Robert Benchley: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Benchley en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
104
œuvres recensées
104 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1924
- Dernière année recensée
- 1945
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1914, Robert Benchley publie Hints on Writing a Book dans Vanity Fair, après ses années Harvard et ses premiers textes à la Curtis Publishing Company. Ce nom circule déjà dans les revues new-yorkaises, porté par une manière de regarder les institutions culturelles comme des machines à dérailler.
Harvard, puis la presse de Philadelphie et de New York
Robert Charles Benchley naît à Worcester, dans le Massachusetts, le 15 septembre 1889. Il suit sa scolarité dans cette ville, où il participe déjà à des pièces de théâtre itinérantes de l’école. Une aide financière lui permet de terminer sa dernière année à l’Académie Phillips Exeter, dans le New Hampshire.
À Harvard, en 1908, il entre à la fraternité Delta Upsilon et travaille pour Harvard Advocate puis Harvard Lampoon. Il joue aussi dans des pièces du Hasty Pudding, dont The Crystal Gaze et Below Zero. Charles Townsend Copeland l’encourage à écrire, et Benchley s’oriente vers ce terrain sans quitter les planches étudiantes.
Après son diplôme obtenu en 1913, il rejoint la Curtis Publishing Company et prépare des textes pour Obiter Dicta. Le magazine déplaît à la direction, qui juge le premier numéro trop technique et sans élan. Benchley quitte l’entreprise, puis travaille comme journaliste au New York Tribune, où il finit par tenir deux articles par semaine et accéder à des responsabilités éditoriales.
L’Algonquin et la mécanique des revues
En 1916, Benchley remplace temporairement P. G. Wodehouse à Vanity Fair pour les critiques de théâtre. La période tourne vite à la friction avec les responsables du titre, puis la publication s’interrompt en 1917. Il travaille ensuite pour William A. Brady, avant de prendre en 1918 un poste de directeur de la publicité au Liberty Loan Program.
Il revient à Vanity Fair en 1919 comme directeur général. Robert Emmet Sherwood et Dorothy Parker le rejoignent dans l’équipe, et les déjeuners à l’Algonquin Hotel fixent le cadre de l’Algonquin Round Table. Les textes qu’il publie là se nourrissent de parodie et de critique sociale, avec une liberté que la revue lui laisse exploiter régulièrement.
La cohabitation avec la direction se dégrade. Quand une note interdit aux employés de parler salaires, Benchley, Parker et Sherwood répondent par leurs propres affiches. Des avertissements tombent, puis Dorothy Parker est renvoyée après des plaintes de producteurs visés par ses critiques. Benchley démissionne à son tour. Cette même année, il reprend une vie de pigiste et voit ses chroniques circuler dans The New Yorker et Life.
Le théâtre de Benchley, puis le cinéma
En avril 1920, Benchley obtient à Life une fonction de critique dramatique qu’il garde jusqu’en 1929. Il y traite autant des détails de salle que de l’intolérance raciale. Sur scène, il rejoint le cercle de l’Algonquin avec No Sirree!, puis joue The Treasurer’s Report, pièce où il s’amuse d’un homme nerveux et désorganisé chargé d’exposer des comptes. Irving Berlin lui verse ensuite 500 dollars par semaine pour reprendre ce numéro dans la Music Box Revue.
Le cinéma entre alors dans sa vie professionnelle. En 1925, Jesse L. Lasky lui commande un scénario en six semaines contre 500 dollars. Benchley travaille aussi sur le film muet You’d Be Surprised de Raymond Griffith, puis sur l’adaptation scénique de Smarty avec Fred Astaire. La version finale, Funny Face, ne porte pas son nom.
En 1928, il adapte The Treasurer’s Report pour l’écran. Le film sort cette année-là, puis Benchley apparaît dans deux autres films la même année. L’épisode ouvre une nouvelle phase où il multiplie les passages à l’image sans abandonner pour autant l’écriture journalistique qui l’a fait connaître.
Les années 1930 et les rôles identifiés
Dans les années 1930, Benchley apparaît dans « Le tourbillon de la danse » de Mark Sandrich, où il joue Ward King en 1933. Il tient ensuite le rôle de Charlie McCaleb dans « La malle de Singapour » en 1935. Ces titres le maintiennent dans les productions hollywoodiennes du moment, sans effacer ses débuts de chroniqueur.
Il figure aussi dans « Mord - Der Auslandskorrespondent » en 1940, où il est crédité comme Stebbins et participe au dialogue. La même année, il reste visible dans les circuits de production américains, et son nom continue de circuler dans les crédits de comédie.
En 1941, il joue dans « Le Dragon récalcitrant ». L’année suivante, il apparaît dans « Uniformes et Jupons courts » comme Mr. Osborne et dans « Ma femme est une sorcière » comme Dr. Dudley White. Ces rôles s’ajoutent à une présence régulière à l’écran dans le premier quart du siècle hollywoodien.
Dernières apparitions et postérité
En 1944, Benchley joue Hank Higgins dans « Song of Russia ». Il meurt le 21 novembre 1945 à New York, à l’âge de 56 ans. Sa dernière présence à l’écran passe par des archives dans plusieurs productions ultérieures, dont « En route vers l’Alaska » en 1946, « Hollywood, Hollywood » en 1976, « Showbiz Goes to War » en 1982 et « L'Histoire de Pixar » en 2007.
Son nom reste attaché à une double activité, celle du texte et de l’interprétation. Les chroniques, les numéros de scène et les rôles filmés dessinent un même goût pour l’observation moqueuse des gestes ordinaires, des institutions culturelles et des petites cérémonies de la vie publique.
Films et séries avec Robert Benchley
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