Albert Maysles: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Albert Maysles en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
78
œuvres recensées
75 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2015
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 26 novembre 1926, Albert Maysles naît à Brookline, dans le Massachusetts. Il obtient un master à l’université de Boston, après un passage par l’université de Syracuse en 1949, puis enseigne la psychologie pendant 3 ans avant de se tourner vers le cinéma.
Du campus au cinéma direct
Albert Maysles commence par un détour universitaire. Il travaille d’abord dans l’enseignement, à Boston, avant de partir photographier un hôpital psychiatrique en Russie.
L’année suivante, un appareil photo offert par CBS lui permet de filmer Psychiatrie en Russie en 1955. Ce premier documentaire ouvre une série de travaux où l’observation prime sur l’effet.
Le cinéma direct, aussi nommé cinéma vérité, devient vite le terrain où son nom circule. Jean-Luc Godard le décrit un jour comme « le meilleur caméraman américain », formule qui dit assez la place qu’il occupe dans cette pratique.
Les années Beatles et les grands sujets publics
En 1964, les images tournées sur les Beatles servent de colonne vertébrale à The Beatles: The First U.S. Visit. Cette matière reparaît des décennies plus tard dans Beatles '64, téléfilm sorti en 2024 à partir d’images restaurées en 4K.
Deux ans plus tard, Albert Maysles filme Truman Capote puis Marlon Brando dans A Visit with Truman Capote et Meet Marlon Brando. Il capte des présences déjà très identifiées, sans les enfermer dans un dispositif démonstratif.
En 1968, Monterey Pop élargit encore le champ vers la musique filmée, puis Salesman en 1969 installe un regard sur le travail et la parole ordinaire. Gimme Shelter, en 1970, prolonge cette attention aux événements collectifs et à leurs zones de friction.
Grey Gardens, Christo et les années de collaboration
En 1975, Grey Gardens s’impose dans sa filmographie comme un titre décisif, repris plus tard par The Beales of Grey Gardens en 2006. Albert Maysles y travaille aussi comme directeur de la photographie, fonction qu’il assume sur plusieurs projets majeurs.
Avec Christo et Jeanne-Claude, il suit plusieurs entreprises artistiques sur près de 3 décennies. Christo's Valley Curtain en 1974 reçoit une nomination à l’Oscar, puis Running Fence en 1978, Christo in Paris en 1990 et Umbrellas en 1994 prolongent cette collaboration.
Le même axe apparaît dans A Journey to Jerusalem en 1968, puis dans des films consacrés à des créateurs et interprètes comme Jimi Plays Monterey en 1986, Jessye Norman Sings Carmen en 1988 ou Vladimir Horowitz: The Last Romantic en 1986. Plusieurs de ces titres témoignent d’une méthode fondée sur la durée du geste filmé.
Un travail prolongé jusque dans les années 2000
La suite de sa filmographie reste liée à des sujets artistiques, culturels ou sociaux. When We Were Kings en 1996, Concert of Wills: Making the Getty Center en 1997 et LaLee's Kin: The Legacy of Cotton en 2001 montrent cette continuité de centres d’intérêt.
Dans les années 2000, il signe ou co-signe The Paris Review: Early Chapters, The Jeff Koons Show, A Dog's Life: A Dogamentary et In Good Conscience: Sister Jeannine Gramick's Journey of Faith. Il intervient aussi comme cadreur sur With the Filmmaker: Wes Anderson en 2001.
En 2005, le festival tchèque du film AFO lui remet un prix pour l’ensemble de son œuvre. La même année, il fonde le Centre Documentaire Maysles à Harlem, une structure consacrée à la production et à l’exposition de films documentaires.
Derniers films et héritage documentaire
En 2009, il signe la réalisation de 30 sur 30 et la photographie de Soul Power. Deux ans plus tard, The Love We Make le retrouve à la réalisation et à l’image, dans une dernière période de travail encore active.
Albert Maysles meurt le 5 mars 2015. Sa filmographie laisse apparaître une fidélité à des formes de tournage qui laissent place aux corps, aux voix et aux situations, sans emphase ni effet appuyé.
Les titres associés à son nom vont des Beatles à Christo, de Truman Capote à Muhammad Ali, de Grey Gardens à Wes Anderson. Ils dessinent un cinéma qui regarde des moments précis et refuse la pose.
Films et séries réalisés par Albert Maysles
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Albert Maysles
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























































