Marina Abramović: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marina Abramović en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
53
œuvres recensées
53 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1975
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 30 novembre 1946, Marina Abramović naît à Belgrade, alors en Yougoslavie. Formée à l’Académie des beaux-arts de Belgrade jusqu’en 1970, puis à l’Académie des Beaux-Arts de l’université de Zagreb jusqu’en 1972, elle s’inscrit d’emblée dans l’art corporel, avec des performances où le corps reste le lieu principal de l’épreuve.
Belgrade, Zagreb, les premières performances
Entre 1965 et 1970, Marina Abramović étudie à l’Académie des beaux-arts de Belgrade. Elle travaille ensuite à Zagreb dans l’atelier du peintre Krsto Hegedušić.
En 1973, elle revient à Belgrade et enseigne à l’Académie des arts de Novi Sad jusqu’en 1975. La même année, elle engage des performances avec des objets dangereux et des médicaments, dans une pratique qui met son corps en situation de risque.
En 1974, « Rhythm 0 » installe une relation frontale avec le public, appelé à manipuler la performeuse à l’aide d’objets choisis. L’année suivante, « Rhythm 0 » devient l’un des gestes les plus commentés de cette série d’actions, où le rituel, la violence et la vulnérabilité du corps se croisent sans détour.
Avec Ulay, la durée comme matière
En 1975, Marina Abramović rencontre Ulay. Leur collaboration dure douze ans et donne lieu à des pièces conçues à deux, dont « Relation in Time » en 1977.
Dans « Relation in Time », leurs bouches sont collées l’une à l’autre, des microphones sont fixés près de leurs gorges, et l’air passe d’un corps à l’autre jusqu’à la suffocation. En 1980, ils écrivent ensemble Relation Work and detour, puis conçoivent « Rest Energy », où un arc tendu vers le cœur de Marina dépend du poids de leurs deux corps.
Entre 1981 et 1987, ils s’installent comme des tableaux vivants dans des musées avec « Nightsea Crossing ». Leur ultime travail commun, « The Great Wall Walk », en 1988, demande à chacun de parcourir 2 000 kilomètres le long de la Grande Muraille de Chine, depuis des extrémités opposées jusqu’au point de rencontre.
Installations, rétrospectives, reconnaissance
Entre 1982 et 1985, Marina Abramović participe à documenta 7 à Cassel et à la Biennale de São Paulo. En 1989, elle tente de passer d’un état de conscience individuel à une conscience collective au moyen d’installations faites de bois, de cristaux et de pierre.
En 1990 et 1991, elle est professeure invitée à l’école des beaux-arts de Berlin et à l’Académie des beaux-arts de Paris. En 1992, elle obtient une chaire à l’Académie des beaux-arts de Hambourg, puis enseigne à l’École supérieure des beaux-arts de Hambourg jusqu’en 1995.
Le Lion d’or de la meilleure installation à la Biennale de Venise lui est attribué en 1997. Elle commence ensuite à enseigner à l’École supérieure des beaux-arts de Brunswick, où elle reste jusqu’en 2004. En 2001, elle réside plusieurs mois à l’Atelier Calder, à Saché.
Du musée au cinéma
En 2005, Marina Abramović présente « Balkan Erotic » à la Fondation Pirelli de Milan et à la galerie Seán Kelly de New York. Cette même année, le musée Solomon R. Guggenheim de New York l’honore et accueille la série de performances « Seven Easy Pieces ».
En 2010, le MoMA de New York consacre à l’artiste une rétrospective intitulée « The Artist Is Present ». L’année suivante, le Garage Center for Contemporary Culture de Moscou présente une autre rétrospective de son travail, tandis qu’elle apparaît comme protagoniste dans The Life and Death of Marina Abramović de Bob Wilson.
Le documentaire « Marina Abramović: The Artist Is Present » est montré pour la première fois en 2012 dans le cadre du Sundance Film Festival. En 2013, elle figure dans « Picasso Baby », puis apparaît dans « Why Are We Creative? » en 2018.
Présences récentes et distinctions
En 2016, Marina Abramović intervient dans « Le passeur des Lieux » comme narratrice et dans « Padre » dans le rôle de Guilia’s Mother. En 2020, elle participe à « Derek DelGaudio's In and of itself » dans le rôle de Witch, puis apparaît dans « Robert Wilson, la beauté du mystérieux » en 2022.
En 2023, elle figure dans « Codice Carla » et dans « The Dividers », où elle apparaît par des images d’archive. Son nom reste lié à des œuvres qui déplacent la performance vers le cinéma, le film d’art et le portrait documentaire.
Le Prix Princesse des Asturies pour les arts lui est décerné. Marina Abramović vit et travaille à New York.
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