William Powell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Powell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
105
œuvres recensées
105 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1984
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, « L'Introuvable » place William Powell au centre d’un duo appelé à durer. W. S. Van Dyke le dirige dans le rôle de Nick Charles, face à Myrna Loy, dans une comédie policière adaptée de Dashiell Hammett. Le film installe une manière de jouer faite de répliques sèches, de légèreté et d’un flegme qui devient sa marque à l’écran.
Des débuts à Pittsburgh aux premiers rôles
William Horatio Powell naît le 29 juillet 1892 à Pittsburgh, en Pennsylvanie. En 1907, sa famille s’installe à Kansas City, dans le Missouri. Diplômé de la Central High School en 1912, il commence sur les planches à New York la même année.
Il fait ses débuts au cinéma en 1922 dans « Sherlock Holmes », aux côtés de John Barrymore, puis dans « Sur les marches d’un trône ». En 1924, un contrat avec Paramount lui ouvre plusieurs films policiers. Il tourne alors « La Rafle » de Josef von Sternberg et « Crépuscule de gloire », qui comptent parmi ses premiers titres repérés.
Cette période le voit passer d’un emploi dramatique à des comédies et comédies policières. Il apparaît dans « Ladies’ Man » de Lothar Mendes, « Voyage sans retour » de Tay Garnett, « Meurtre au chenil » de Michael Curtiz et « Les Pirates de la mode » de William Dieterle. En 1931, il épouse Carole Lombard, mariage bref qui prend fin en 1933.
Nick Charles et le couple avec Myrna Loy
En 1934, William Powell tourne « L’Ennemi public n o 1 » avec Clark Gable et Myrna Loy. La même année, « L’Introuvable » lui donne Nick Charles, détective mondain qui devient son rôle le plus célèbre. Le film rencontre un très large écho et le fait entrer dans une série de six longs métrages autour des Charles.
Le duo avec Myrna Loy se prolonge dans « Le Témoin imprévu » de William K. Howard, sorti la même année, puis dans « Nick, gentleman détective » en 1936. Leur association se poursuit avec « Nick joue et gagne » en 1939, « Rendez-vous avec la mort » en 1941, « L’introuvable rentre chez lui » en 1944 et « Meurtre en musique » en 1947.
La MGM tente aussi de le réunir avec Loy dans « On a volé les perles Koronoff » durant l’automne 1935, mais il est remplacé par Spencer Tracy. La même année, Powell joue dans « Imprudente Jeunesse » de Victor Fleming avec Jean Harlow, qui accepte finalement le projet après son intervention. En 1936, il retrouve Loy dans « Le Grand Ziegfeld », où il interprète Florenz Ziegfeld, et dans « Une fine mouche », qui réunit aussi Spencer Tracy et Jean Harlow.
Rôles, partenaires et reconnaissance
L’année 1936 marque aussi un tournant intime avec la mort de Jean Harlow. Powell continue pourtant à tourner et reste associé à un registre de comédie policière où son contrôle du tempo compte autant que le texte. Le personnage de Nick Charles lui permet de se déplacer avec aisance vers d’autres figures d’enquêteur, plus ou moins proches de Philo Vance.
Il reçoit trois nominations aux Academy Awards du meilleur acteur, pour « L’Introuvable » en 1934, « Mon homme Godfrey » en 1936 et « Mon père et nous » en 1948. Cette reconnaissance accompagne une filmographie dominée par les studios et par des partitions souvent construites autour d’un esprit de repartie, de contrôle et de distance.
Powell retrouve encore des réalisateurs comme Vincente Minnelli dans « Ziegfeld Follies » en 1946, Michael Curtiz dans « Mon père et nous » en 1947, Charles Vidor dans « It’s a Big Country » en 1951, Jean Negulesco dans « Comment épouser un millionnaire » en 1953 et John Ford dans « Permission jusqu’à l’aube » en 1955. Il prend sa retraite après ce dernier film.
Les dernières années et l’héritage à l’écran
En 1940, William Powell épouse Diana Lewis. Le mariage dure jusqu’à sa mort en 1984. Les années qui suivent le grand cycle des Thin Man le montrent dans des productions plus espacées, sans rompre avec les studios ni avec des personnages de vive allure sociale.
Il apparaît encore dans « The Baroness and the Butler » en 1938, « The Hoodlum Saint » en 1946 et « Code secret » en 1935, où il joue Lt. William “Bill” Gordon / Anson Meridan. Sa présence subsiste aussi dans des archives utilisées plus tard, avec « Brother, Can You Spare a Dime? » en 1975, « Hollywood, Hollywood » en 1976 et « Hollywood Graffiti » en 1983.
William Powell meurt le 5 mars 1984 à Palm Springs, en Californie. Il laisse l’image d’un acteur passé des drames muets et des films policiers aux comédies parlées où la diction, le rythme et la retenue structurent chaque scène. Son nom reste lié à Nick Charles, mais sa filmographie montre aussi un passage régulier par le drame, l’élégance mondaine et le studio system.
Films et séries avec William Powell
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