Sid Haig: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sid Haig en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
90 films · 60 séries
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, un court métrage étudiant tourné à l’université de Californie à Los Angeles, « The Host », place Sid Haig pour la première fois dans un cadre de tournage. Le film est réalisé par Jack Hill, qui reviendra ensuite à plusieurs reprises dans sa carrière. Cette entrée par l’image suit des débuts précoces dans la danse et la musique, deux activités qu’il pratique avant de travailler régulièrement pour le cinéma et la télévision.
Fresno, la danse et la batterie
Sid Haig naît le 14 juillet 1939 à Fresno, en Californie. Il grandit dans une communauté arménienne et porte à l’état civil le nom de Sidney Eddy Mosesian. Très tôt, une croissance rapide gêne sa coordination motrice, ce qui l’amène à prendre des cours de danse.
À 7 ans, il gagne déjà de l’argent comme danseur dans un spectacle de Noël pour enfants. Il passe ensuite par un spectacle de vaudeville. La musique occupe aussi une place centrale, avec la batterie comme instrument de prédilection et des goûts allant du swing au rock and roll, en passant par la country, le jazz et le blues.
Après le lycée, il commence à gagner de l’argent grâce à la musique. Un an plus tard, il signe un contrat d’enregistrement. En 1958, il enregistre « Full House » avec les T-Birds, disque qui atteint la 4e place des classements. Ces activités précèdent de peu son entrée durable dans l’interprétation.
L’école Pasadena Playhouse
Au lycée, Alice Merrill, responsable du département d’art dramatique, l’encourage à envisager une carrière d’acteur. Un ami hollywoodien venu voir une représentation le remarque et lui conseille de poursuivre ses études dans la vallée de San Fernando. Deux ans plus tard, Sid Haig s’inscrit à la Pasadena Playhouse.
Il y côtoie une école qui a déjà formé des acteurs comme Robert Preston, Gene Hackman et Dustin Hoffman. Il s’installe ensuite à Hollywood avec Stuart Margolin, camarade de la Pasadena Playhouse. Cette période fixe un cadre de travail qui relie théâtre, musique et télévision.
Le premier rôle mentionné est donc celui de « The Host » en 1960. Jack Hill l’oriente vers le cinéma, et cette rencontre ouvre une relation durable. Dans les années qui suivent, Sid Haig travaille dans plus de 50 films et 350 épisodes de télévision.
Jack Hill, George Lucas, James Bond
Jack Hill lui donne plusieurs rôles dans ses films. Sid Haig apparaît dans « Spider Baby », « Coffy, la panthère noire de Harlem » et « Foxy Brown ». Ces titres installent une collaboration régulière avec le cinéaste, qui lui offre des emplois repérables dans des productions de genre.
En 1971, il joue dans « THX 1138 », premier long métrage de George Lucas. La même année, il figure aussi dans « Les diamants sont éternels ». Deux présences très différentes, l’une chez un débutant promis à une longue carrière de réalisateur, l’autre dans une franchise déjà installée, encadrent cette étape.
À la télévision, ses débuts passent par un épisode des « Incorruptibles » en 1962. Il rejoint ensuite plusieurs séries, parmi lesquelles « Des agents très spéciaux », « Star Trek », « Hazzard », « L’Île fantastique » et « Mary Hartman, Mary Hartman ». Des titres comme « Voici Lucy » et « Laredo » complètent ce passage régulier par le format sériel.
Le détour par l’hypnothérapie
En 1992, Sid Haig interrompt temporairement son activité d’acteur. Il se sent catalogué. Pendant 5 ans, il ne travaille pas pour l’écran et suit une formation qui le conduit à devenir hypnothérapeute certifié.
Au cours de cette période, un projet lui est proposé: « Pulp Fiction », de Quentin Tarantino. Il ne le retient pas. Plus tard, il regrette cette décision. En 1997, Tarantino écrit pour lui un rôle de juge dans « Jackie Brown ».
Cette parenthèse ne coupe pas le lien avec le cinéma. Elle encadre au contraire un retour par un rôle écrit spécialement pour lui, dans un film où sa présence se déplace vers une silhouette plus brève, mais pensée pour lui. Le geste de Tarantino le replace dans une circulation de cinéma d’auteur très différente de ses emplois télévisés des décennies précédentes.
Captain Spaulding et les distinctions
En 2003, Rob Zombie le choisit pour « La Maison des mille morts ». Sid Haig y interprète le clown Captain Spaulding. Le rôle déclenche une nouvelle phase de visibilité et lui vaut le prix du « Meilleur acteur dans un second rôle » lors de la 13e édition des Fangoria Chainsaw Awards.
Il reprend Captain Spaulding dans « The Devil's Rejects » en 2005. Le personnage y devient le patriarche de la famille Firefly. Pour cette reprise, il reçoit le prix du « Meilleur acteur » à la 15e édition des Fangoria Chainsaw Awards et partage le prix du « Most Vile Villain » aux Spike TV Scream Awards avec Leslie Easterbrook, Sheri Moon et Bill Moseley.
Rob Zombie le rappelle dans « Halloween » en 2007, où il joue Chester Chesterfield, gardien du cimetière. Il retrouve encore Captain Spaulding dans « The Haunted World of El Superbeasto » en 2009, puis dans « The Lords of Salem » en 2013. Il apparaît aussi dans « Butcher 3 » et « Devil in My Ride ».
Télévision, films de genre et fin de vie
Sid Haig traverse aussi la télévision des années 1960 à 1980 avec des passages dans « Batman », « Gunsmoke », « Mission impossible », « Max la Menace », « La Sœur volante », « Emergency! », « Drôles de dames », « Jason of Star Command », « Buck Rogers », « Shérif, fais-moi peur », « L’Agence tous risques », « MacGyver » et « Un toit pour dix ». Dans « Jason of Star Command », il tient un rôle de premier plan sous les traits de Dragos.
Sa présence dans les productions de Jack Hill, puis dans les films de Rob Zombie, dessine deux pôles précis de son travail à l’écran. D’un côté, les années 1970 où il fréquente les films de blaxploitation et les récits de genre; de l’autre, les années 2000 où Captain Spaulding remet son visage au premier plan.
Sid Haig meurt le 21 septembre 2019 à l’âge de 80 ans. Son nom reste attaché à des rôles dispersés entre cinéma fantastique, séries télévisées et films d’exploitation, avec une continuité qui s’étend de 1960 à 2019.
Films et séries avec Sid Haig
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