Raoul Walsh: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Raoul Walsh en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
132 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1914, Raoul Walsh passe de l’interprétation à la mise en scène avec « The Life of General Villa », tourné au Mexique auprès de D. W. Griffith. Il y joue aussi Pancho Villa jeune, avant de retrouver l’année suivante un autre rôle à l’écran dans « Naissance d’une nation », où il tient John Wilkes Booth. Né à New York le 11 mars 1887 et mort le 31 décembre 1980, il traverse plus d’un demi-siècle de cinéma américain.
Des planches au muet
Walsh commence par le théâtre, puis devient acteur de films avant de travailler comme assistant de D. W. Griffith. Cette entrée par les marges du plateau le place très tôt au contact d’un cinéma en train de se fabriquer, encore proche du cirque, du décor peint et de la performance directe.
En 1914, Griffith l’envoie au Mexique pour filmer la vie de Pancho Villa. Walsh y tourne des exécutions pendant la révolution mexicaine et tient un rôle dans le film. L’année suivante, il apparaît dans « Naissance d’une nation », puis passe sous contrat avec William Fox, qui lui confie « Regeneration », film de gangsters accueilli comme un succès.
Il dirige ensuite Theda Bara dans une adaptation de « Carmen », puis Miriam Cooper dans « Evangeline ». Plusieurs de ces films ont disparu, mais ils dessinent déjà une méthode: aller vite, choisir des sujets francs, se saisir de récits connus sans les alourdir.
« Le Voleur de Bagdad » et l’ère Fairbanks
Pour Douglas Fairbanks, Walsh réalise « Le Voleur de Bagdad » en 1924. Cette féérie acrobatique rencontre un large succès et reste associée à lui comme à son interprète principal. Le film occupe une place à part dans son œuvre, parce qu’il conjugue mouvement, décor et adresse au public sans perdre la netteté du récit.
En 1928, il doit réaliser « In Old Arizona » tout en jouant l’un des rôles principaux. Un accident de voiture sur le tournage lui fait perdre un œil, et Irving Cummings termine le film. L’épisode n’interrompt pas sa présence dans le milieu hollywoodien, mais il modifie durablement sa silhouette de travailleur du cinéma.
L’année suivante, il donne un premier rôle important à John Wayne dans « La Piste des géants », tourné sur une année entière. Le film installe une relation durable entre le réalisateur et l’acteur, puis ouvre un cycle de productions plus vastes, où l’espace, les foules et la circulation des corps comptent autant que l’intrigue.
Les années Warner
À la fin des années 1930, Walsh rejoint Warner Bros., où il signe une série de films parlants qui comptent parmi les plus connus de sa filmographie. Il y dirige James Cagney dans « Les Fantastiques Années 20 » en 1939, puis dans « L’enfer est à lui » dix ans plus tard. Entre les deux, « La Grande Évasion » réunit Humphrey Bogart et Ida Lupino en 1941.
La même période voit se multiplier les projets avec Errol Flynn. Walsh le dirige dans « Gentleman Jim », biographie du boxeur Jim Corbett, puis dans plusieurs drames de guerre, parmi lesquels « Du sang sur la neige », « Aventures en Birmanie » et « Saboteur sans gloire ». Le duo fonctionne sur l’élan, la vitesse et le goût des récits physiques.
Il signe aussi des westerns avec John Wayne, comme « L’Escadron noir », puis « La Charge fantastique », consacré au général Custer et à Little Big Horn. Viennent encore « La Vallée de la peur », avec Robert Mitchum, et « La Fille du désert », version western de « La Grande Évasion ».
Warner, puis les studios
Son contrat à Warner expire en 1953, et Walsh travaille ensuite pour plusieurs studios. Il revient à Mae West avec « Klondike Annie » en 1936, puis aborde d’autres formes de spectacle populaire avec « Artistes et Modèles » et « St. Louis Blues ». Ces films montrent un goût constant pour les vedettes dont la présence physique porte la mise en scène.
En 1951, il codirige de manière non officielle « La Femme à abattre », puis tourne « Victime du destin » en 1952, « Barbe-Noire le pirate » la même année, et « Bataille sans merci » en 1953. Il poursuit avec « Bungalow pour femmes » en 1956 et « La Blonde et le Shérif » en 1958.
Au début des années 1960, il tourne « Esther et le Roi », puis termine sa carrière de cinéaste avec « La Charge de la huitième brigade » en 1964. Il a alors 77 ans. Il publie aussi un roman, « La colère des justes », en 1972, puis des souvenirs, Each man in his time, en 1974.
L’héritage d’un homme de studio
Walsh compte parmi les membres fondateurs de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Il est aussi le frère de l’acteur George Walsh. Son nom reste attaché à une façon directe de raconter, sans détour décoratif, avec un sens aigu du mouvement et de l’efficacité dramatique.
Son travail est cité comme une influence sur Rainer Werner Fassbinder, Jack Hill et Martin Scorsese. Cette postérité tient moins à une école qu’à une manière de filmer l’action, la vitesse et les rapports de force, depuis le muet jusqu’aux productions de studio des années 1950.
En 1915, il joue dans « Naissance d’une nation », puis, plus tard, il dirige « Le Voleur de Bagdad », « La Piste des géants », « Les Fantastiques Années 20 », « Gentleman Jim » et « L’enfer est à lui ». Ces titres suffisent à mesurer l’étendue d’une œuvre qui traverse les formats, les genres et les studios sans perdre sa cohérence de mouvement.
Films et séries réalisés par Raoul Walsh
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Raoul Walsh
5 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























































