Thomas H. Ince: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Thomas H. Ince en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
249
œuvres recensées
249 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1908
- Dernière année recensée
- 1923
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 6 novembre 1882, à Newport, Thomas H. Ince naît dans une famille de comédiens. Son nom circulera vite dans le théâtre américain, puis dans le cinéma muet, où il travaille comme acteur, réalisateur, scénariste et producteur.
Des planches de Broadway aux premiers studios
À 6 ans, il apparaît déjà sur scène. Il débute à Broadway en 1895, à 12 ans, dans « Shore Acres » de James A. Herne, sous le nom de Tommy Ince.
Pendant 10 ans, il passe d’un métier à l’autre dans les théâtres et music-halls de New York et d’autres villes. Il travaille comme acteur, chanteur et danseur, puis prend aussi des emplois de maître-nageur et de promoteur immobilier lorsque le vaudeville ne suffit plus.
En 1905, la Edison Manufacturing Company l’engage. Il fonde ensuite la Vaudville Company, sans grand écho. En 1906, il rencontre l’actrice Elinor Kershaw lors de « For Love's Sweet Sake »; ils se marient un an plus tard. Grâce aux relations de sa femme, il obtient un poste chez Biograph à New York.
Le virage du cinéma chez IMP
En 1910, une rencontre avec Joseph W. Smiley le conduit à travailler pour l’Independent Motion Picture Company. Il touche alors 5 dollars par jour et se consacre au cinéma, qu’il juge d’abord éloigné des traditions de la scène.
La même année, une démission ouvre une brèche dans l’organisation du studio. Ince reprend les scènes restantes d’un film, monte sa propre équipe et termine le travail. Carl Laemmle lui confie ensuite sa première mise en scène pour IMP, « Little Nell's Tobacco ».
Laemmle l’envoie peu après tourner à Cuba avec Mary Pickford et Owen Moore pour contourner la Motion Picture Patents Company. Ince y affine ses goûts pour les westerns et les drames de la guerre de Sécession. Il cherche aussi à reproduire les effets spectaculaires de D. W. Griffith, tout en estimant que l’équipement fait défaut hors de Hollywood.
En septembre 1911, il obtient un entretien avec Charles Baumann à la New York Motion Picture Company. Il se présente comme un réalisateur à succès, décroche un contrat et part en Californie avec son équipe. Cinq jours plus tard, en novembre 1911, il arrive à Edendale, futur Echo Park, où il met au point une méthode de travail fondée sur un scénario détaillé, un découpage précis des scènes et une organisation du tournage pensée pour plusieurs unités simultanées.
Westerns, méthode de travail et production en série
D’octobre 1911 à septembre 1912, il réalise une centaine de westerns pour Bison 101. Avec l’accord du propriétaire du 101 Ranch, il s’installe dans le canyon de Santa Inez près de Santa Monica et fait appel à des cow-boys, des lanceurs de lasso et des Indiens du lieu pour ses tournages.
À la fin de 1912, il quitte cette société pour rejoindre Kay-Bee. Sa méthode de production, pensée pour le calendrier, les coûts et la circulation des équipes, s’impose dans l’organisation des tournages du studio. Il met aussi en place, à Hollywood, une fabrication de films en série qui accompagne l’essor industriel du secteur.
En 1914 et 1915, il signe des titres comme « The Typhoon », « The Devil », « War on the Plains » ou « The Sheriff's Streak of Yellow ». Il travaille alors avec C. Gardner Sullivan et Reginald Barker, tout en s’éloignant de la mise en scène pour laisser davantage de place à d’autres réalisateurs au sein de ses propres productions.
Triangle et les années 1910
En 1915, il s’associe à D. W. Griffith et Mack Sennett pour fonder la Triangle Film Corporation. Dès lors, il se consacre surtout au contrôle des films produits par la société, plutôt qu’à la réalisation elle-même.
Sur cette période, il reste lié à plusieurs œuvres qui ont compté dans le cinéma muet, parmi lesquelles « Civilization » en 1916 et « String Beans » en 1918 comme producteur. Il apparaît aussi dans « Civilization » en tant que lui-même dans le prologue.
Ses productions de 1916, 1917 et 1918 montrent un même souci d’organisation et de cadence. « Civilization », « Wolf Lowry » et « String Beans » relèvent de cette période où il supervise davantage qu’il ne tient la caméra.
La fin et la mémoire
Thomas H. Ince meurt le 19 novembre 1924 à Beverly Hills. Les circonstances de sa disparition restent entourées de récits divergents, mais la version officielle fait état de problèmes cardiaques.
Après les funérailles, le corps est incinéré et les cendres sont remises à des proches. Des archives sont déposées à la Margaret Herrick Library de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences.
Films et séries produits par Thomas H. Ince
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Personnalités en relation
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