Warner Baxter: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Warner Baxter en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
111
œuvres recensées
111 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1950
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1929, Warner Baxter reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour « In Old Arizona », où il joue Cisco Kid. Né le 29 mars 1889 à Columbus, dans l’Ohio, il meurt le 7 mai 1951 à Beverly Hills. Avant cette récompense, il a déjà traversé les scènes du vaudeville et plusieurs années de théâtre.
Du vaudeville au cinéma
En 1910, Warner Baxter joue dans des vaudevilles au théâtre. Cette activité précède ses apparitions au cinéma, où il figure en 1921 dans « Cheated Hearts » de Hobart Henley puis dans « Les Périls de l’ignorance » de Edward Dillon. Le passage au long métrage s’inscrit sans rupture spectaculaire, par une série de rôles qui le placent rapidement dans une production régulière des années muettes.
En 1923, il apparaît dans « St. Elmo » de Jerome Storm. L’année suivante, il joue dans « Les Fraudeurs » de Lambert Hillyer et « La Fille de la brousse » de Sam Wood. Cette même année, il est aussi au générique de « Drums of the Desert » de John Waters, un titre qui accompagne une période où il alterne les productions de studio avec une présence régulière sur l’affiche.
Cisco Kid et l’Oscar
En 1928, « In Old Arizona » d’Irving Cummings et Raoul Walsh lui vaut l’Oscar du meilleur acteur. Le rôle de Cisco Kid devient le point de fixation de cette reconnaissance, dans un film qui s’impose comme l’aboutissement d’une décennie de présence continue à l’écran.
Quelques mois plus tard, « The Arizona Kid » et « Renegades » le maintiennent dans des productions de studio liées au western et au drame d’aventure. En 1931, « The Cisco Kid » d’Irving Cummings prolonge ce lien avec le personnage, tandis que « Le Mari de l’Indienne » de Cecil B. DeMille, « Surrender » de William K. Howard et « Papa longues jambes » de Alfred Santell élargissent son registre de studio sans l’éloigner de la notoriété acquise trois ans plus tôt.
Les années Warner et les grands studios
En 1933, Warner Baxter tient l’un des rôles centraux de « 42e Rue » de Lloyd Bacon dans le personnage de Julian Marsh. Le film occupe une place nette dans sa filmographie des années trente, aux côtés de « Penthouse » de W. S. Van Dyke et de « I Loved You Wednesday » de Henry King. La même année, il figure encore dans « Dangerously Yours » de Frank Tuttle et « Paulette, garçon manqué » de Harry Lachman.
En 1934, il joue dans « Le Ministère des amusements » de Hamilton MacFadden, « Grand Canary » d’Irving Cummings et « La Course de Broadway Bill » de Frank Capra. L’année suivante, « One More Spring » de Henry King et « Les Nuits de la pampa » de James Tinling prolongent cette présence dans des films de studio où il passe d’un rôle à l’autre sans rupture visible dans les genres abordés.
Vers les rôles de maturité
En 1936, Warner Baxter apparaît dans « Je n’ai pas tué Lincoln » de John Ford, puis dans « King of Burlesque » de Sidney Lanfield et « Les Chemins de la gloire » de Howard Hawks, où il joue Captain Paul La Roche. Cette période montre un acteur sollicité par des réalisateurs majeurs du studio américain, dans des productions où le personnage prime sur l’effet de star.
En 1940, il est Nick Desborough dans « Earthbound ». L’année suivante, il interprète Adam Stoddard dans « Adam Had Four Sons ». En 1943, « Crime Doctor » le met dans la peau de Dr. Robert J. Ordway / Phillip Morgan, rôle qui revient à un personnage double, puis en 1949 « The Devil's Henchmen » lui confie Jess Arno. Ces titres appartiennent à la dernière partie de sa présence à l’écran, marquée par des personnages nettement identifiés.
Présence après la mort
En 1952, « La Sarabande des pantins » utilise des images d’archive où Warner Baxter apparaît dans le rôle de Cisco Kid. En 1975, « Brother, Can You Spare a Dime? » le mentionne encore par des images d’archive, ce qui prolonge sa présence dans le souvenir du cinéma hollywoodien bien après sa mort.
Warner Baxter appartient à cette génération d’acteurs américains passés du théâtre au cinéma muet, puis aux grands studios du parlant. Entre « Cheated Hearts » en 1921 et « The Devil's Henchmen » en 1949, sa filmographie croise Hobart Henley, Irving Cummings, John Ford, Frank Capra ou Howard Hawks, avec des rôles qui vont de Doc dans « Le Talion » à Julian Marsh dans « 42e Rue ». Sa mort en 1951 à 62 ans clôt une présence durable dans le cinéma américain des années 1920 à 1940.
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