Charles Starrett: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Starrett en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
167
œuvres recensées
167 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1926, un petit rôle dans « The Quarterback » fait entrer Charles Starrett dans le cinéma. Diplômé de Worcester Academy en 1922, passé par Dartmouth College où il joue au football américain, il apparaît d’abord dans des productions qui l’installent peu à peu face aux caméras hollywoodiennes. Né le 28 mars 1903 à Athol, dans le Massachusetts, il meurt le 22 mars 1986 à Borrego Springs, en Californie.
De Dartmouth aux premiers seconds rôles
Après Dartmouth College, Charles Starrett est d’abord repéré dans « The Quarterback » en 1926. Le film reste un jalon discret, mais il ouvre une série d’apparitions qui le placent rapidement dans des productions plus visibles. En 1930, « Fast and Loose », comédie romantique de Fred C. Newmeyer, le réunit à Miriam Hopkins, Carole Lombard et Frank Morgan.
Les années suivantes le voient tenir des rôles dans « The Viking » de Varick Frissell et George Melford, puis dans « Le Masque d’or » de Charles Brabin en 1932. En 1933, il figure dans « Murder on the Campus » sous la direction d’Edwin L. Marin. Ces apparitions dessinent une présence régulière dans des productions de studio, sans encore fixer le type de personnage qui dominera sa filmographie.
En 1934 et 1935, il passe par « This Man Is Mine » de John Cromwell, « Quelle veine! » de James Tinling et « Une étrange aventure » de Jack Conway. À cette époque, sa présence à l’écran reste soutenue par des rôles de genre variés, du drame au registre mondain, avant un virage plus net vers Columbia Pictures.
Columbia Pictures et la série des Durango Kid
En 1936, Charles Starrett signe avec Columbia Pictures. Ce contrat change l’échelle de sa carrière cinématographique et l’oriente durablement vers le western. Après plusieurs rôles de shérif ou de ranger, il tient en 1940 le titre de « The Durango Kid » de Lambert Hillyer, où figure le personnage qui va désormais lui être associé.
La même année, Columbia ne donne pas de suite au film, mais relance la formule en 1944. Le studio réactive alors le personnage du Durango Kid dans une série qui court jusqu’en 1952. Charles Starrett y revient dans « Cyclone Prairie Rangers » en 1944, « Rustlers of the Badlands » en 1945, puis « Quick on the Trigger » en 1948 et « Horsemen of the Sierras » en 1949. Les titres de cette période gardent la même architecture narrative, avec un héros identifié par une double identité qui revient d’un film à l’autre.
En 1951, « Bonanza Town » le retrouve sous les noms de Steve Ramsay et The Durango Kid. L’année suivante, « The Kid from Broken Gun » clôt la série mentionnée dans la chronologie de Columbia. À travers ces productions, Starrett occupe une place rare dans le western en série, avec un premier rôle maintenu sur la durée du cycle.
Des westerns en série aux rôles de shérif
Dans les années 1940, Charles Starrett reprend souvent des personnages de justicier local ou de cavalier solitaire. « Robin Hood of the Range » en 1943 le montre sous le nom de Steve Marlowe, tandis que « Law of the Northwest » le crédite comme Steve King la même année. Ce voisinage de titres dessine une série de productions rapides, pensées pour faire circuler un même type de héros dans des décors changeants.
En 1945, « Rustlers of the Badlands » le réunit encore à Derwin Abrahams, et « The Return of the Durango Kid » prolonge le retour du personnage. Deux ans plus tard, « Raiders of the Tomahawk Creek » lui confie à nouveau le rôle du Durango Kid, puis « Laramie » en 1949 lui donne Steve Holden. Cette continuité de rôles révèle une circulation précise entre le nom de l’acteur et celui du personnage masqué.
L’année 1950 prolonge cette logique avec « Raiders of the Tomahawk Creek », tandis que les titres suivants gardent le même cadrage de western en série. Starrett traverse ainsi une décennie où le western n’est pas seulement un décor, mais une forme de répétition industrielle qui organise sa visibilité à l’écran.
Une fin de carrière en 1956
En 1956, Charles Starrett met un terme à sa carrière d’acteur. La fin intervient après 116 films, presque exclusivement des westerns en série, le plus souvent des moyens-métrages. Cette masse de productions donne une idée nette de la place occupée par Starrett dans l’économie du genre, où il reste longtemps associé à des personnages de shérif, de ranger ou de justicier masqué.
Les films de la série du Durango Kid mêlent cascades, scènes de violence et présence musicale, avec divers groupes invités à figurer à l’écran. Ce mélange donne à ces productions leur forme propre, entre action rapide et numéros chantés. Starrett y incarne un visage récurrent du western populaire des années 1940 et du début des années 1950.
Après l’arrêt de cette production, il cesse de tourner à 48 ans. Le public le garde longtemps associé à ces westerns de Columbia, alors même que sa filmographie avait commencé bien plus tôt dans des rôles très différents. Son nom reste lié à cette série de films qui a occupé l’essentiel de ses années d’écran.
Films et séries avec Charles Starrett
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