Montagu Love: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Montagu Love en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
170
œuvres recensées
170 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1943
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Montagu Love arrive aux États-Unis à l’occasion d’une tournée qui passe par Broadway. Il a déjà commencé sa carrière au théâtre dans son pays natal, puis s’installe outre-Atlantique où il joue dans une vingtaine de pièces, de The Second in Command en 1913 à Richard of Bordeaux en 1934. Né à Portsmouth, dans le Hampshire, il est crédité sous la forme Harry Montagu Love, parfois Montague Love.
Du théâtre à Broadway
Avant le cinéma, Love travaille sur scène. Le passage par Broadway en 1913 l’installe dans un circuit new-yorkais où il reste présent pendant plus de deux décennies. The Second in Command ouvre cette présence, suivie par d’autres pièces qui jalonnent les années 1910, 1920 et 1930. Le théâtre lui sert alors de base régulière, sans l’éloigner des plateaux de cinéma qu’il rejoint dès l’année suivante.
Son nom circule dans un répertoire anglo-américain qui va du drame au mélodrame. Love ne se contente pas d’une installation ponctuelle: il partage son temps entre les scènes new-yorkaises et les studios, avec une présence qui s’étend jusqu’à Richard of Bordeaux en 1934. Cette période fixe une continuité entre scène et écran, au moment où l’industrie américaine absorbe des comédiens venus du théâtre britannique.
Les années muettes
Le premier film de Montagu Love date de 1914, avec The Suicide Club de Maurice Elvey. Il entre ensuite dans une production soutenue pendant la période du cinéma muet, avec Rasputin, the Black Monk et The Guardian en 1917, puis The Cross Bearer en 1918. Ces titres ancrent son activité dans une décennie où il multiplie les collaborations avec des réalisateurs comme George Archainbaud, George Fitzmaurice, Chester M. Franklin, John G. Adolfi ou Alan Crosland.
Dans les années 1920, il apparaît dans Forever, The Case of Becky, The Darling of the Rich et Le Foyer en péril en 1921 et 1922. Il retrouve George Fitzmaurice pour La Ville éternelle en 1923, puis Alan Crosland pour Sinners in Heaven en 1924. La suite le mène à A Son of the Sahara la même année, avant Don Juan, Raymond s'en va-t-en guerre et Le Fils du cheik en 1926. Love traverse alors des productions de studio où son nom se fixe dans les distributions de prestige hollywoodiennes.
Deux titres de 1927 marquent cette séquence, Le Roi des rois de Cecil B. DeMille et La Nuit d'amour de George Fitzmaurice. L’année suivante, il joue dans Le Vent de Victor Sjöström, Le Dernier Avertissement de Paul Leni et La Divine Lady de Frank Lloyd. La période se prolonge en 1929 avec Bulldog Drummond, L'Île mystérieuse et Her Private Life d’Alexander Korda, où Love apparaît sous le nom de Sir Bruce Haden.
Le passage au parlant
L’arrivée du cinéma sonore ne rompt pas sa présence à l’écran. En 1930, Love enchaîne Quand l'amour appelle, Cœur et Cambriole, A Notorious Affair, Reno, Inside the Lines, Outward Bound, Kismet et The Cat Creeps. Cette même année, il change de régime de production sans quitter les studios américains.
La décennie suivante le voit dans The Lion and the Lamb et Alexander Hamilton en 1931, puis Love Bound, Stowaway, Vanity Fair, Midnight Lady, The Riding Tornado, The Silver Lining et Out of Singapore en 1932. En 1933, il figure au générique de His Double Life et The Mystic Hour. L’année suivante, Menaces et Mystères de Londres le ramènent vers des productions où il reste immédiatement identifiable dans les seconds rôles de composition.
Son emploi se poursuit avec Clive of India, Les Croisades et Hi Gaucho en 1935, puis Dodsworth en 1936. Love revient ensuite dans Le Prisonnier de Zenda en 1937, où il interprète Detchard. Ce film ouvre une suite de rôles de plus en plus nettement inscrits dans les productions d’aventure et d’époque des grands studios.
Les rôles des années 1938 à 1943
En 1938, Love apparaît dans Les Aventures de Robin des Bois en Bishop of the Black Canons. L’année suivante, il joue le Colonel Weed dans Gunga Din et le Spanish Ambassador dans L'Homme au masque de fer. Ces emplois de commandement ou d’autorité reviennent souvent dans les titres de la fin des années 1930, et Love les occupe avec une régularité qui structure ses apparitions.
La même logique se prolonge en 1940 avec Les Tuniques écarlates où il incarne l’Inspector Cabot, Le signe de Zorro dans le rôle de Don Alejandro Vega, L'Aigle des mers où il joue King Philip II, et L'Étrangère où il est le Maréchal Sebastiani. Love se retrouve alors dans plusieurs productions à costumes qui exploitent son maintien et sa diction venus du théâtre.
En 1941, il apparaît dans Le Diable s'en mêle en Harrison. Deux ans plus tard, Tennessee Johnson le montre en Chief Justice Chase. Son dernier film, Devotion, sort en 1946 après sa mort survenue le 17 mai 1943. Love meurt à Beverly Hills, en Californie, après une carrière qui a traversé le muet, le parlant et l’âge d’or des studios.
Films et séries avec Montagu Love
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