Buck Jones: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Buck Jones en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
168
œuvres recensées
168 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1942
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Buck Jones commence au cinéma dans un court métrage, après une naissance à Vincennes, dans l’Indiana, le 12 décembre 1891. L’acteur américain, parfois crédité sous le nom de Charles Jones, s’oriente très tôt vers des westerns et traverse les années muettes avant de retrouver des rôles plus nettement identifiés dans les années 1930 et 1940. Sa mort survient le 30 novembre 1942, à Boston.
Les premiers westerns muets
En 1918, Buck Jones apparaît dans « Western Blood » de Lynn Reynolds, « True Blue » de Frank Lloyd, « Riders of the Purple Sage » et « The Rainbow Trail ». Ces titres le placent déjà dans un territoire précis, celui du western de studio, où il passe d’un petit rôle à un autre sans quitter le cadre de la production en série.
L’année 1919 le voit dans « The Desert Rat », « The Sheriff's Son », « The Wilderness Trail », « Rough-Riding Romance » et « Brother Bill ». Il figure aussi dans « The Feud », où son nom est associé à un rôle mineur, et dans « The Coming of the Law » d’Arthur Rosson. Le rythme est soutenu, les réalisateurs se succèdent, et l’acteur passe d’un emploi à l’autre dans des productions où la silhouette du cowboy prend forme plus vite que les psychologies.
En 1920, il porte des personnages nommés Tom Beck dans « The Last Straw », Chick Crandall dans « Square Shooter », puis Firebrand Trevison dans « Firebrand Trevison ». La même année, il figure aussi dans « Just Pals » de John Ford, sous le nom de Bim. Le travail s’ancre alors dans une continuité de rôles de western, avec une succession rapide de films qui installent un visage et un nom dans le paysage du muet américain.
Les années 1920 et l’installation d’un nom
En 1921, Buck Jones figure dans « Un homme libre » avec le personnage de Buck, puis dans « The One-Man Trail », « Get Your Man », « Straight from the Shoulder » et « L’Insulte » de Bernard J. Durning, où il joue Jim Blake. Le même circuit se poursuit avec « Bar Nothing » et « Riding with Death ». Les films sont nombreux, les noms de personnages brefs, souvent construits autour de figures de terrain, de cavaliers, de shérifs, de médiateurs.
En 1922, il tourne « Pardon My Nerve! », « Western Speed », « Roughshod », « Trooper O'Neil », « West of Chicago », « The Fast Mail », « Bells of San Juan » et « The Boss of Camp Four ». L’année suivante, « The Footlight Ranger », « Snowdrift », « Le Rayon mortel », « Skid Proof », « Second Hand Love », « Hell's Hole », « Big Dan » et « Cupid's Fireman » prolongent ce même mouvement. William A. Wellman le dirige dans « Second Hand Love » puis « Big Dan » et « Cupid's Fireman », signe d’une fidélité ponctuelle à certains metteurs en scène.
En 1924, Buck Jones joue dans « Not a Drum Was Heard » de William A. Wellman, « The Vagabond Trail », « The Circus Cowboy » et « Western Luck ». Puis viennent, en 1925, « The Timber Wolf », et en 1926, « The Flying Horseman ». La décennie avance avec des titres qui gardent la même matrice, mais l’acteur y accumule des personnages identifiables par leur prénom ou leur surnom, comme si l’industrie cherchait à fixer un masque récurrent.
Du muet au parlant
En 1927, il tient le rôle de Buck Peters dans « Blood Will Tell ». Quelques années plus tard, il passe au parlant avec « The Range Feud » en 1931, où il interprète Sheriff Buck Gordon. La bascule de l’industrie ne l’écarte pas du western, et les personnages qu’on lui confie restent attachés à la loi, à la route, à la cavalerie ou au cheval.
En 1932, il joue Bill Toomey dans « High Speed ». Puis, en 1936, « Silverspurs » le montre dans le rôle de Jim Fentriss. En 1937, « Sandflow » lui donne Buck Hallett et le mentionne aussi comme producteur. Cette double présence indique un passage ponctuel à une fonction de fabrication, sans rupture avec le genre qu’il occupe depuis ses débuts.
À partir de là, le nom de Buck Jones reste attaché à des figures de western portées par des titres sobres et des personnages aux contours fonctionnels. Il travaille dans une industrie qui a déjà changé de forme, mais ses films gardent la même économie de gestes et de situations, avec des rôles centrés sur l’action et la frontière.
Les derniers rôles de 1942
En 1942, Buck Jones apparaît dans « Below the Border » en Marshal Buck Roberts, puis dans « Dawn on the Great Divide » en Buck Roberts. Les deux films réactivent un personnage ou un nom de personnage déjà lié à son image publique, sans l’éloigner du registre qu’il occupe depuis des décennies.
Cette même année, ses apparitions portent encore les marques du western de série, avec une place centrale laissée à l’autorité, au déplacement et à la confrontation. Le cinéma parlant est installé depuis longtemps, mais ses derniers rôles gardent la ligne droite des débuts muets, celle d’un acteur dont les films restent ancrés dans les espaces du Far West, des pistes et des petites villes.
Buck Jones meurt le 30 novembre 1942, à Boston. Le nom qu’il laisse derrière lui se lit dans une suite de westerns, de « The Feud » à « Dawn on the Great Divide », avec des personnages qui portent souvent son propre surnom ou des fonctions de shérif, marshal ou cavalier, et qui dessinent la continuité la plus nette de sa présence à l’écran.
Films et séries avec Buck Jones
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