Hoot Gibson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hoot Gibson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
224
œuvres recensées
223 films · 1 série
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1960
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1910, Hoot Gibson apparaît dans The Two Brothers de D. W. Griffith, après une enfance passée à Tekamah, dans le Nebraska. Né Edmund Richard Gibson le 5 août 1892, il arrive au cinéma avec une pratique du cheval et des cascades déjà acquise sur les circuits de rodéo. Sa présence se fixe d’abord dans les marges du western muet, là où l’adresse physique compte autant que le jeu.
Des rodéos aux premiers écrans
À 13 ans, il quitte sa famille pour rejoindre un cirque, puis travaille comme cow-boy dans le Colorado. En 1907, il participe au spectacle Wild Wild West, donné pendant 4 ans aux États-Unis et en Australie. Cette vie de tournée le mène aussi vers les rodéos, où il est sacré champion du monde au Pendleton Round-Up en 1912.
Le cinéma vient vite après cette expérience. En 1910, il joue dans The Two Brothers et met à profit ses aptitudes de cascadeur aux côtés d’Art Acord. Dans les 5 années suivantes, il figure dans des serials de la Kalem Company et dans quelques westerns de Tom Mix pour la Selig Polyscope Company. Jusqu’à la fin des années 1910, il tourne aussi une douzaine de fois avec Helen Gibson, rencontrée sur le circuit des rodéos et épousée en 1913.
En 1916, Universal lui confie des seconds rôles réguliers. L’année suivante, John Ford dirige les westerns de Harry Carey et Gibson revient fréquemment dans cette série, avec une quinzaine de participations aux côtés de Carey. Cette collaboration s’interrompt en 1918 lorsqu’il s’engage dans le corps blindé américain à la fin de la Première Guerre mondiale.
Universal, puis la tête d’affiche
De retour à Hollywood en 1919, il joue encore dans des westerns de Ford avec Pete Morrison. Universal lui confie ensuite la tête d’affiche d’une série de petits westerns, où il prend le surnom de The Smiling Whirlwind. Le rythme est soutenu, avec un ou deux westerns par mois, et cette cadence installe durablement son nom chez le studio.
En 1921, John Ford lui donne son premier grand rôle dans Action. Le film, aujourd’hui perdu, le place au centre d’un western qui compte parmi les adaptations du roman The Three Godfathers de Peter B. Kyne. Cette même année, il tourne aussi Red Courage de B. Reeves Eason et The Fire Eater, deux titres qui prolongent sa présence au sommet des productions Universal.
Durant les années 1920, il devient l’acteur numéro 1 d’Universal et rejoint le cercle restreint des grands cow-boys de l’époque, aux côtés de Tom Mix. Ses films évitent une violence appuyée et laissent souvent l’arme au second plan, ce qui nourrit une image de cow-boy plus joueur que guerrier. En 1924, Ride for Your Life et, en 1927, The Denver Dude prolongent cette période de visibilité, avant King of the Rodeo en 1929.
Le passage au parlant et le reflux
En 1930, il quitte Universal après quelques westerns parlants produits avec le studio. Il travaille alors pour de petites compagnies dans des westerns B, tandis que la qualité des films baisse et que sa place à Hollywood s’effrite. La décennie suivante voit aussi la montée de cowboys chantants comme Tex Ritter et Gene Autry, face auxquels sa popularité recule.
Sa fortune, jadis importante chez Universal, fond à cause de plusieurs mariages et de ses goûts pour les voitures de course et les avions. Ne trouvant plus de rôles à Hollywood, il quitte le cinéma et retourne au cirque puis aux spectacles western. En 1943 et 1944, Monogram lui donne pourtant une nouvelle série de westerns B, aux côtés de Ken Maynard et Bob Steele.
Dans ces films, Blazing Guns en 1943 et Sonora Stagecoach en 1944 figurent parmi les titres retenus. Cette parenthèse se referme rapidement et marque presque la fin de sa présence régulière à l’écran. En 1959, John Ford le rappelle pour Les Cavaliers, où Gibson tient le rôle de Sgt. Brown.
Les dernières années
Dans les années 1950, la mauvaise gestion de ses finances le mène presque à la ruine. En 1960, un cancer l’oblige à chercher du travail comme portier à Las Vegas pour payer ses soins. La même année, il apparaît aussi dans L'Inconnu de Las Vegas dans un rôle non crédité, signe discret d’un retour ponctuel à l’écran.
Il meurt le 23 août 1962 à Woodland Hills, en Californie, à 70 ans. Une dernière trace cinématographique apparaîtra plus tard dans Meanwhile, Back at the Ranch en 1976, où des images d’archives rappellent sa silhouette. Entre l’homme de rodéo, l’acteur de western muet et l’interprète relégué aux marges du parlant, Hoot Gibson a traversé plus d’un demi-siècle de cinéma américain.
Repères filmographiques
- 1910: The Two Brothers de D. W. Griffith
- 1917: Le Ranch Diavolo de John Ford
- 1921: Action de John Ford
- 1924: Ride for Your Life
- 1927: The Denver Dude
- 1929: King of the Rodeo
- 1930: Roaring Ranch
- 1932: The Local Bad Man
- 1943: Blazing Guns
- 1944: Sonora Stagecoach
- 1952: I Married Joan
- 1959: Les Cavaliers
- 1960: L'Inconnu de Las Vegas
Films et séries avec Hoot Gibson
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