reste « À l'Ouest, rien de nouveau », où Tjaden inscrit son nom dans un film de Lewis Milestone devenu l’un des plus connus de cette année-là.
L’année suivante, « Spéciale première » l’emploie en Irving Pincus. 1932 le voit chez John Ford dans « Tête brûlée » et chez William Wyler dans « Cadets américains », deux productions qui le maintiennent dans le circuit des grands studios sans le sortir de ses emplois de second plan.
En 1935, il figure dans « La vie commence à 40 ans » de George Marshall et « La Jolie Batelière » de Victor Fleming. 1936 le retrouve dans « Capitaine Janvier », où il joue le capitaine Nazro, puis dans « Le Médecin de campagne » et « Croc-Blanc », tous deux signés David Butler, ainsi que dans « Pepper ».
Une décennie de seconds rôles repérables
1937 l’emmène dans « Week-end mouvementé » et « L'Amour en première page », où il tient le rôle du juge Hart. L’année suivante, « Patrouille en mer » le place sous la direction de John Ford, puis « Mam'zelle vedette » lui donne Homer Busby, avant « Les Pirates du micro ».
En 1939, il apparaît dans « Charlie Chan à Reno » puis dans « Le Brigand bien-aimé » de Henry King, où il joue le gardien de prison. La même année, « Henry Goes Arizona » le présente en shérif Parton, un emploi qui correspond à ces figures d’autorité de province qu’il interprète sans emphase.
1940 le remet dans « You Nazty Spy! » et « Gold Rush Maisie ». Son visage revient vite dans les productions de studio, parfois pour des apparitions brèves, parfois pour des personnages nommés qui laissent une trace nette dans le déroulé narratif.
Les dernières apparitions au cinéma
1941 l’unit à Fritz Lang dans « Les Pionniers de la Western Union », où il est Herman, le cuistot, puis à John Ford dans « La Route au tabac », où il joue Henry Peabody. Le même ensemble comprend « Niagara Falls » de Gordon Douglas.
Deux autres titres clôturent la liste fournie: « Bride by Mistake » en 1944 et « The Hoodlum Saint » en 1946, où il apparaît en Eel. Cette dernière date rejoint celle de sa mort le 6 janvier 1946, à Laguna Beach.
Sa présence traverse plusieurs régimes du cinéma américain, du comique de studio au drame de guerre, des farces muettes aux productions parlantes des grands réalisateurs. Le nom de Slim Summerville se fixe surtout sur des silhouettes brèves, des fonctions lisibles, des interventions qui installent un rythme et une couleur dans le cadre.
Films et séries avec Slim Summerville
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