Darrell Silvera: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Darrell Silvera en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
323
œuvres recensées
323 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, « Citizen Kane » place le nom de Darrell Silvera dans l’orbite d’Orson Welles. Le décorateur, né le 18 décembre 1900 à St. Andrews, Jamaïque, signe alors l’un des travaux les plus souvent cités de sa filmographie, aux côtés de « Soupçons » la même année.
Les années RKO et la mécanique du décor
Entre 1934 et 1978, Darrell Silvera travaille sur près de 400 films américains, principalement pour la RKO Pictures. Le crédit le plus ancien mentionné remonte à « Kentucky Kernels », en 1934. Cette présence continue dans les productions du studio l’amène à intervenir sur des comédies musicales, des drames et des films noirs, sans que son nom soit attaché à une seule famille de récits.
En 1936, il signe les décors de « En suivant la flotte » de Mark Sandrich, puis de « Marie Stuart » de John Ford, « Sur les ailes de la danse » de George Stevens et « Révolte à Dublin » du même Ford. L’année suivante, son nom apparaît sur « L’Entreprenant Monsieur Petrov », « Pension d’artistes » et « Une demoiselle en détresse », trois titres qui dessinent une année de travail soutenu autour de réalisateurs très différents.
En 1938, il rejoint Howard Hawks pour « L’Impossible Monsieur Bébé ». Puis viennent « Gunga Din », « Career », « Elle et lui », « Le Premier Rebelle » et « Mademoiselle et son bébé » en 1939. Cette densité de crédits place Silvera au centre d’un système de studio où la fabrication des décors obéit à un rythme serré et à des commandes multiples.
Hitchcock, Welles et les grandes machines des années 1940
L’année 1940 l’associe à « Kitty Foyle », « Chantez, dansez, mes belles! », « Le Lys du ruisseau », « Mon épouse favorite » et « L’Angoisse d’une nuit ». Le décorateur traverse alors plusieurs univers visuels, du mélodrame à la comédie, avec une régularité qui le maintient dans le cercle des grandes productions du studio.
En 1941 et 1942, il travaille sur « Soupçons » d’Alfred Hitchcock, « Citizen Kane » d’Orson Welles, « Jeanne de Paris », « La Splendeur des Amberson » et « La Féline ». Ces titres, regroupés sur deux ans, placent Silvera au contact de cinéastes dont les projets exigent des décors fortement structurés, conçus pour accompagner des mises en scène très différentes. Son nom revient encore sur « Les Enfants d’Hitler », « Vivre libre », « Nid d’espions » et « Voyage au pays de la peur » en 1943.
En 1944, il figure au générique de « Angoisse », « Dansons gaiement », « A Night of Adventure » et « Girl Rush ». Puis viennent « Les Enchaînés » en 1946 et « La Griffe du passé » en 1947. Dans ces années-là, le décor devient l’un des lieux où se lit la continuité de son métier, entre films de commande et projets plus exposés.
Des westerns aux récits de studio
Après 1947, Darrell Silvera reste présent sur des productions qui couvrent plusieurs registres. En 1951, il travaille sur « La Chose d’un autre monde » et « Roadblock ». L’année suivante, il rejoint « La Maison dans l’ombre » de Nicholas Ray, puis « Le fils de Sinbad » en 1955. Le décor y suit des formes de récit très diverses, du fantastique au film d’action, sans rupture apparente dans son activité.
En 1961, son nom apparaît sur « Homicide », puis sur « L’Homme qui tua Liberty Valance » de John Ford en 1962, avant « Le Grand McLintock » en 1963. Ce passage des années 1950 aux années 1960 le retrouve aux côtés de Ford, déjà croisé plus tôt dans sa carrière, et dans des productions où le décor participe fortement à l’identité visuelle des lieux.
La dernière mention cinématographique citée ici est « Driver » de Walter Hill, en 1978. Entre 1934 et cette date, Silvera s’inscrit dans la durée du cinéma de studio puis dans un paysage plus tardif, tout en gardant la même fonction de décorateur.
Les nominations à l’Oscar et la télévision
Darrell Silvera reçoit 7 nominations à l’Oscar de la meilleure direction artistique, sans victoire. La première intervient en 1942 pour « Citizen Kane », la dernière en 1971 pour « Traître sur commande ». Entre ces deux dates, la reconnaissance de l’Académie accompagne plusieurs étapes de son activité dans le cinéma américain.
À la télévision, il travaille de 1960 à 1970 sur 6 séries. Deux titres sont nommés: « Denis la petite peste », pour 12 épisodes entre 1959 et 1961, et « Adèle », pour 8 épisodes en 1965. Cette activité prolonge son travail de décorateur hors du seul cinéma, dans un format où la répétition des décors et la durée des tournages appellent d’autres ajustements.
Mort le 22 juillet 1983 à San Diego, Darrell Silvera laisse le souvenir d’un artisan du décor passé par les grands studios, des collaborations avec Hitchcock, Welles, Ford, George Stevens ou Nicholas Ray, et une présence qui court sur plus de quatre décennies.
Filmographie de Darrell Silvera
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Filmographie détaillée
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